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Publié dans contact le 24/05/2009 par Futur Rouge


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Pays-Basque Arrestations : Askatasuna témoigne

Publié dans Peuples en lutte le 11/07/2009 par Futur Rouge

(Le Journal du Pays-Basque 10/07/09)


Machja Nicci

Askatasuna a tenu à s’exprimer publiquement hier sur les interpellations de ces dernières semaines. Le comité anti-répressif a parlé au nom des personnes appréhendées, pour envoyer plusieurs messages aux personnes qui les ont soutenues, aux autorités, aux médias et à tous ceux qui pourraient se faire arrêter un jour, “soit tout le monde aujourd’hui avec les lois anti-terroristes” ont précisé ses portes paroles. D’après eux, ces arrestations ont été caractérisées par trois points : “Violences, mensonges et manipulations”.

La violence, tout d’abord, dès l’interpellation de Xan Beyrie à Cambo, le 27 juin. Le jeune homme aurait été attrapé par les cheveux par les agents qui lui auraient cogné la tête contre une voiture avant de le jeter à terre. Puis, dans le véhicule en direction du commissariat, alors qu’il se plaignait de ne pas avoir assez d’air, un policier lui aurait mis une poche en plastique sur le visage “pour avoir une bonne raison de ne pas bien respirer”.

Menaces
“La France est reconnue pour ses tortures psychologiques en garde à vue et en prison”, explique Askatasuna ; “aujourd’hui, nous sommes à la limite de la torture physique comme elle se pratique communément de l’autre côté de la frontière et en Espagne”.

Les personnes appréhendées auraient été menacées d’être envoyées en Espagne “où l’on torture”, ou directement “de tortures à l’électricité dans les sous-sols du commissariat de Bayonne”. Ces intimidations auraient parfois été accompagnées de remarques violentes comme “il n’y a que cela qui marche pour un connard comme toi !”.

Le fait de “mentir aux interpellés en vue de mieux les manipuler” a également été déploré. “Nous avons des preuves contre toi, tes amis t’ont dénoncé, etc.”, seraient autant de fausses allégations utilisées pour “faire parler”, voire “faire avouer n’importe quoi”, précise Askatasuna. Le Comité a d’ailleurs rappelé que “se taire” était un droit. Or, les policiers auraient affirmé le contraire à certains interpellés en leur expliquant que “s’ils ne parlaient pas, c’est qu’ils étaient des terroristes et qu’ils allaient au moins en prendre pour cinq ans”.

Pour Askatasuna, ces témoignages “sont révélateurs des objectifs d’un état qui utilise des méthodes fascistes pour casser des projets, établir le fichage massif de la population à partir de relevés ADN et de profils psychologiques”.

L’association a ensuite envoyé trois messages. Son premier, à l’adresse des autorités, était particulièrement direct : “Pour qui vous prenez-vous ? Où vous croyez-vous ? Cette politique est imbécile et dangereuse (…) Laissez Euskal Herri en paix !”. Aux médias, elle a juste demandé “de ne pas prendre pour argent comptant les messages du ministère de l’Intérieur et de la Justice”. Elle faisait notamment référence à l’information donnée par une radio locale qui parlait, concernant ces arrestations, “de trois etarras emmenés à Paris”, alors même qu’ils n’ont pas été interpellés dans une affaire liée à l’ETA.

Les portes-parole d’Askatasuna, Anaiz Funosas et Muriel Lucantis ont rappelé que demain, samedi, une manifestation est organisée par Segi. Elle aura lieu à Saint-Jean-de-Luz, à 17 heures. Par ailleurs, quinze gaztetxe, neuf groupes de musique et le comité Lagundu de Baïgorry et Ideiak Zabaldu ont soutenu l’appel.

 

C’est la force de tous qui fait la force du Honduras

Publié dans International avec des tags le 11/07/2009 par Futur Rouge

(source : Humanité Socialiste 09/07/09)


« Notre premier message au peuple du Honduras est un message de solidarité et d’encouragement », a affirmé le Général Raul Castro, président du Conseil d’État et du Conseil des Ministres de Cuba, lors de la session extraordinaire de la réunion au sommet du groupe de Rio qui a eu lieu à Managua lundi dernier.

Au cours de cette réunion, d’importants accords ont été pris sur la base de la reconnaissance du Président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, comme le légitime représentant de cette nation, après qu’il ait été démis par le brutal coup d’état perpétré par des militaires putschistes aux ordres de l’extrême droite oligarchique du pays.

Le retrait des ambassadeurs, l’arrêt de l’envoi de pétrole, la fermeture des frontières du Honduras avec les pays voisins, l’organisation d’une campagne mondiale de dénonciation des faits, la suppression d’accords économiques et de prêts bancaires, toutes ces mesures ont été adoptées à Managua et se maintiendront tant que les militaires continueront à usurper le pouvoir. Ce sont des accords pris en faveur de la vérité et de la démocratie, et adoptés par tous les pays de l’ Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) et du Groupe de Rio.

Au même moment, à l’Assemblé Générale de l’ONU, de nombreux discours étaient prononcés contre le coup d’état. Manuel Zelaya y a annoncé sa décision de retourner au Honduras. Son geste démontre combien il est soucieux de se situer aux côtés des plus démunis à l’heure de relever le défi lancé par les groupes hégémoniques.

A l’heure actuelle, dans le pays de Fransisco Morazan, les tanks et les fusils répriment le peuple qui refuse de se rendre et répond à l’appel à la grève générale.
Ces dernières heures ont été marquées par la tension et le combat populaire dans les rues de tout le pays. Les manifestations se sont également multipliées dans le monde entier en appui à la constitutionalité et en faveur du futur des peuples de l’Amérique.

Une phrase prophétique de la Déclaration de la Havane est aujourd’hui, plus que jamais d’actualité: « Cette grande humanité a dit ”Ça suffit” et elle a commencé à avancer ».

En ce moment, c’est de solidarité et d’appuis qu’a besoin le peuple du Honduras, et tous leurs frères de l’Amérique latine, avec les cubains en première file, sont disposés à les soutenir afin de stopper la tentative de coup d’état.

Les prochains jours seront décisifs. On en tirera les leçons de l’histoire en action. Il faudra voir, comme nous a alerté Raul, si tous ceux qui ont condamné verbalement les militaires putschistes du Honduras, continueront de soutenir leurs critères et se battront réellement jusqu’au bout pour la démocratie, la justice et la raison.
L’Amérique Latine a beaucoup changé depuis les jours où les soldats yankees ont envahi le Guatemala, il y a 55 ans, pour y massacrer le peuple et démettre le président Jacobo Arbenz, ou l’époque où le gorille Pinochet a assassiné Salvador Allende au Palais de la Moneda, et avec lui la démocratie. Salvador Allende est, ce jour là, entré au panthéon de ceux qui, au sud du Río Grande, sont morts pour la cause de la justice sociale.

Aujourd’hui toute l’Amérique Latine, depuis le plus humble village jusqu’à la plus grande métropole, soutient la constitutionalité du Honduras.
Le peuple de Cuba se déclare solidaire de ses frères du Honduras. Il y a en ce moment près de cinq mille de leurs compatriotes qui leur prêtent des services de santé et qui sont la preuve absolue de la force des principes qui les guident dans toutes les régions où ils vont prêter leurs services.

Nous sommes tous conscients du fait que c’est la force de tous qui fait la force du Honduras. / ACN

[zpajol] Motion du Syndicat CGT de l’Oph de Paris (ex-Opac) sur l’évacuation de la Bourse du Travail

Publié dans luttes sociales avec des tags , le 11/07/2009 par Futur Rouge


Motion du Syndicat CGT de l’Oph de Paris (ex-Opac) sur
l’évacuation de la Bourse du Travail.

Motion du Syndicat CGT de l’Oph de Paris (ex-Opac) sur l’évacuation de la Bourse du Travail.

“Le syndicat CGT rappelle ses motions prises depuis début mai 08, en faveur d’une sortie par le haut de l’occupation des parties communes de la Bourse rue Charlot. La colère des Sans-Papiers de la Coordination 75 était la conséquence d’un choix stratégique édicté par quelques membres de la CGT.
Contrairement à la pratique qui veut que ce soient les travailleurs concernés qui choisissent eux-mêmes leur mode de lutte, ici, dans le cadre de la loi Hortefeux, il a été décidé de faire le tri sélectif en lieu et place de la préfecture. Un contrat de travail + 5 ans de présence et 12 mois
de feuilles de paye, le fait d’être plusieurs à appartenir à une même entreprise et voilà que se retrouvait exclu le plus grand nombre de sans-papiers de ce mouvement qui ne connaîtra pas le développement qu’il aurait du avoir. C’était un choix délibéré et regrettable.

“Après 14 mois d’occupation, sans véritable volonté d’intégrer les travailleurs isolés, l’union départementale, à la veille des vacances, a décidé de faire intervenir une partie de son service d’ordre.
Nous regrettons cette intervention qui ternira pour longtemps nos relations avec les sans-papiers organisés.

