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L’ONU veut ouvrir toutes les frontières de Gaza

01/21/2009
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(source : Al-Oufok 21/01/09)

John Holmes, le secrétaire général adjoint chargé de l’aide humanitaire à l’ONU, a annoncé mardi qu’il se rendait à Gaza. Une de ses priorités sera de voir rouverts tous les points de passage frontaliers de l’enclave palestinienne, pour les vivres, les médicaments, mais aussi les matériaux de construction. Ils manquent dramatiquement depuis qu’Israël a décidé de les bloquer, à l’arrivée au pouvoir du Hamas en juin 2007.
Le responsable onusien estime “absolument critique” que le ciment, les tuyaux et d’autres matériaux de construction soient autorisés par Israël, afin de commencer la reconstruction du territoire ravagé par la guerre.
Le diplomate a indiqué qu’il allait aussi faire pression sur les autorités israéliennes pour qu’elles laissent entrer le personnel des organisations humanitaires dans la Bande de Gaza. “En théorie, elles ont la permission” a signalé John Holmes. “En pratique, il est très difficile d’entrer dans la Bande de Gaza”, a-t-il noté.

Israël ne s’attend pas à un changement de politique américaine

Israël ne s’attend pas à un changement de la politique américaine au Proche-Orient sous l’administration du nouveau président Barack Obama, a déclaré mercredi le vice-Premier ministre Haïm Ramon.
“La politique des Etats-Unis ne va certainement pas changer sur le fond”, a estimé M. Ramon, dans une interview à la radio publique.
“Cette politique se fonde sur deux principes : la lutte contre le terrorisme et la nécessité de parvenir à une paix sur la base de deux Etats”, israélien et palestinien, a-t-il souligné.
De son côté, le député du Likoud Yuval Steinitz, un dirigeant du principal parti de l’opposition de droite, a rappelé les déclarations de soutien à Israël de Barack Obama durant sa campagne.
¨Je suis convaincu qu’après les élections de février, Barack Obama aura d’excellents rapports avec Benjamin Netanyahu à la tête de l’Etat, avec lequel il avait eu des entretiens fructueux”, a ajouté M. Steinitz.
L’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, leader du Likoud, est le grand favori selon les sondages pour former le prochain gouvernement après les législatives anticipées du 10 février en Israël.
M. Netanyahu avait lui-même estimé mardi que M. Obama comprenait la “détresse” des Israéliens et la “cruauté des ennemis que nous combattons” en allusion aux islamistes palestiniens du Hamas contre lesquels l’armée israélienne a mené une opération (27 décembre- 17 janvier) dans la bande de Gaza qui a fait plus de 1.300 morts.
M. Obama avait déclaré dimanche qu’il mettait en place une équipe qui puisse s’engager immédiatement dans le processus de paix au Proche-Orient, dès son investiture le 20 janvier.
Selon le Washington Post, il prévoit de nommer le sénateur à la retraite George Mitchell, artisan de la paix en Irlande du Nord, comme envoyé spécial pour le Proche-Orient, chargé en particulier du conflit israélo-palestinien.
Dans un rapport qu’il avait préparé en 2001 sur les causes de la seconde Intifada palestinienne, M. Mitchell avait recommandé des mesures de confiance, un retour aux négociations de paix et un gel total de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés. Cette dernière exigence est complètement rejetée par le Likoud.
Au cours des dernières semaines, M. Obama a résisté aux pressions pour qu’il s’exprime sur l’offensive israélienne, expliquant qu’il n’y avait “qu’un président à la fois” aux Etats-Unis. Il n’en a pas fait mention dans son discours d’investiture.
Son prédécesseur George W. Bush avait toujours apporté un appui inconditionnel à Israël. Le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert lui a rendu un vibrant hommage en novembre affirmant que “son nom restera gravé en lettres d’or pour de longues années dans le coeur d’Israël”.

Israël a achevé le retrait de ses troupes de Gaza

Le dernier soldat israélien a quitté mercredi la bande de Gaza, quatre jours après la fin d’une guerre de 22 jours qui a coûté la vie à plus de 1.300 Palestiniens et causé une énorme dévastation.
Le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui contrôle Gaza, a pris acte du retrait israélien tout en exigeant la levée du blocus imposé au territoire avant d’accepter une éventuelle trêve formelle consolidant le cessez-le-feu que les belligérants avaient décrété dimanche chacun de leur côté.
“Le dernier soldat a quitté la bande de Gaza ce matin, mais l’armée reste déployée à la lisière pour faire face à toute éventualité”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée.
A Gaza, le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé à l’AFP que ce retrait “ne suffit pas et ne résout pas la crise. Nous exigeons la levée totale du blocus et la réouverture de tous les points de passage pour que notre peuple puisse vivre en paix et en sécurité”.
“Nous avons dès le début dit clairement que la fin de l’agression, la levée du blocus et la réouverture des passages doivent précéder toute discussion sur les autres sujets, y compris une trêve”, a-t-il ajouté.
Les tractations en vue d’une trêve sont menées par l’entremise de l’Egypte qui doit accueillir des représentants d’Israël et du Hamas dans les prochains jours.
L’offensive israélienne avait été déclenchée par Israël le 27 décembre après le refus du Hamas de reconduire une précédente trêve de six mois ayant expiré le 19 décembre, accusant l’Etat hébreu de s’être dérobé à des engagements de lever le blocus.
Alors que l’armée annonçait son retrait, des témoins palestiniens ont affirmé que des navires de guerre israéliens avaient tiré des obus sur la zone littorale du nord territoire sans faire état de blessé.
Le Hamas, qui s’efforce d’afficher son autorité depuis la fin des combats le 17 janvier, a invité tous ses fonctionnaires à rejoindre leur lieu de travail. Le principal complexe abritant les “ministères” du Hamas a été détruit dans l’offensive contre l’enclave palestinienne pauvre et surpeuplée où plus de 20.000 maisons ont été endommagées ou détruites, selon le mouvement islamiste.
L’offensive a coûté la vie à au moins 1.315 Palestiniens et blessé plus de 5.300, selon les services d’urgence de Gaza.
Côté israélien, dix militaires et trois civils ont péri.
Le quotidien israélien Haaretz a indiqué que l’armée israélienne enquêtait sur une éventuelle utilisation fautive par ses soldats d’obus au phosphore à Gaza, notamment sur un tir par une unité de parachutistes d’une vingtaine de ces obus dans une zone peuplée dans le nord du territoire.
Les Palestiniens et plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme ont accusé Israël d’avoir pendant le conflit, utilisé des obus au phosphore qui causent des brûlures très graves.
Une source militaire a en outre indiqué qu’Israël interdisait la publication de l’identité des chefs d’unités engagés dans l’offensive à Gaza de crainte qu’ils soient poursuivis pour “crime de guerre”, après des témoignages sur des “atrocités” commises sur des civils.
L’ONU s’apprête à désigner une personnalité pour diriger une “mission d’établissement des faits” sur les violations des droits de l’homme commises à Gaza.
Par ailleurs, le vice-Premier ministre Haïm Ramon a affirmé que son pays ne s’attendait pas à un changement de la politique américaine au Proche-Orient sous l’administration du nouveau président Barack Obama, alors que de nombreux dirigeants, notamment dans le monde arabe, y voyaient une nouvelle chance pour la paix dans la région.

( Mercredi, 21 janvier 2009 – Avec les agences de presse )

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