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Dans le monde, une classe en lutte janvier 2009

02/21/2009

1-EXERGUE

 

« L’alternance de dépression et de prospérité dans l’industrie n’est pas un simple mouvement de balancier. Chaque nouveau mouvement a toujours été accompagné d’une expansion. Après chaque effondrement, chaque crise, le capitalisme a été capable de remonter la pente en étendant son domaine, ses marchés, le nombre de ses produits et l’importance de sa production. Tant que le capitalisme peut étendre toujours plus sa domination sur le monde et accroître ses dimensions, il peut offrir des emplois à la masse de la population. Et tant qu’il pourra faire face à la première exigence de tout système de production : procurer le nécessaire vital à ses membres, il sera capable de se maintenir, parce qu’aucune nécessité inexorable n’obligera les travailleurs à en finir avec lui. S’il pouvait prospérer en s’étendant toujours plus, la révolution serait alors impossible autant que superflue. (…) Les capitalistes d’Europe, puis d’Amérique ont pu accroître leur production avec une telle régularité et une telle rapidité parce qu’ils étaient environnés d’un vaste monde non capitaliste, n’ayant qu’une production très réduite, et étant, à la fois, source de matières premières et marché pour leurs produits. (…) Le capitalisme lui-même, l’exploitation industrielle s’introduisent dans ces pays et, bientôt, les anciens clients deviennent des concurrents.(…) Mais la Terre n’est qu’une sphère dont la surface est limitée. La découverte des dimensions finies du globe a accompagné la montée du capitalisme, il y a quatre siècles ; la prise en considération des limites de ces dimensions montre que le capitalisme a une fin. La population à asservir est limitée. Une fois qu’il aura fait entrer dans son domaine les centaines de millions de personnes qui s’entassent dans les plaines fertiles de Chine et d’Inde, le travail essentiel du capitalisme sera accompli. (…) Aussi l’expansion du Capital se trouvera-t-elle en échec. Non pas comme si un obstacle se dressait soudainement devant elle, mais, peu à peu, par la difficulté de vendre des produits et d’investir du capital. Alors le rythme de développement se ralentira, la production diminuera. Le chômage deviendra une maladie insidieuse. Alors la lutte entre capitalistes pour la domination du monde deviendra plus acharnée, avec en perspective de nouvelles guerres mondiales.(…) Alors ils [les travailleurs] devront assumer la tâche de créer un monde meilleur à partit du chaos engendré par le capitalisme en pleine décrépitude. » (Les Conseils ouvriers, Anton Pannekoek, Spartacus, tome I, p. 146-147.)

Dans ce qui suit, nous essayons de montrer le déferlement de la crise, d’une part ses conséquences sur les conditions d’exploitation et la vie quotidienne, d’autre part les réactions ouvrières dans le monde entier contre toutes ses conséquences. Ce n’est nullement exhaustif : bien des choses ont été omises et chacun peut ajouter à chacun des chapitres ce qu’il connaît par sa propre expérience ou en provenance de l’ensemble des médias.

LIRE LA SUITE ICI : http://www.mondialisme.org/spip.php?article1272

 

 

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