Martinique : La responsabilité populaire a vaincu l’arrogance des patrons et l’insolence du préfet
La responsabilité populaire a vaincu
l’arrogance des patrons et l’insolence du préfet
Restons mobilisés
Le 26 février 2009 alors que la Martinique , singulièrement la capitale a connu deux nuits de violence, le préfet Mancini qui ne s’était pas gêné pour aller habiter chez le béké Alain HUGUES DESPOINTES et pour faire surveiller le territoire des békés (cap est) par les forces armées du 5 février au 20 février, enjoignait les martiniquais à ne pas circuler dans fort de France à partir de 19 heures.
Rassemblés devant la préfecture au moment de cette déclaration d’un préfet en perte de crédibilité tout au moins pour ce qui est de l’impartialité les participants à la mobilisation avaient répondu Non à Mancini « Matinik sé ta nou, nou ka rété en lari a !»
Vers 18 heures 30 les responsables du collectif venaient nous annoncer pour la première fois, le patronat et le préfet les écoutaient sur les salaires et semblaient prendre en compte leur proposition de 250 € pour tout contributeur et pour les jeunes de 18 à 25 ans une allocation d’autonomie préalable à l’embauche calculée sur la base du RMI, plus 250 €.
On était loin de l’arrogance et de la suffisance affichées lors des deux journées antérieures par le patronat qui prétendait ne pas pouvoir dépasser la fourchette de 10 à 40 €
C’est donc la pression populaire à tous les niveaux, de jour comme de nuit, dans les rues comme dans les quartiers qui a aidé les négociateurs à comprendre et respecter les justes revendications portées par le collectif dont la détermination sort de jour en jour renforcée des négociations.
Une étape est franchie pour aller vers la victoire populaire. Restons donc vigilants, mobilisés et unis pour renforcer les actions programmées et les justes revendications du collectif du 5 février 2009.
C’est un processus révolutionnaire que nous vivons et à travers lequel il faut continuer à débattre des problèmes aussi essentiels qu’urgent, comme : le changement du mode de consommation, et de production ; les rapports entre l’Etat français, les békés et le peuple martiniquais ; la réappropriation par les martiniquais des richesses produites par leur travail depuis 1848, les réformes de l’éducation, de l’enseignement etc.
Nous sommes en train de bâtir une nouvelle société. Sachons le faire ensemble mais chacun à son niveau, chacun à sa place et dans le rôle qui lui revient.
Ansanm nou pli fò !
UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE !
Le 27 février 2009
G. MALSA
Le Président du MODEMAS


