50 ans de tentatives d’assassinat contre Castro
(source: ACN 31/01/09)
C’est avant même le triomphe de la Révolution que le gouvernement impérialiste des États-Unis a fait ses premières tentatives d’élimination physique du Commandant en Chef Fidel Castro. Les essais se sont ensuite succédés pendant cinquante ans.
Le 2 Février 1959, un agent bien connu de la CIA, Allan Robert Mayer, a utilisé une avionnette pour pénétrer sur le territoire cubain avec cet objectif. Les organes de la Sécurité de l’État, qui venaient tout juste d’être mis en place, ont découvert son plan et l’ont arrêté.
Mais auparavant, le 28 Décembre 1958, le nord-américain Allen Robert Nye avait été arrêté par les forces rebelles dans la Sierra Maestra. Il possédait un fusil Remington de calibre 30-06 avec un viseur télescopique et il prétendait s’infiltrer dans les files de l’Armée Rebelle afin d’assassiner le leader révolutionnaire.
Nye était un agent du FBI et le gouvernement nord-américain l’avait prêté à Fulgencio Batista et aux militaires qui l’appuyaient afin qu’il puisse être embauché pour exécuter la mission. C’est de cette façon qu’avait été commencée la chasse à l’homme la plus longue que l’on connaisse dans l’histoire de l’humanité.
Dans un mémorandum qui a été déclassifié récemment, l’auxiliaire spécial du sous-secrétaire d’État pour les Affaires Interaméricaines John Hill avait écrit le 24 Avril 1959, après son retour d’un voyage effectué à La Havane, que toutes les opinions convergeaient pour dire que « la situation [à Cuba] avait de fortes chances de se désintégrer dangereusement si Castro était assassiné ou blessé, car aucune force ne serait capable de calmer l’hystérie collective qui s’en suivrait… ». Pourtant, la chasse s’est intensifiée et s’est convertie en politique officielle de Washington.
Comme preuve, on peut citer le document bien connu de la CIA, daté du 11 Décembre 1959, signé par J.C. King qui était à l’époque Chef de la Division de l’Hémisphère Occidental. Ce document envoyé par lui à son supérieur Allen Dulles conseillait de « considérer l’élimination physique » du Commandant en Chef comme « le moyen le plus rapide de faire tomber le régime cubain ».
Le 20 Janvier 1961, la CIA a crée un département nommé ZR-rifle qui, sous la couverture de déchiffrer les communications de pays amis, devait étudier et exécuter « l’élimination physique de leaders étrangers hostiles à la politique des États-Unis ».
Á la suite de la création de ce Département sont apparus deux artefacts conceptuels qui survivent encore : « la négation plausible » et « les opérations autonomes ». Ces doctrines ont caractérisé les agissements nord-américains depuis les années 30 du siècle dernier.
Traduits en langage plus simple, elles signifient la planification systématique de mesures diplomatiques, politiques, informatives et opératives qui aient pour but de masquer la responsabilité officielle des États-Unis lorsque, par un funeste hasard, ils pourraient se retrouver impliqués dans un scandale politique non désiré.
Jusqu’en 2000, 634 conspirations ou complots contre la vie de Fidel ont été analysés par la commission Church du Sénat des États-Unis, bien que la CIA n’admette dans le rapport de son inspecteur J S. Earman que huit plans d’assassinat.
Les noms de Johnny Rosseli, Santos Traficantes, Sam Giancana, Robert Mahew, Jack Ruby et ceux d’autres membres du crime organisé, sont mélés avec ceux de Tracy Barnes, Dowd Atlee Phillips, Howard Hunt y Frank Bender, des fonctionnaires de la CIA.
La commission Church a appuyé ses recherches sur de nombreux documents. Elle a établi clairement qu’un bon nombre de ces plans criminels ont été ourdis avant même que soient prises les premières mesures populaires adoptées par la Révolution cubaine, ce qui démontre la double morale du gouvernement des États-Unis dans cette histoire.


