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SRI LANKA : SILENCE ON MASSACRE !

01/27/2009

(source : Tamoulobs 26/01/09)

Sri Lanka : une tragédie humaine, 300 civils morts dans un bain de sang à Vanni

 

Dans une scène de carnage aux proportions inestimables, plus de 300 personnes sont mortes et plusieurs centaines d’autres ont été blessées au cours des 24 dernières heures.  Des obus ont été lancés de manière délibéré par les forces armées sri lankaises sur des objectifs civils. Une offensive militaire qui se rajoute aux dégâts causés par les pluies torrentielles ces derniers jours.  Malgré l’annonce de « zones de sécurité » par le gouvernement, aucune parcelle de terre n’est épargnée.

 

 

Les maisons et les véhicules brûlent d’un feu ardent sur trois km entre le temple de Vallipunam Kaali et Moongkilaaru sur la route de Paranthan, indiquent les rapports de Vanni lundi. Des corps sans surveillance, des gens blessés incapable de se mouvoir gisent sur le sol, tandis que le seul médecin restant a fui les lieux et les fonctionnaires du CICR, impuissants, pleurent à la vue de cette scène, de leurs bunkers, a déclaré un correspondant.


L’armée a contraint près de 400 000 Tamouls à vivre sur un terrain de 30 km2, qui recouvre une partie de la jungle et des zones de marais. La population s’est rassemblée dans les plantations de noix de coco et y reste sans aucune aide et avec le risque permanent d’être attaquée.


Une seule route traverse ce terrain. Des milliers de gens, notamment des enfants, affluent pour fuir les bombardements. D’autres attendent patiemment désespérés puisque ce chemin est également visé par le barrage d’obus. “Ceux qui sont blessés mourront dans les prochains jours, car les hôpitaux d’Udaiyaarkaddu et de Vallipunam (hôpital de Mullaitheevu), ont fermé leurs portes. Ce n’est pas simplement une crise humanitaire, mais une honte pour la civilisation humaine. Le  monde, qui observe et incite à tout cela, n’a aucune conscience,” a dénoncé K. Kamalanthan, un travailleur social.


En dépit de cette catastrophe, les agences de presse indiennes et Internationales basées à Colombo, ne publient aucun rapport concernant le génocide des Tamouls dans le Vanni. Elles continuent à faire l’éloge des victoires militaires de Colombo, peignant indirectement une image terroriste des LTTE, qui utiliseraient, pour reprendre les mêmes termes, les civils comme les boucliers humaines.

 

“Ces agences n’ont aucun cran, elles refilent les informations largement diffusées par le  gouvernement et sont une honte à la profession de journaliste. Elles ne peuvent pas nier leur rôle et être parties prenantes des crimes de guerre,” a condamné avec fermeté un journaliste tamoul déplacé dans le Nord-est du pays.

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