“Par ailleurs, nous constatons qu’après 14 mois de silence complice, nombre d’organisations et d’associations croupions, demandent une sortie par le haut interdisant tout commentaire sur ce qui vient de se passer. Ils continuent donc à bâillonner les sans-papiers et à leur nier le droit de dénoncer le traitement qu’ils viennent de subir.

“Nous demandons que l’union départementale, une fois les lieux “libérés” reprennent des relations cordiales avec ceux qui lui avaient toujours fait confiance. L’influence de l’ancien secrétaire, celle de F. Blanche ou du secrétaire de l’UL de Massy doivent cesser de perturber l’activité et les
choix de notre structure parisienne.

“Et, conformément à la 13ème résolution du 48ème congrès de la CGT, la Commission Exécutive du Syndicat CGT de l’OPH de Paris, réaffirme la volonté d’obtenir la régularisation de tous les sans papiers et non pas des seuls travailleurs correspondant aux critères, aujourd’hui imposés par la cgt,
suite aux contacts confidentiels entre F.Blanche, Chauveau, Niel et le chef de Cab’ du ministère Hortefeux.

“On ne peut accepter qu’au pays des Droits de l’Homme, des hommes et des femmes dorment sur ces trottoirs, au bord des caniveaux d’une Bourse du Travail dont les valeurs devraient plutôt se décliner au rythme de la lutte des classes, vers l’émancipation des travailleurs, sans la menace des
rafles, des camps de rétention et des expulsions.”

A Paris, le 4 juillet 2009

Pays basque: attentat à la bombe contre les bureaux du Parti socialiste du Premier ministre Zapatero

Publié dans International avec des tags , le 11/07/2009 par Futur Rouge

(source : AP 10/07/09)


L’explosion d’une bombe a provoqué dans la nuit de jeudi à vendredi d’importants dégâts à des locaux au Pays basque du Parti socialiste du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. On ne déplore aucun blessé.

L’engin a explosé peu après minuit à Durango, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Bilbao, a précisé un responsable de la police régionale basque selon qui cet attentat porte la marque de l’organisation indépendantiste clandestine ETA.

Un voisin a alerté la police après avoir vu un individu portant un masque abandonner un paquet près de la porte arrière de l’immeuble d’habitation qui a été aussitôt évacué. La bombe a explosé une heure plus tard
.

Le 19 juin dernier, une bombe dissimulée sous une voiture a tué un policier espagnol enquêtant sur ETA à Arrigorriaga, également près de Bilbao. AP

Lourdes peines contre les détenus politiques maoïstes à Marrakech au maroc

Publié dans International avec des tags , , le 11/07/2009 par Futur Rouge


Après plus de onze mois de détention des camarades communistes du mouvement estudiantins à Marrakech, couramment connus sous le nom de « groupe de Zahra » (du nom de la camarade Zahra Boudkour), la première chambre de la cour d’appel à Marrakech a prononcé de lourdes peines :
- le camarade Mourad Chouini : 4 ans de prison ferme et 60000 DH d’amendes (ce qui équivaut à 5354 Euros);
- les camarades : Zahra Boudkour, Mohamed Jamili, Mohamed Larbi Jeddi, Otman Chouini, Youssef Machdoufi, Youssef E l Alaoui, Jalal El qotbi, Aalae Edderbali, Abdalla Errachdi, Khalid Meftah : 2 ans de prison ferme
La solidarité avec les camarades ne doit pas cesser. La solidarité avec les camarades en prison au Maroc doit devenir une constituante de notre identité communiste en France!
Pour les camarades connaissant la langue arabe, lisez et diffusez les articles révolutionnaires du Maroc!

Non aux violences policières à Montreuil (9ème Collectif des sans-papiers)

Publié dans luttes sociales avec des tags , le 11/07/2009 par Futur Rouge


COMMUNIQUÉ 11 juillet 2009
9ème Collectif des sans-papiers

Le 9ème Collectif des sans-papiers dénonce les violences policières à Montreuil à la suite de l’expulsion du lieu La Clinique, les tirs à bout portant à la tête de flashballs sur les manifestants qui ont causé la perte d’un oeil à un camarade, les blessures, les arrestations et les
gardes à vue qui ont suivi.
La police franchit une étape de criminalisation et de répression des mouvements.
Nous appellons toutes les forces éprises de justice à dénoncer ce qui s’est passé et à exiger des poursuites contre les responsables de cet acte
odieux, et que l’utilisation de ces armes soient interdites.

9emecollectif.net
9eme_collectif@no-log.org

Montreuil La Clinique : La préfecture s’exprime, la Presse imprime

Publié dans repression avec des tags , , le 11/07/2009 par Futur Rouge


La préfecture s’exprime, la Presse imprime.

« Un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’oeil et le tir de flashball » (sic)

Une fois de plus, c’est la version policière qui sert à nier les brutalités commises par la police elle-même. Il est inadmissible que la presse ne prenne pas en compte la parole des premiers concernés : ceux qui subissent l’ultra-violence policière.

Ainsi sur le site du Monde, repris par Libération et tiré de l’AFP on peut lire : «Un jeune squatteur perd un œil après un affrontement avec la police. »

De quel affrontement parle-t-on ? Voici le témoignage d’un participant à la déambulation de mercredi soir :

«Les manifestants arrivent devant la Clinique, lieu dont ils ont été expulsés le matin.

A l’arrivée de la police, les manifestants décident de partir, lançant de vive voix : « on s’casse ! ».

Des policiers se sont alors précipités sur un participant, le jetant à terre.

Tandis que quelques uns d’entre nous se retournaient vers le camarade au sol, d’autres policiers, situés à quelques mètres seulement, ont tiré un nombre très important de coups de flashball, immédiatement et sans sommation. Cinq manifestants ont été touchés par ces salves — tous au dessus du torse. Un premier au front, un second à la clavicule, un troisième à l’épaule, un quatrième à la main alors qu’il se protégeait la tête, le dernier en plein visage. Il s’écroule ensanglanté ; des camarades l’aident à se relever, puis il est emmené dans un bar où les pompiers viennent le chercher. Nous avons appris vendredi matin que malgré une opération d’urgence, ce tir lui a coûté l’œil droit. »

Trois interpellations ont eu lieu, dans le but habituel de justifier les violences policières. Deux des interpellés ont été relâchés au bout de 45 heures avec une convocation au tribunal le 7 octobre pour destruction d’un distributeur de billets et refus d’empreintes génétique, le 3e est encore en garde à vue. Il sera déféré dans la nuit et passera demain en comparution immédiate à Bobigny. Nous demandons l’abandon des poursuites contre ces personnes (et la libération de celle qui se trouve encore emprisonnée sans raison).

Nous rappelons que des communiqués ont été envoyés dès jeudi 9 juillet par les expulsés de Montreuil eux-mêmes (http://laclinique.over-blog.net) et la CIP-IDF (http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4556)

Nous continuons à recueillir les témoignages sur la violence banale de la Police ce 8 juillet au soir à Montreuil. Déjà, récemment, la commission nationale de déontologie de la sécurité a pointé une intervention abusive de la police de Montreuil sur des manifestants le 4 juin 2008 devant le commissariat. (http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Bilan_activite_2008.pdf)

Jamais nous n’accepterons la répression policière qui pour terroriser les opposants et dissuader toute insoumission, tire et vise ostensiblement la tête. Désarmons la police !

Coordination des intermittents et Précaires d’Ile de France

ADECCO du Bd Magenta toujours en grève!

Publié dans luttes sociales avec des tags , , le 11/07/2009 par Futur Rouge


Au 9 Bd Magenta à Paris, les sans papiers d’ADECCO occupent toujours le siège de leur entreprise après 10 mois de grève et les seuls soutiens qui leur rendent visite sont deux camarades de la CGT Interim.
Une lutte aussi admirable ne peut être ignorée des travailleurs parisiens; n’hésitez pas à leur rendre visite pour une solidarité morale et financière.
Régularisation de tous les sans papiers!

La police de lille travaille avec des fascistes

Publié dans repression avec des tags , , le 11/07/2009 par Futur Rouge


Le 23 mai à lille, il y a eu une manif contre la répression d’état.
26 interpellations après avoir ouvert la porte d’une maison flamande, paravent d’extrême droite.

Les policiers de la bac ont photographié un par un, les gens menottés au sol. Puis une fois au commissariat ils sont passés relever les identités qu’ils ont notées sous les photos avec leur adresse.

Les copains des manifestants sont arrivés aux nouvelles face au commissariat. Hop, tout à coup, on a vu une escouade de CRS nous tomber dessus. ils ont encore noté les noms et les adresses avant de nous forcer à quitter les lieux.

Au mois de juin, sur un site facho, les photos et adresses étaient mises en ligne.

Des tentatives d’agression par deux types au crâne rasé ont suivi en juillet. Ces deux sinistres personnages semblaient connaître les résidences des participants à la manif du 23. Jusqu’à ce que l’une des copines présente devant le commissariat le 23 mai se fasse taillader la figure par les deux facistes.

