Fontaine-lès-Dijon : Oberthur : les salariés en grève
(source : LeBienPublic 24/02/09)
Hier à 12 h 30, un mouvement social a démarré au sein de l’entreprise Oberthur
technologies, rue des Cortots, à Fontaine-lès-Dijon.
Sur le site, l’entreprise emploie environ 200 salariés dans le secteur de la personnalisation des cartes de paiement à microprocesseur (type carte bleue), cartes à puces et à pistes magnétiques.
A l’appel du syndicat CGT-FO, environ 90 % des agents de production ont cessé le travail. Les salariés, travaillant en 3/8, indiquaient vouloir engager « une grève illimitée. »
Un comité central
Jeudi, un comité central, auquel participait Eric Jobert, secrétaire du comité d’entreprise de Dijon, s’est déroulé à Paris, où des revendications ont été exprimées auprès du directeur général. « Ces revendications n’ont pas été entendues », a commenté le représentant du comité d’entreprise : « Après plusieurs tentatives d’ouverture de notre part, la direction générale reste sourde et campe sur ses positions (…). Tous les sites du groupe vont appeler au débrayage ou à la grève (…). Ces dernières années ont été, pour nombre d’entre nous, un long fleuve pas très tranquille : réduction de salaire lors de la reprise en 1984, baisse de charge de travail, plans sociaux à Vitré, Puteraux, Boussingault, Nanterre, Caen, sans compter les plans chez les collaborateurs étrangers… »
Et de dénoncer par ailleurs « les changements de dirigeants menés bon train et les indemnités de départ à la hauteur de la rémunération de ceux-ci ».
Les salariés pointent par ailleurs le « versement de dividendes colossaux aux actionnaires (…). En ce début d’année, le groupe Oberthur fête ses 25 ans ; le président en est très fier, nous pourrions l’être aussi, si les bons résultats étaient partagés. »
Une augmentation de 3 % des salaires
Comme le soulignait hier Eric Barrot, délégué syndical FO : « Nos revendications portent sur l’augmentation de 3 % des salaires individuels, ainsi qu’une prime de 500 euros que nous avions obtenue l’année dernière, alors que les chiffres étaient moins bons que cette année ».
Le délégué syndical évoque la faiblesse des salaires dans l’entreprise, en particulier ceux des femmes. « Les employées, qui ont 15 ans d’ancienneté au conditionnement, touchent 1 200 euros par mois, en travaillant en équipe ».
Malgré plusieurs appels téléphoniques, la direction de l’entreprise n’a pu être jointe hier, afin qu’elle apporte ses commentaires aux propos tenus par les grévistes.
A.-F. B.


