Sauter au contenu

Où en est la puissance économique des Békés

02/28/2009

(source : Journal Juctice 26/02/09)

La question de la puissance économique béké est dans toutes les conversations depuisle début du mouvement du 5 février.

 

Eléments de réflexion.

Le magazine Business News dirigé par Eddy Marajo a présenté en mars 2007 un dossier intitulé : “Békés. Puissanc eéconomique : mythe ou réalité ?”.

Une évaluation de l’importance des groupes économiques békés a été réalisée à partir de l’emploi et de la valeur ajoutée et de leur contribution au produit  intérieur brut. Cette approche est évidemment très partielle, à notre avis, car elle ne rend pas compte des rapports d’influence et en particulier de la présence croisée du capital béké dans les différents secteurs.

Résultats : les 15 groupes békés représenteraient 14 % du PIB local et 22 % de la valeur ajoutée marchande. Soit une création de richesse de 853 millions d’euros quand même ; 9 % de l’emploi total, soit 11 000 des quelque 125 000 emplois existants en 2005, ce qui est cependant très important. Ces groupes contrôlent 330 entreprises actives, soit 1 % des entreprises, est-il souligné. Mais le rapport au nombre total d’entreprises n’a pas de sens, vu la poussiérisation extrême des quelque 27 000 entreprises martiniquaises, dont une sur deux n’a pas de salarié.

L’étude montre que, sous l’influence d’une série de facteurs, le poids économique des entreprises békés concentré aujourd’hui dans une quinzaine de groupes, s’est considérablement réduit tout au long du 20 ième siècle : catastrophe de Saint-Pierre, crise de l’industrie sucrière, pénétration du capital français, européen et international, disparition du Crédit Martiniquais (du fait de leur avidité lors de la défiscalisation), etc. 17 groupes Békés ont ainsi disparu au cours des trente dernière années.

C’est ainsi que les groupes capitalistes békés ont perdu le contrôle des assurances, de la banque, de la distribution des hydrocarbures, d’une partie de la distribution alimentaire (ils détiendraient tout de même 26,5 % des hypermarchés et 50,7 % des supermarchés), le rhum repris par des multinationales, etc.

Ils ne sont pas présents dans le téléphone mobile, la construction, la gestion de l’eau, la production d’énergie, le transport, le meuble, l’électro-ménager, la sécurité, etc.

Cependant Eddy Marajo reconnaît que les békés “sont directement détenteurs d’un véritable pouvoir économique en gérant la majorité du foncier agricole du pays” : les grandes exploitations agricoles békés (240 environ) occuperaient 52 % de la surface agricole utilisée.

Les békés dominent dans les secteurs de la production et du commerce de matériaux de construction, dans l’industrie locale et particulièrement l’agro-alimentaire et n’hésitent pas, comme le groupe Bernard Hayot, à investir à l’extérieur de la Martinique (Guadeloupe, Guyane, République dominicaine, Trinidad, Nouvelle-Calédonie, La Réunion, etc).

Michel Branchi

 

Journal Justice Martinique à télécharger ici :

http://journal-justice-martinique.com/wp-content/uploads/justice-nc2b09-press.pdf

 

Pas encore de commentaires

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.