Un dépot de plainte contre X a été effectué.

Il semblerait évident que les informations aient été données à des fascistes par la police agissant le 23 mai.

DHL confirme 285 suppressions de postes et 150 transferts de salariés en France

Publié dans Chômage, Précarité, Exclusion avec des tags , le 11/07/2009 par Futur Rouge

(source : AFP 10/07/09)


La direction française du spécialiste de la messagerie DHL (groupe Deutsche Post) a confirmé vendredi la suppression de 285 postes et le transfert de 150 salariés vers des sites proches de leur lieu de travail, face à la baisse des volumes transportés.

Plusieurs syndicats, considérant que les transferts ne pourront pas toujours être acceptés et risquent d’aboutir à des licenciements, avaient évoqué mercredi le chiffre total de 440 suppressions de postes.

L’activité logistique de DHL n’est pas touchée par ce plan.

Quelque 225 suppressions nettes d’emplois sont programmées dans l’entité DHL Express (express aérien et messagerie, 5.200 salariés au total), compte tenu de 11 créations de postes, et 140 “transferts géographiques de proximité” sont prévus.

Dans les fonctions support de la holding et dans l’affrètement (”Freight” soit du fret routier), 60 suppressions de postes et 10 transferts ont été annoncés.

Des comités centraux d’entreprise se sont tenus de mardi à jeudi.

DHL a “un projet d’optimisation de ses activités en France afin d’adapter ses capacités à la baisse d’activité”, a indiqué une porte-parole.

 

La CGT a déploré des “fermetures d’agences, suppressions d’emplois par centaines, transferts de postes, délocalisations à Prague, et ce n’est qu’une première étape” car “l’année 2010 sera tout aussi éprouvante avec une deuxième phase aujourd’hui au stade d’étude qui promet d’être tout autant destructrice pour l’emploi”, prévoit le syndicat.

Pour FO, “cela fait trois ans que l’on est en perpétuelle restructuration et les raisons économiques du plan social nous paraissent douteuses”. “On n’est pas la petite PME, on appartient à la Deutsche Post!”, s’était exclamé mercredi un délégué.

Un squatter perd un œil lors d’un affrontement avec la police

Publié dans repression avec des tags , , , le 11/07/2009 par Futur Rouge

(source : Libération 10/07/09)


Membre d’un réseau militant d’extrême gauche, il a été blessé à l’œil droit lors d’une altercation avec la police. Un tir de flashball pourrait être en cause.

Un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui occupait, avec d’autres personnes, un squatt évacué mercredi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a perdu un oeil après un affrontement avec la police.

Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d’un groupe d’une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi matin des locaux d’une ancienne clinique. Ils avaient tenté de réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s’étaient heurtés aux forces de l’ordre après que la préfecture ait donné l’ordre d’évacuer. Les squatters avaient alors tiré des projectiles sur les policiers, qui avaient riposté en faisant usage de flashball.

«Nous avons bien eu connaissance qu’un jeune homme a perdu son oeil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’oeil et le tir de flashball», a déclaré ce vendredi la préfecture. D’après la mairie, le commissaire de police local a fait savoir qu’il allait saisir l’Inspection générale des services (IGS) afin que la «lumière soit faite sur les circonstances» de l’affrontement entre la police et les squatters.

«La ville a demandé une explication et salue la décision du commissaire de saisir l’IGS. Mais je constate que le travail de restauration d’une police républicaine n’est pas encore achevé à Montreuil», a déclaré Dominique Voynet, la sénatrice-maire (Verts) de Montreuil.

D’après la mairie, Joachim Gatti fait partie du mouvement autonome –un réseau militant d’extrême-gauche– qui dénonce notamment la cherté des loyers à Paris et dans certaines banlieues parisiennes.

Un rassemblement en soutien au jeune homme est prévu dimanche vers 15 heures.

(source AFP)

Nortel France : le mouvement de grève se poursuit

Publié dans luttes sociales avec des tags , le 11/07/2009 par Futur Rouge

(source : Net Eco 10/07/09)

Des centaines de salariés de Nortel France (Nortel Networks SA ou NNSA) poursuivent ce vendredi le mouvement de grève engagé le 7 juillet. Leur objectif consiste à « faire entendre à la direction et à l’administrateur judiciaire leur colère quant à la procédure de liquidation engagée depuis le 28 mai par décision du tribunal de commerce de Versailles », a déclaré la CFTC dans un communiqué. Selon le syndicat, plus de 330 salariés de Nortel Networks SA sur 680 collaborateurs maintiennent depuis mardi un piquet de grève filtrant les entrées sur le site de Châteaufort (78). Comment en est-on arrivé là ?
Equipementier réseau d’origine canadienne, Nortel a été placé en janvier 2009 sous la protection de la loi américaine sur les faillites (Chapter 11). Parallèlement, la multinationale a annoncé supprimer 3200 emplois supplémentaires sur un effectif mondial d’environ 26.000 collaborateurs. En France, la justice a prononcé la liquidation de NNSA (680 collaborateurs) au printemps. En l’absence de repreneur, celle-ci sera effective fin août. A ce jour, les salariés de Nortel Networks SA se seraient vus proposer « les indemnités minimums conventionnelles » complétées d’une indemnité d’aide au départ (IAD) « conditionnée au fruit des ventes des activités du groupe Nortel en démantèlement. » La CFTC parle d’un marché de « dupes ».
Le comité d’entreprise a transmis une lettre au cabinet Ernst & Young. Certains de ses membres auraient été chargés d’administrer le groupe Nortel en Europe. Les administrateurs, poursuit la CFTC, ont été mandatés par décision d’une cour de justice anglaise dans le cadre du ‘Insolvency Act’, équivalent britannique du Chapter 11 américain. Dans cette lettre, l’organisation « dénonce la gestion désastreuse de cette restructuration, qui se fait au détriment de Nortel en France en se matérialisant par une liquidation judicaire supprimant de 480 à 680 emplois à bon compte. » Les revendications des salariés grévistes soutenus par la CFTC ont par ailleurs été remises à l’administrateur judiciaire français de la société : Maitre Franck Michel.

Ni sionisme ni antisémitisme – refuser la politique bourgeoise du « diviser pour régner» !

Publié dans Philosophie et politique : analyse et théorie marxiste le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : Contre-Informations 07/07/09)


La crise générale du capitalisme charrie, exactement comme dans les années 1920-1930, un irrationalisme énorme que les révolutionnaires doivent impérativement comprendre et briser. Et comme nous l’avions prévu, les élections européennes, avec la liste antisémite de Dieudonné-Soral-Gouasmi, marquent bel et bien une rupture entre deux époques.

La nouvelle époque qui s’ouvre est caractérisée par l’indiscutable avancée de la culture fasciste, de l’antisémitisme débridé, du chauvinisme le plus étroit, du nihilisme et de la décadence comme style de vie.
Cette réalité est incontestable, et un nouvel exemple nous en est donné avec l’ attaque de la librairie Résistance, au nord ouest de Paris. Attaque qui aurait été commise et revendiquée lors de l’action par le groupe fasciste de la Ligue de Défense « Juive ». Lors de l’attaque de nombreux livres ont été jeté par terre et arrosés d’huile.
Cette librairie, connue principalement pour affirmer soutenir la cause palestinienne, ne se gêne pas pour vendre les livres de gens comme Thierry Meyssan, allant même jusqu’à inviter celui-ci pour présenter ses fumisteries conspirationnistes! D’autres personnages du même acabit, tel que l’antisémite Gilad Atzmon, ont également été invité.

Dans le cadre de ce degré zéro de l’économie politique, et dans le prolongement de ce qui s’est déjà déroulé au moment des manifestation pro Palestine où les réactionnaires ont possédé une place plus qu’importante, un rassemblement de soutien à la librairie est prévu, dont feront bien évidement parti de nombreux fascistes de la mouvance national-révolutionnaire…. Mais également les Verts, le NPA et le Parti de Gauche!

Voilà donc encore une manoeuvre politicienne:

a) amenant à ce que, une fois de plus, la Palestine soit prise en otage par une pseudo gauche et extrême-gauche qui n’a rien à dire et ne fonctionne que sur le mode du « symbole» ;

b) refusant le principe de l’autonomie ouvrière, semant le trouble et la confusion une fois de plus, en effaçant la démarcation très nette qui doit exister non seulement avec la social-démocratie, mais aussi les fascistes;

c) plaçant les masses juives de France dans une situation terrible où elles n’auraient le choix que de nier leur propre existence ou bien d’appuyer les sionistes (ce qui revient au même);
d) prenant en otage toutes les personnes progressistes, qui se voient placées entre Charybde et Scylla, devant choisir entre le refus de l’antisémitisme et celui de cautionner les activités fascistes des sionistes.

Le PCMLM est pour que les choses soient claires et solides, telle la classe ouvrière. La classe ouvrière doit avoir sa propre politique, et en rien suivre les sociaux-démocrates ni les fascistes!

