Débrayages chez Peugeot et la Sotech

(source : SudOuest 21/03/09)

Au lendemain de la journée de grève nationale qui a vu plus de 3 000 personnes défiler dans les rues de Bergerac, l’heure était toujours à la mobilisation, hier matin, pour les employés de Peugeot, d’une part, ainsi que pour ceux de la Sotech. Rendez-vous avait été fixé devant les portails des deux entreprises, afin de dénoncer des cas de licenciements jugés abusifs.

Postes supprimés ?

Chez Peugeot, deux employés étaient hier en entretien préalable de licenciement.
Luc Cadillon, représentant syndical CGT, a dénoncé « un licenciement pour des raisons politiques plus qu’économiques. La secrétaire et le carrossier dont les postes sont menacés sont tous les deux représentants du syndicat qui a été créé le 11 mars dernier. S’il existe des motifs économiques à ces licenciements, il va falloir le prouver. »
« De plus, les revendications du personnel concernant la sauvegarde du treizième mois n’ont été entendues que sous la menace et le dépôt de douze dossiers aux prud’hommes. La décision du tribunal sera rendue le 25 mai prochain. »

Departs Volantaires

Pendant ce temps, devant la Sotech, environ 70 employés d’Ahlstrom, de Polyrey, de la SNPE et d’autres entreprises du Bergeracois étaient venus soutenir trois soudeurs de la société, dont Francis Alvarez. Ce dernier, délégué syndical, a été licencié alors que la Sotech fait l’objet d’une procédure de rachat, et que 29 postes sont directement menacés. « Les contrats des soudeurs ont été modifiés pour éliminer les membres du comité d’entreprise. À la place, ils ont embauché des intérimaires. Cinq départs volontaires ont même été refusés par la direction pour pouvoir atteindre les délégués syndicaux », constate Jean-Jacques Poumeyrol. Un comité d’entreprise extraordinaire s’est réuni dans l’après-midi pour réclamer la réintégration des trois soudeurs.
sources : Arnauld bernard, sudouest.com

 

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