Berlusconi propose des mesures anti-grève
(source : AP 27/02/09)
Le gouvernement de Silvio Berlusconi a proposé vendredi de nouvelles mesures pour limiter les grèves endémiques dans le secteur des transports, qui perturbent chaque année le trafic routier, aérien et ferroviaire.
Les mesures, approuvées lors d’une réunion des ministres, permettraient de durcir les sanctions en cas de grève sauvage et rendraient plus difficile pour les petits syndicats d’appeler à un mouvement surprise et de paralyser les transports.
L’an dernier, les mouvements sociaux contre la privatisation d’Alitalia ont conduit à l’annulation de centaines de vols pendant la période de Noël.
Au total, plus de 500 grèves sauvages locales ou nationales ont été recensées en 2008, selon les statistiques du gouvernement.
Avec les nouvelles mesures gouvernementales, seuls les syndicats représentant au moins 50% des salariés dans un secteur auraient le droit de lancer une grève. Les petits syndicats pourraient toujours appeler à manifester, mais à condition d’avoir reçu le soutien d’au moins 30% des salariés d’une branche.
Le gouvernement de Silvio Berlusconi souhaite également introduire des formes de grève “virtuelle”, où les salariés participant au mouvement viendraient quand même au travail en renonçant à leur salaire, que l’employeur donnerait, en y ajoutant un supplément, à une organisation caritative.
Ces nouvelles règles doivent être approuvées par le Parlement italien, où le gouvernement jouit d’une majorité confortable.
(notons que le gouvernement Berlusconi poursuit sa politique néo-libérale et anti-peuple NDLR)