Le PCMLM a une analyse précise de l’ antisémitisme, ainsi que du sionisme comme forme de racisme, et rejette toute forme de compromis, conformément aux principes de l’internationalisme prolétarien!

Le PCMLM rejette l’opportunisme anarchiste et le pragmatisme social-démocrate, qui une fois de plus amène dans le bourbier et la confusion, au lieu de mettre en avant la cause révolutionnaire!

Et il faut encore une fois dénoncer le rôle du NPA , qui vient d’ailleurs de signer un document commun avec le P» C» F pour les élections régionales, preuve ô combien révélatrice de sa fonction social-démocrate, fonction s’exerçant avec la complité passive des anarchistes!

Communiqué suite à l’expulsion de la Clinique et à la soirée du 8 juillet.

Publié dans luttes sociales avec des tags , , le 09/07/2009 par Futur Rouge


Depuis le 28 janvier, l’ancienne Clinique située à la Croix de Chavaux à Montreuil, vide depuis des années, était occupée. Durant plusieurs mois, ce lieu a permis à une vingtaine de personnes de se loger, et à bien plus de s’organiser, face aux problèmes de logements, aux institutions sociales ; et aussi de projeter des films, faire des cantines, des radios de rue face au marché, une kermesse…

Mercredi 8 juillet, à 6h du matin, un dispositif de plus de 200 flics accompagnés du RAID, d’un huissier, ont délogé les habitants de la Clinique occupée. Après un contrôle d’identité, ils ont commencé à murer les fenêtres et les portes et ont confié à trois vigiles et leurs chiens la surveillance du lieu. (voir http://laclinique.over-blog.net/categorie-11003725.html )

A 19h, nous nous sommes retrouvés à l’entrée de la rue piétonne pour une cantine de rue et après, une déambulation. Des banderoles ont été posées sur les façades : « Une expulsion de plus à Montreuil. Ripostons », « La Klinik fait bloc », « Les deux mi-lunes ne s’éclipseront pas », « Pour chaque expulsion. Réoccupons ». Nous voulions informer sur l’expulsion qui avait eu lieu le matin, rencontrer et recroiser les gens venus nous apporter du soutien ces dernières semaines, et affirmer qu’on ne partira pas d’ici, que cette expulsion musclée ne nous séparera pas et que nous continuerons à habiter la rue. Au moment où tous sont confrontés à des problèmes de logement, où le tribunal de Montreuil ordonne de plus en plus des expulsions sans délai et que très rapidement les gens se font jetés de leur logement, il est important de ne pas rester isolés, d’essayer d’être plus nombreux pour essayer d’empêcher les expulsions, et surtout de montrer à la police et aux propriétaires en tout genre, qu’une expulsion ne se fait pas sans bruits, et sans résistances.

Nous avons distribué des tracts et pris la parole pour expliquer notre présence. Plusieurs bagnoles de flics en uniforme et en civils nous surveillaient de la place. Vers la fin de la cantine, des feux d’artifices partis de devant la Clinique ont joyeusement embrasé le ciel. Nous sommes allés à l’entrée gueuler notre colère, notre rage de voir ce lieu que nous avons fait vivre repris en main par des flics et des vigiles, avec la destruction comme seul horizon.

Alors qu’il ne se passait rien de plus, les flics, après s’être équipés, ont violement chargé, et tiré dans le tas au flashball. Certaines personnes ont alors couru pour se protéger. Les flics étaient de tous les côtés de la place du marché. Cinq se sont fait shootés, tous au dessus du torse. Ils visaient la tête, avec l’intention claire de nous mater, au risque de tuer ou mutiler. L’une des personnes touchée est à encore l’hosto, gravement blessé. Les flics ont continué à poursuivre les gens jusqu’à la rue piétonne. Plusieurs personnes ont été arrêtées durant la charge et les flics ont continué à patrouiller dans la ville toute la nuit. Peu de temps après, ils ont arrêté une autre personne à quelques rues de là. Trois personnes sont encore en garde à vue.

Nous ne voulons pas nous faire tirer dessus en silence.

Nous invitons à venir le Dimanche 12 juillet à l’assemblée de la Clinique en exil sur la place de la Croix de Chavaux à 15h.

Et tous les jours, continuons la vigilance autour des Demi-Lunes expulsables (66 rue de la Demi-Lune)
Pour être informé des suites, il y a eu aussi le blog de la Clinique http://laclinique.over-blog.net   et laclinique93@gmail.com

Montreuil, le 9 juillet 2009, fin d’après-midi.

Squat: 3 personnes arrêtées à Montreuil après un affrontement avec la police

Publié dans luttes sociales avec des tags , le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : AFP 09/07/09)


rois personnes ont été arrêtées mercredi et placées en garde à vue après un affrontement avec la police à Montreuil (Seine-Saint-Denis), lors d’un rassemblement de soutien à des squatters expulsés de locaux qu’ils occupaient depuis six mois, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Une autre personne a été blessée, a indiqué à l’AFP la mairie de Montreuil, sans donner
davantage de précision. Mercredi matin, une quinzaine de personnes avaient été évacuées, sans heurt, des locaux d’une ancienne clinique à Montreuil sur ordre du préfet de Seine-Saint-Denis.

“Vers 22H00 hier (mercredi), des personnes se sont dirigées vers la clinique pour la réinvestir. Les forces de l’ordre les en ont empêchées. S’en sont suivis des jets de projectiles contre la police et celle-ci a riposté en faisant usage de flashball. Il y a eu trois arrestations”, a indiqué à l’AFP la préfecture de Seine-Saint-Denis, sans faire état de blessé.

Grève chez l’équipementier automobile MBF, dans le Jura

Publié dans luttes sociales avec des tags , , le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : Reuters 09/07/09)


Les salariés de MBF Technologies, un sous-traitant automobile de Saint-Claude (Jura), sont en grève après l’annonce d’un plan de 166 suppressions d’emploi, soit 30% de l’effectif, a-t-on appris jeudi auprès de l’entreprise et des syndicats.

En conséquence, la direction de l’usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux (Doubs) a annoncé l’arrêt de toutes ses lignes d’assemblage le 13 juillet et la nuit du 14 au 15, a annoncé le syndicat CGT de l’usine.

La direction de MBF, fonderie sous pression filiale du groupe Arche, explique son projet par la baisse de plus de 40% de sa production pour PSA et Renault, ses principaux clients, depuis octobre.

“L’usine est bloquée depuis hier 15h00. Il est hors de question qu’il y ait quelque licenciement que ce soit”, a dit à Reuters Koray Sukran, délégué CGT.

La direction avait présenté en avril aux 560 salariés un projet alternatif prévoyant 50 départs volontaires et un plan de formation sur neuf à 18 mois pour 90 équivalents temps plein.

Sa mise en oeuvre était liée à une réorganisation du temps de travail qui se serait traduite par des baisses de salaires touchant principalement les travailleurs de nuit.

Appuyé par la CFDT mais dénoncé par la CGT, le projet a été rejeté par 61% des salariés lors d’un référendum le 2 juillet.

“Un plan de formation et des départs volontaires, ça nous avait paru être la meilleure solution”, a dit à Reuters Anne-Laure Berlioz, déléguée CFDT.

Patrick Bellity, directeur général délégué de MBF Technologies, s’est dit dans l’impossibilité de répondre aux demandes des syndicats.

“Je ne vois pas ce qu’on peut revendiquer quand on sort de quatre ans de pertes et qu’on est au bord du gouffre. Je n’ai pas le droit d’aller au-delà de ce que j’ai proposé”, a-t-il déclaré. Arche a repris l’entreprise en juin 2007 au groupe Monzoni-Bouchot en dépôt de bilan.

La direction a proposé aux syndicats de rediscuter les modalités de son premier projet le 15 juillet, sous réserve que le travail reprenne. Les salariés ont refusé, disent les syndicats.

Gilbert Reilhac, édité par Jean-Baptiste Vey

Meurtre xénophobe en Allemagne

Publié dans Racisme/antisémitisme le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : Le Monde Diplomatique 09/07/09)


Sa photo circule désormais sur le Net, des vidéos ont été postées sur le site de partage YouTube, des groupes de soutien se sont créés sur le réseau Facebook pour dénoncer un « crime raciste », voire pour évoquer une « martyre du foulard ». La semaine dernière, en plein tribunal de Dresde, dans l’ex-Allemagne de l’Est, Marwa El Sherbini, Egyptienne de 31 ans, a été tuée de dix-huit coups de couteau par un Allemand de 28 ans.

Depuis, la colère monte au sein de la communauté musulmane en Allemagne et surtout en Egypte, où les obsèques de la jeune femme, le 6 juillet à Alexandrie, ont rassemblé plus de mille personnes, et où l’Europe est accusée de passer sous silence un meurtre raciste (1). La mort de Marwa El Sherbini ne fait en effet pas les gros titres de la presse. Si certains journaux en parlent outre-Rhin, les radios et télévisions restent plutôt muettes, les responsables politiques en retrait. Le gouvernement de la chancelière conservatrice Angela Merkel a attendu mercredi pour réagir, et encore, par la voix de son porte-parole. « Il s’agit d’un acte horrible, qui nous a bouleversés », a-t-il dit, justifiant la retenue des autorités par le manque de détails.

Les mots du procureur de Dresde sont pourtant sans appel. « Il s’agit d’un meurtre xénophobe, commis par un xénophobe fanatique », assène M. Christian Avenarius. Mercredi 1er juillet, Alex W., manutentionnaire au chômage d’origine russe, était convoqué par le tribunal pour avoir proféré des injures racistes à l’encontre de Marwa El Sherbini. A l’été 2008, les deux jeunes gens, qui vivent dans le même quartier de la ville, se disputent sur un terrain de jeux pour une histoire de balançoire. Elle, voilée, est avec son fils et réclame qu’il libère la place. Lui l’insulte : « terroriste », « salope », « islamiste ». Marwa, pharmacienne à Dresde, où elle s’est installée pour suivre son mari, doctorant au réputé Institut Max-Planck de recherche en biologie moléculaire et génétique, décide de porter plainte. Alex W. est condamné en novembre dernier à une amende de 780 euros. Une peine insuffisante de l’avis du parquet, effaré par les propos racistes tenus au cours de l’audience. Le jeune homme a notamment déclaré que « ces gens-là » ne pouvaient pas être diffamés, puisqu’ils ne sont pas « de véritables êtres humains », rapporte M. Avenarius.

Au cours de l’audience d’appel, la semaine dernière, vers 10 heures 20, Marwa El Sherbini, enceinte de trois mois, vient de finir de témoigner quand Alex W. se jette sur elle et lui assène dix-huit coups de couteau en l’espace de quelques minutes. Le juge actionne l’alarme ; deux policiers interviennent, mais trop tard. Ils se trompent d’agresseur et l’un d’eux tire sur le mari de Marwa. Celle-ci meurt peu après, victime de ses blessures. Lui est sorti en début de semaine du coma mais reste hospitalisé ; ses jours ne sont pas en danger. Leur fils de trois ans a assisté à toute la scène.

Depuis, Alex W. a été incarcéré pour meurtre. Selon le procureur, le jeune homme était inconnu des services de police. Impossible aussi pour l’instant de déterminer s’il était membre d’un groupe néonazi. Seules certitudes : né à Perm, en Russie, il est arrivé en Allemagne en 2003 et vit des aides sociales, dites « Hartz IV », dans une ville où le taux de chômage est près de deux fois plus élevé que dans le reste du pays et dans une région, la Saxe, où le parti d’extrême droite NPD (Parti national démocrate) réalise l’un de ses plus gros scores.

Ce meurtre s’inscrit dans le contexte d’une montée de l’islamophobie en Allemagne, estime Peter Widmann, chercheur au centre sur l’antisémitisme de l’Université technique de Berlin. Ces derniers mois, les projets de construction de mosquées, par exemple, ont suscité de très vives polémiques, notamment à Cologne, où un mouvement intitulé « Pro-Köln » (« Pour Cologne ») est allé jusqu’à organiser un « congrès anti-islamisation » rassemblant des partis d’extrême droite de plusieurs pays européens, comme le Vlaams Belang belge ou le FPÖ autrichien. « Ces mouvements sont principalement dirigés contre la religion musulmane, et s’attaquent à des symboles comme le voile ou les mosquées. Pour eux, l’islam est une religion qui veut envahir l’Europe. Et cela ne concerne pas que les franges radicales. Sous une forme moins marquante, ces idées se diffusent loin dans la société, et des fragments se retrouvent dans la presse établie », constate le chercheur. En 2007, par exemple, le prestigieux hebdomadaire Der Spiegel avait fait sa une sur « La Mecque Allemagne – l’islamisation silencieuse », avec un croissant dominant la Porte de Brandebourg à Berlin, rappelle-t-il.

Les violences racistes sont répandues en Allemagne. Les néonazis, qui sévissent notamment sur le Net, restent très actifs, avec environ 4 800 membres déclarés. Selon le dernier rapport annuel du ministère de l’Intérieur, publié fin mai, les délits liés à l’extrême droite ont bondi de 16% en 2008 par rapport à l’année précédente. Parmi eux, les actes de violence ont augmenté de 6%. « L’augmentation constatée en 2008 de la violence d’extrême droite est inquiétante », avait alors concédé le ministère.

Pour l’instant, les plus vives condamnations du meurtre de Marwa El Sherbini sont venues des communautés juive et musulmane. Ensemble, les secrétaires généraux des conseils juif et musulman se sont rendus au chevet de son mari en début de semaine. « Nous voulons donner un signe clair contre l’islamophobie », a alors déclaré M. Stephan Kramer, du Conseil central juif. « Beaucoup de musulmans ont peur et nous n’avons pas le droit de l’ignorer », a-t-il ajouté, dénonçant le manque de réactions. « Il y a peu d’intérêt pour la xénophobie anti-musulmane. On doit la prendre plus au sérieux », abonde M. Widmann. Une manifestation est prévue samedi à Dresde.

CLARA DUPUIS

(1) Voir « Une femme égyptienne tuée dans un tribunal allemand à cause de son voile », Global Voices,

6 juillet 2009.

La grève reconduite à Girex pour une 4e journée

Publié dans luttes sociales avec des tags , , le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : Ouest-France 09/07/09)


Le mouvement de grève se poursuit à l’usine pharmaceutique Girex. 133 salariés ont participé au vote, organisé ce jeudi vers 8h. 73 se sont exprimés pour la poursuite de la grève, 16 pour une grève de deux fois 2h et 44 pour la reprise du travail. Le mouvement se durcit : 15 salariés en plus ont rejoint la grève aujourd’hui. La raison de la colère ? L’attitude de la direction qui devait envoyer ce jeudi un e-mail aux salariés avec les garanties demandées … mais ne l’a pas fait. Aucune manirfestation n’est prévue pour le moment.

MECAPLAST VA SUPPRIMER 368 EMPLOIS EN FRANCE

Publié dans Chômage, Précarité, Exclusion avec des tags , le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : CCFA 09/07/09)


L’équipementier automobile monégasque Mecaplast a annoncé la suppression d’ici à 2010 de 748 postes dans le monde, dont 368 en France. Les sites concernés dans l’Hexagone sont ceux d’Izernore (Ain) et de Valreas (Vaucluse).

Si la situation ne s’améliore pas très vite, les suppressions d’emplois annoncées seraient « portées à un total de 1 046 », a d’ores et déjà averti Maurice de Raco, directeur des ressources humaines du groupe. Le chiffre d’affaires de Mecaplast s’est élevé à 740 millions d’euros en 2008 et devrait enregistrer une baisse de 20 % en 2009. L’équipementier doit faire le point au second semestre de 2010 pour décider d’une potentielle extension de l’ampleur de son plan social.

GEA BTT: les salariés votent la grève générale

Publié dans luttes sociales avec des tags , le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : Ouest-France 09/07/09)

Les bulletins de vote ont parlé chez GEA BTT, à Nantes. Sur les 334 salariés actuels, 230 étaient présents ces jours-ci. 200 ont participé au vote organisé par l’intersyndicale: 102 se sont déclaré pour la grève, 94 contre et 4 se sont abstenu. 144 personnes ont décidé de refuser les propositions de la direction. 55 ont dit oui et 2 bulletins sont blancs. Malgré les vacances qui débutent, l’intersyndicale a déclaré la grève générale dès ce jeudi.

Martinique/guadeloupe : AGRICULTURE. A QUI PROFITE L’ARGENT DE L’EUROPE ?

Publié dans Le capitalisme, c'est ça avec des tags , , le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source http://www.montraykreyol.org/ 09/07/09)


Après une longue et remarquable enquête, Lisa David a réussi à identifier le cercle très fermé des pwofitè des subventions agricoles européennes. Ainsi donc, Caribcreole rèvèle, pour la première fois, le circuit et surtout les montants que l’Europe attribue à ces “agribusinessmen”. Pour la plupart, ce sont des békés, des gwo tyap qui – en Guadeloupe et en Martinique – font, depuis des décennies, la pluie et surtout le « beau temps » dans l’agriculture des dernières colonies. Ils se sucrent allègrement : c’est un véritable scandale ! Un clic sur le site Telepac et la liste des heureux bénéficiaires du Feaga (Fonds européen agricole de garantie) et du Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural) s’affiche. En France, certains observateurs parlent d’ « agribusiness européen » et c’est peu dire. Parmi les plus gros bénéficiaires de la PAC (Politique Agricole Commune) les « gros mordants » remportent …le gros lot. Qui sont-ils ? L’enquête exclusive de caribcreole.
Depuis le 30 avril, en vertu d’une décision de la Commission européenne, les Etats membres doivent publier, chaque année, la liste détaillée de tous les bénéficiaires des subventions agricoles au niveau national. Si de nombreux pays ont joué le jeu, la France a attendu la date limite fixée par le règlement communautaire pour les rendre publics. Dans le monde agricole français, on ne décolère pas, et les syndicats, pour la plupart, sont restés discrets pour ne pas en rajouter. La Coordination Rurale en France s’est distinguée en s’élevant contre cette transparence, craignant un piège pour les agriculteurs qui seraient considérés comme des assistés. Côté assistés, les gros agriculteurs martiniquais sont bien classés.
Les journaux nationaux se sont indignés de constater que la Queen Elizabeth II, pauvre comme on sait, bénéficie des aides européennes avec plus de 5 millions d’euros. Le prince de Monaco, dont la famille est propriétaire d’un domaine de 773 ha, est aidé pour son soutien aux cultures « propres » avec 253 986 € (Le Parisien 28.05.09). Une bagatelle, comparée aux montants qu’empochent les planteurs békés sous les cocotiers.
Gagner plus avec plusieurs sociétés
Qui se cache derrière le nom d’une société ? Une même personne peut avoir des intérêts dans plusieurs exploitations agricoles sans que cela apparaisse. Nous avons voulu en savoir plus et chercher ce que la liste publiée sur Telepac ne dit pas. De surprise en surprise se découvre la générosité faite aux riches.
Si seule Gardel en Guadeloupe figure dans le peloton de tête des plus gros bénéficiaires de la PAC dans les Départements d’Outre Mer avec 10 millions d’euros, suivie de l’habitation guadeloupéenne de Capesterre Belle Eau « Bois Debout », avec plus de 4 millions d’euros, c’est bien faute de savoir qui se cache derrière le nom des sociétés.
En Martinique, avec ses sept millions de fonds européens, Jean-Michel Hayot fait partie de cette catégorie qualifiée d’« Agri-Millionnaires par Farmsubsidy.org une ONG qui s’est battue pour la transparence de l’utilisation de l’argent des contribuables. L’exploitation agricole « Petit Morne » au Lamentin a été bénéficiaire de la confortable somme de 3 859 391,42 € du Feaga (Fonds européen agricole de garantie) pour la période du 16 octobre 2007 au 15 octobre 2008. Mais ce n’est pas tout puisque cette habitation n’est qu’une de ses nombreuses propriétés. À 53 ans, ce planteur sait comment planter les bananes et récolter les subventions. Un vent de millions d’euros s’abat sur ses « cultures de fruits tropicaux et subtropicaux ». « Petite Grenade » obtient du Feaga, 1 079 297,75 euros. « Trianon », toujours au Lamentin, 1 305 234,08 € et sa voisine « Bochet » 1 144 190,04 €. Il y a aussi « Le Lareinty S.A » (90 807,38 €) présidée par Madame Hayot Jean-Michel (comme précisé par les documents d’immatriculation) avec « Monsieur » comme Directeur Général. Au total, plus de sept millions d’euros pour une année (7 478 921,07 €). Jean-Michel Hayot, ancien administrateur de la Sicabam (fondue dans Banamart), a de quoi regarder l’avenir et gérer sereinement sa dizaine d’entreprises, dont certaines tournées vers l’immobilier. La plaine du Lamentin, où pleuvent les subventions, risque bien de se transformer en montagne d’euros. Avec 871 726,85 € (Feaga et Feager), la « Sarl La Désirade » de Jacques Plissonneau Dusquesnes, créée en 2001, grimpe déjà vers la crête millionnaires.
Un peu plus loin, Jean Simonet gagne aussi le pactole avec plus de 5 millions d’euros pour ses exploitations « Caféière » (3 518 133,60), « Rivière Lézarde » (1 178 685,46) à Saint Joseph et « Mag Do » (791 549,73) au François. Cette dernière n’est créée qu’en janvier 2005. Jean Simonet qui est aussi actionnaire de la SPM, (Société Productrice de Banane au Cameroun) peut avoir l’esprit tranquille pour conduire sa quinzaine d’entreprises. Du commerce de gros de parfumerie et de produits de beauté en passant par la fabrication de produits azotés et d’engrais, la location et location-bail de machines et équipements agricoles, ce jeune chef d’entreprises de 45 ans a l’avenir devant lui.
Au palmarès des « Agri-Millionnaires », on retrouve un autre membre de la famille. Pour la « culture de fruits tropicaux et subtropicaux », l’exploitation d’Henri Simonet « Citefi » au François (dont les administrateurs sont Jean Simonet et son épouse), reçoit 1 155 122,62 d’euros. Mais ce que les réalisateurs du classement ne savent pas, c’est que le même planteur peut encore compter sur la généreuse PAC avec 901 274,04 € pour son habitation « Grance Trace » et 613 609,77 € pour « Saint Aroman » au François. Henri Simonet bénéficie au total de plus 2 millions et demi d’euros.
Gilles De Reynal de Saint Michel, patron d’une trentaine d’entreprises en Martinique, Guadeloupe et Guyane dont les associés se comptent dans le monde très fermé des békés, remporte le gros lot. Lauréat du classement des fonds de la Pac pour l’exploitation agricole « Bagatelle » au Gros-Morne, avec 2 005 422,86 €, il ne pense pas qu’à la bagatelle. Il fait l’Europe cracher au bassin avec 427 500,22 € pour l’habitation « Perpigna » de Macouba, placée en plan de redressement par jugement du Tribunal Mixte de Commerce le 27 novembre 2008.
La culture de la canne à sucre rapporte 54 007,54 € dans les caisses à l’habitation « Lapalun » à Rivière Salée. Des subventions qui ne semblent pas aider à la bonne santé des plantations de l’ancien patron de la Sicabam puisque « La Richard » à Trinité, qui bénéficie d’un versement de 1 709 206,25 € du Feaga, fait l’objet d’une procédure collective en date du 8 décembre 2008. Avec 645 568,38 € reçus pour l’habitation « Cheneaux » de Macouba, (placée en redressement judiciaire le 29.05.2007) le gérant du « Musée de l’ananas et des cultures d’antan » a bénéficié de près de 5 millions d’euros de la Politique Agricole Commune, pour la période du 16 octobre 2007 au 15 octobre 2008.
En Martinique l’Europe ne protège pas des poisons
Sous la plume de Patrice Louis, un journaliste qui sème son mépris sur les Martiniquais, on peut lire dans « Le Monde » (05.06.2009) qu’« En Martinique, l’Europe protège aussi du soleil. Les 438 abris d’attente des transports en commun de Fort-de-France et de ses environs ont été édifiés avec les fonds communautaires du Fonds européen de développement régional (Feder) à hauteur de 36 %. Les clients qui attendent leur bus s’en doutent d’autant moins que les indications qui l’attestent ont souvent été décollées. » Aurait-il osé écrire les mêmes mots pour son département français ? Manifestement il y a aussi quelque chose de décollé chez Patrice Louis. Sa curiosité peut-être.Sous les abris bus attendent beaucoup de chômeurs, de mères de famille licenciées, dont certaines ont trimé sous le soleil dans les plantations de cannes ou de bananes. Plantations alimentées au poison chlordécone et aux subventions.
Dans ce même article pointant du doigt les ingrats abstentionnistes martiniquais, Frédéric De Reynal, président du principal groupement de planteurs Banamart, confie que « sans l’Europe, on parlerait de la banane au passé » et rappelle que « les producteurs antillais reçoivent 130 millions d’euros de Bruxelles. »
Pour son « Eden » à Ajoupa Bouillon, Frédéric De Reynal a bénéficié de la main du Dieu Europe avec 837 014,14 €. De quoi suivre les conseils de Jean Crusol, (ancien député européen et départementaliste socialiste), qui déclare dans l’article de Monsieur Louis, au sujet des Martiniquais : « Ils devraient se réveiller tous les matins en disant « vive l’Europe », car l’aide porte sur des sommes considérables ».La famille De Reynal de Saint Michel peut en témoigner puisque l’exploitation agricole « Sud Est » au Lamentin, figure dans le classement des agri-millionnaires avec 1,083,643 €. Co-gérants Tanguy et Cyrille, du même nom. La « Sarl Union » de Cyrille De Reynal De Saint Michel encaisse 1 803 759,43 €.
Henri De Reynal de Saint Michel remporte pour l’habitation « Gondeau » au Lamentin, le petit montant de 471 734,26 €, auquel viennent s’ajouter 435 661,32 € pour l’habitation « Rivière Monsieur » et 358 294,54 € « Ban-Union » à Sainte Marie. Avec plus d’un million des charités de la Pac, ce planteur devrait se remettre des malheurs d’ Agriconseil , le Groupement d’intérêt économique de Bois Rouge dont il était le président et qui après une liquidation judiciaire en janvier 2006, a été clôturé pour insuffisance d’actif par jugement du 16 janvier 2007.
Administrateur d’Agriconseil, Axel Assier de Pompignan pour sa « culture de fruits tropicaux et subtropicaux » à l’habitation « Choisy » de Saint Joseph, encaisse 633 684,59 € pour la période du 16 octobre 2007 au 15 octobre 2008. « Choisy » a été placé en redressement judiciaire par décision de justice le 30 septembre 2008. On l’appelle Sigy. Avec son million (1 029 437,41), placée au palmarès des Agri-millionnaires, cette ’habitation du Vauclin, ne dit pas le nom de sa petite sœur « Château Paille ». Née en 2004, celle-ci se contente de 572 151,66 €. Ces deux exploitations sont gérées et co-gérée par Madame Rimbaud Elisa. Une agricultrice très tournée vers l’immobilier puisqu’on la retrouve à la tête de trois sociétés immobilières en France et en Martinique.
Subvention ka descend la Capote
Les subventions européennes coulent à Basse Pointe. Le Feaga déverse 1 520 174,85 € pour l’habitation « La Capote » de Bertrand Aubery. « Le Verger », immatriculé en 2002, lui vaut un classement parmi les Agri-Millionnaires avec 1 226 177 €. Mais le trésor ne s’arrête pas là. Le gérant de l’habitation « Gradis » à Basse-Pointe (1 287 446,03) peut écouter Jean Crusol et crier « Vive l’Europe » en se réveillant le matin. Son habitation « Moulin l’Etang » profite de 1 446 930,33 € et si pour son « activité de soutien aux cultures », sa société « Mecagri » se contente de 40 520,00 €, le « Jardin Clément », toujours à Basse-Pointe s’en tire avec 1 387 311,97 €. Ancien administrateur de l’usine Socomor (transformation de l’ananas) qui a fermé ses portes, suite à sa mise en liquidation judiciaire en janvier 2007, Bertrand Aubéry remporte le gros lot. Ce planteur de 57 ans règne sur quinzaine d’entreprises dont certaines, comme on le constate, bien arrosées par la Poltique agricole Commune.
Joseph De Laguarigues de Meillac se rapproche du million avec 960 milles euros pour ses exploitations de Basse-Pointe . « Leyritz Senecourt » « culture de légumes ; maraîchage » 637 675,52 €. En 2001 il crée une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), « Leyritz Beranger » pour la « culture de melons, de racines et de tubercules ». C’est bien connu, les melons ne poussent pas bien dans le Nord et le tribunal de commerce place en 2005, cette entreprise en plan de continuation. En 2008, arrive du Feaga 322 956,34 €.
« La banane de Guadeloupe et de Martinique, rien ne peut la battre » ! Décidément le slogan publicitaire de l’Union des Groupements de Producteurs de banane de Guadeloupe et de Martinique se vérifie. C’est la « culture de fruits tropicaux et subtropicaux » qui permet à Marie-Joseph Marraud Des Grottes d’entrer dans le top des agri-millionaires avec 1 169 527,84 €, pour l’habitation « Macouba Sarl ». A Saint-Pierre c’est banane au top. L’exploitation « Parnasse » de Serge Ernoult a eu du Feaga, un versement de 1 134 619,15 €. Toujours dans la ville d’art et d’histoire, Jean-Claude Marraud Des Grottes peut compter sur 1 000 328,77 € pour sa « Société Agricole Perinelle ». Dans la même famille, mais au Lamentin, Nicolas Marraud Des Grottres propriétaire de l’habitation « Socoban », immatriculée en 2004, ne touche qu’un petit 325 859,01 €.
Des millions pour les Békés
Depuis la colère soulevée dans le pays par les propos racistes d’Alain Huygues Despointes, tenus dans le reportage de Canal Plus, « Les derniers maîtres de la Martinique », le petit monde béké n’a eu de cesse de chercher à prouver qu’il n’est pas maître de l’économie. Difficile de trouver un non béké dans la longue liste des agri-millionaires des fonds de la Pac en Martinique. L’AMIV (Association interprofessionnelle de la viande, du bétail et du lait) fait exception avec 3 891 270,23 €.
Les békés ne pourront plus faire croire que les assistés sont d’un seul coté des populations de Martinique ou Guadeloupe. Désormais les bénéficiaires des aides de la Pac s’étalent en même temps que les licenciements dans l’agriculture. « La route de la Banane » est semée de millions même si les exploitations agricoles martiniquaises sont caractérisées par leur superficie réduite. En 2006, la surface moyenne des exploitations est estimée à 7 ha et 74% d’entres elles ont moins de 5 hectares.
Alain Huygues Despointes, héros du reportage « Les derniers maîtres de la Martinique » (Canal Plus), ne connaît pas que les « bons côtés » de l’esclavage qu’il nous servait en « caresse antillaise » ce soir du 6 février 2009. Il sait lui aussi profiter de la Pac qui se déchaîne pour le bien être des békés. Avec « Denel Confitures et Jus de fruits tropicaux », 369 057,96 € lui sont directement versés par le Fonds européen agricole de garantie (Feaga), auquel viennent s’ajouter 257 217,70 €, pour la « fabrication de lait liquide et de produits frais » de la SNYL (Société Nouvelle des yaourts Littée).
Interrogé par « Le Parisien » Pierre Boulanger, chercheur au groupe d’économie mondiale de Sciences-po et qui conduit un programme de recherches sur la politique agricole commune, constate : « Des montants considérables sont versés dans les DOM (départements d’outre-mer). Au regard de l’actualité de ces derniers mois, il est opportun de se demander si ces sommes créent des emplois et sont redistribuées localement ou si elles ne bénéficient qu’à une minorité de riches familles de békés. » Dans une interview à « France Antilles » (6.02.09) qui devrait faire son entrée dans le Guiness des records de couillonades, le porte parole de la caste béké, Roger De Jaham (quoi qu’une certaine Mme Depaz expliquait récemment à Madiana, au micro du jeune David Dlys de « MartinikLité » qu’il ne la représente pas), explique sans rire qu’ « Aujourd’hui la majorité des békés est pauvre … il y a des békés smicards. Il y a des békés au chômage. » On est rassuré il n’y a pas de békés qui font la manche !
Si Thierry Hayot n’obtient pour son Exploitation Agricole « Rivière La Manche » à Ducos, que l’obole de 775 760,00 €, ce n’est pas le cas pour d’autres Hayot comme on le verra plus loin. Millionnaire de la Pac, Jean-Jacques De Jaham remporte pour la « Bellesperance » (517 776,11 €) et pour une meilleure vue sur l’avenir, 865 591,14 € pour l’habitation « Bellevue Sainte Marie ». En faisant l’addition, Joseph Gouyer peut lui aussi entrer dans le cercle des agri-millionnaires avec 702 748,67 € du Feaga pour « Ban Hackaert » et 720 715,55 € pour son autre exploitation à Basse-Pointe, « Foma Hackaert ». L’Europe toujours généreuse verse à Alain Vivies 1 million et demi de subventions du Feaga pour ses habitations au François « Ti Fonds » (831 833,70 €) et « Fond Ban Sas » (728 915,89 €). À Trinité, l’« Exploitation de bananes du Galion » de Jean-Marie Le Guay, en fait un agri-millionaire avec 1 113 362,28 € pour la « culture de fruits tropicaux et subtropicaux ». Idem pour son voisin et associé dans l’immobilier, Georges Picot Eric, qui avec la « culture de fruits à pépins et à noyaux » des « Bananes du Malgré Tout » a un versement de 1 093 396,29 €. Au Lorrain l’habitation « Assier » de Marie-Josephe Genin a aussi son million (1 139 362,00 €).
L’Europe aide plus propre
En 1992, l’Europe avait décidé de baisser les prix agricoles et de verser aux agriculteurs des aides compensatoires pour préserver leur compétitivité. Désormais, la PAC n’a plus pour objectif d’encourager la production. Son objectif est de garantir une agriculture européenne compétitive, respectueuse de l’environnement, capable de maintenir la vitalité du monde rural et de répondre aux exigences des consommateurs en matière de bien-être animal, de qualité et de sécurité des denrées alimentaires. En matière de sécurité, les Antillais sont servis. Le Président de Banamart affirmait en janvier dernier dans le quotidien local « Il faut savoir que l’épandage aérien est la solution de traitement la moins polluante ! ». Ceci pour justifier une demande de dérogation après que les eurodéputés aient adopté une loi interdisant cette pratique pour limiter les risques d’expansion des pesticides dans les zones habitées. Concernant le chlordécone, on sait que sa molécule, très stable, peut rester présente dans les sols jusqu’à sept siècles et continuer à transiter vers les produits cultivés. Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le chlordécone (qui a bénéficié de deux dérogations d’utilisation, après son interdiction en 1990), serait responsable de la baisse du nombre de spermatozoïdes. On ne sait pas tout puisque le récent rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), relève que la contamination potentielle des poissons et des crustacés a été oubliée dans le plan élaboré en 2008 pour limiter l’exposition de la population antillaise. Ne soyons pas mauvais joueurs, considérons que nous sommes déjà empoisonnés et qu’il faut oublier. Comme il faut oublier l’esclavage et toutes ces atrocités du passé.Laurent de Laguarrigue de Meillac connu pour avoir racheté le brevet de la molécule du Chlordécone, pour la revendre sous le nom de « Curlone », est aussi un agrimillionnaire de la Pac. Propriétaire de l’Habitation « Duhaumont au Marigot où pour la culture de fruits à pépins et à noyau » le paiment du Feaga est de 1 264 976,41 €, il figure dans le classement de Farmsubsidy.org pour son exploitation « Horti Fruits » du Marigot avec 1 211 677 €.
Souhaitons qu’on ne découvre pas bientôt que le chlordécone a des effets sur la vue et l’ouie. « Je ne dis pas ce qu’il ne faut pas dire, je ne vois ce qu’il ne faut pas voir et je n’entends pas ce qu’il ne faut pas entendre » telle serait notre devise, pour le bonheur de tous ! En attendant l’Europe s’occupe du bonheur des gros planteurs pendant qu’en Martinique on constate qu’entre 2000 et 2007, la Surface Agricole Utilisée (SAU) est passée de 32 041 ha à 25 354 ha, soit une diminution de l’ordre de 20%. La Martinique perd 1000 hectares de terres agricoles par an. (Source chambre d’agriculture). Loi de défiscalisation aidant, l’immobilier a trouvé toute sa place. Et rare sont les planteurs qui n’ont pas, parmi leurs nombreuses entreprises, une Société Civile Immobilière (SCI). Rappelons pour mémoire que la loi Girardin permet de payer moins d’impôts en achetant un bien immobilier dans les DOM TOM, pour le louer. Les économies d’impôts servant à financer le bien, l’acheteur peut ainsi se constituer un patrimoine immobilier très facilement.
Grandes fortunes et subventions
Classée au 119e rang des plus grandes fortunes de France par le magazine « Challenges », la famille Hayot a vu la sienne passer de 300 millions d’euros en 2007 à 350 millions d’euros en 2008. Le groupe de Bernard Hayot remporte plus de 3 millions d’euros de fonds de la Pac. Pour la « culture de fruits à pépins et à noyaux de l’ Habitation Pécoul » 1 671 167,38 € et pour « Bamaryl » au Francois, où pousse la précieuse banane, 1 440 266,34 €. Un des associés de Bernard Hayot au sein du « GIE Rhum Agrimat », le neveu José, a de quoi être ivre de joie. L‘« Habitation Saint Etienne (HSE) » « production de boissons alcooliques distillées », ne lui rapporte que 807 407,56 €, mais la « Distillerie du Simon » , où il est directeur général et associé de son père Yves, reçoit 807 407,56 € du Feaga.
Autre grand groupe à profiter des largesses de la Pac, celui de Jean-Pierre Cayard, classé 136e des plus grandes fortunes de France par le magazine « Challenges », numéro deux français des spiritueux. Pour les « Rhums Martiniquais Saint James » il gagne 1 129 445,81 € du Feaga et deux fois plus pour les « Sucreries et Rhumeries de Marie- Galante » (2 126 827,96 €). Le patron de la « Société des vins et spiritueux La Martiniquaise », est actionnaire de l’Usine sucrière du Gallion, par le biais de la Cofepp (Compagnie Financière Européenne de Prise de Participation). Si la distillerie de Rivière-Salée « Bellonie et Bourdillons Successeurs » (BBS) du groupe de Xavier Thieblin se contente de 989 437,62 €, il remporte le gros lot à la Réunion pour la « Sucrière de la Réunion » avec 25 millions d’euros qui le classe sur la liste des agri-millionnaires de l’ONG Farmsubsidy.org. Il faut ajouter 58 146,52 € obtenues pour les « Distilleries Agricoles de Sainte-Luce ».
Presque gros mordants et petits mordants
Quelques efforts restent à faire pour la « SCEA Mont Eole » de Thierry Plissonneau Duquesnes, avec ses 600 310,41 €(Feaga et Feager) ou l’exploitation agricole « Preville » de Daniel du même nom avec 689 071,31. Idem pour La « Vallée du Lorrain » de Robert Marcellin qui a eu du Feaga 817 377,90 € pour la culture de fruits à pépins et à noyaux au Marigot. Entre les aides du Feader et du Feaga, l’habitation « Belfort » de Mesdames Govindoorazoo, au Lamentin, remporte 862 712,14€. À Trinité, sainte Europe arrive, guidée par une « Belle Etoile », habitation d’Hugues De Reynal de Saint Michel, à qui revient la modeste somme de 372 381,75 €.
L’Europe n’est pas généreuse pour tout le monde. Exemple, une agricultrice du Lamentin qui a reçu 130 euros, À peine de quoi rembourser ses frais de dossier !
EN GUADELOUPE
En Guadeloupe, les gros bénéficiaires des aides européennes sont moins nombreux qu’en Martinique. Gardel arrive en tête du Palmarès des agri-millionnaires des DFA avec ses 10 millions d’euros. Suivent de nombreux gagnants avec des montants qui ne révèlent pas vraiment la réalité. Exemple à Capesterre Belle Eau où « Bois Debout » entre dans le classement avec plus de 4 millions d’euros (4 225 628,23 €). Mais l’administrateur Marc De Lacaze peut se réjouir de la générosité de l’Europe qui rapporte à ses exploitations plus de 6 millions d’euros (6 815 283,18 €). On peut s’étonner qu’une autre de ses exploitations, « Dumanoir » dont il est le gérant, obtienne du Feaga 1 003 577,27 € pour la période du 16 octobre 2007 au 15 octobre 2008. Par jugement du Tribunal de commerce du 23-08-2007, « Dumanoir » a été placée en liquidation judiciaire. La « Bananeraie Saint Julien » de Capesterre Belle-Eau avec ses 1 586 077,68 €, ne devrait pas connaître le même sort que « Choisy Monbello », ou la « Bananeraie Chabert », deux autres plantations de Marc De Lacaze, mises en liquidation judiciaire en juin et août 2007. Avec 3 340 289,74 € du Feaga, le PDG des Grands Moulins des Antilles (GMA), Charles Fribourg, peut regarder avec optimisme l’avenir de la meunerie de Baie Mahault. À quelques bras de mer, la SA des Sucreries et Rhumeries de Marie-Galante reçoit du Feaga 2 126 827,96 €. La « Société de distribution Philippe Mallenec » de Petit Bourg au titre des paiements directs aux agriculteurs du Feaga obtient, elle, 1 023 593,02 €.
En Martinique comme en Guadeloupe, les largesses de la Politique Agricole Commune n’empêchent ni le rétrécissement des terres agricoles, ni les licenciements qui, depuis le cyclone Dean, se multiplient. Les subventions tombent en même temps que les bras des salariés qui, sous les abris d’attente des transports en commun, espèrent ne pas passer des journées dans les files du désespoir, au Pôle Emploi.source : caribcreole1.com

L’extrême-droite britannique suggère de couler les clandestins

Publié dans Racisme/antisémitisme avec des tags , le 09/07/2009 par Futur Rouge

(source : AFP 08/07/09)


Nick Griffin, chef du parti d’extrême droite britannique BNP et député européen, a déclaré mercredi que l’UE, pour décourager l’immigration clandestine, devrait couler quelques navires de clandestins et renvoyer leurs occupants vers la Libye sur des radeaux.
M. Griffin, chef du British National Party, est l’un des deux membres du BNP qui ont été élus au Parlement européen en juin.
«Tôt ou tard, la seule mesure qui arrêtera l’immigration, et empêchera un grand nombre d’Africains subsahariens de mourir sur le chemin de l’Europe, c’est d’être très dur avec ceux qui arrivent», a déclaré M. Griffin à la BBC.
«Franchement, ils doivent couler quelques-uns de ces navires», a-t-il dit, se référant semble-t-il aux fonctionnaires de l’UE chargés de la lutte contre l’immigration clandestine.
M. Griffin a toutefois nié souhaiter que quiconque soit «tué en mer». «Ils peuvent leur lancer un radeau de sauvetage et (les clandestins) peuvent retourner en Libye», a-t-il déclaré. C’est de ce pays que partent de nombreux Africains voulant se rendre clandestinement en Europe.
Le chef du BNP a indiqué qu’il soutiendrait tout responsable qui proposerait des mesures de ce genre, et qu’il s’opposerait à toute politique conduisant finalement à l’acceptation de clandestins dans l’UE.«L’Europe devra tôt ou tard fermer ses frontières, sinon elle sera tout simplement submergée par le Tiers monde», a déclaré M. Griffin.
En 2008, plus de 67 000 personnes ont traversé la Méditerranée pour tenter d’entrer en Europe, dont la moitié sont arrivées en Italie et à Malte, selon les chiffres publiés en janvier dernier par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Le BNP appelle à l’arrêt immédiat de l’immigration en Grande-Bretagne et la «réinstallation volontaire» des immigrés s’y trouvant déjà dans leurs pays d’origine.