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La situation critique du peuple Tamoul

03/21/2009


Sri Lanka : plus de 600 soldats de l’armée périssent dans les combats


(source : TamoulObs 18/03/09)
Alors que l’armée continue de crier victoire, les Tigres tamouls ont annoncé mardi via leur émission radio Voice of Tigers, que 604 soldats de l’armée sri lankaise ont trouvé la mort lors des affrontements à Puthukkudiyiruppu. Plusieurs centaines de soldats y ont été blessés.

La population locale affirme avoir vu des ambulances transporter les blessés vers l’hôpital de Colombo.


La situation critique du peuple tamoul

(source : InfoTamils 18/03/09)
La diaspora tamoule vivant en Suisse s’est rassemblée devant l’ONU à Genève, le 16 mars, en grand nombre et elle a pressé M. Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, d’agir concrètement pour sauver les Tamouls à Vanni, dans le Nord de l’île du Sri Lanka. Ils ont dis que toute tentative pour d’évacuer les Tamouls et de les placer dans des camps de détention de l’armée sont une grande déni de leurs droits fondamentaux et un péché que même l’ONU ne devrait pas oser à s’aventurer. Tout en demandant une solution politique basée sur une autodétermination par intérim, ils ont aussi accusé la communauté internationale pour son indifférence devant l’immolation du Murugathasan devant l’ONU à Genève.

Le texte complet du mémorandum suit :
Le Forum Tamouls Suisse, une association de plus de 30 organisations de la diaspora tamoule fonctionnant en Suisse, apprécie votre effort inlassable pour trouver une solution pacifique et durable pour le conflit ethnique dans l’île du Sri Lanka. Cependant, nous ne sommes pas satisfaits des rapports émis par l’ONU et les agences de l’ONU concernant ce problème.

Les Tamouls vivant dans l’île du Sri Lanka ont lutté par des moyens pacifiques depuis 1905 pour restaurer leur souveraineté perdue et trouver une solution amicale basée sur l’autodétermination. Ils ont commencé leur combat armé seulement dans les années 80 après trois décennies de tentatives non-violentes sincères échouées pour assurer leur liberté d’expression, de langage et d’identité culturelle.

Après qu’une série de pogroms patronné par l’état et le terrorismes de l’armée sur les Tamouls et d’autres minorités en 1956, 1958, 1961, 1970, 1977, 1980, 1983 et 1987 qui continuent jusqu’ici, les Tamouls ont essayé assidûment de chercher l’interférence de la communauté internationale avec l’espoir de finir leurs griefs avec une solution politique permanente et une paix durable.

Cependant, il semble que les acteurs internationaux interprètent les choses selon leurs intérêts politiques et économiques totalement ignorant les faits sur le terrain. Un exemple récent de cela est l’appel pour l’évacuation des Tamouls de Vanni de leurs propres maisons traditionnelles. Ceux qui appellent pour l’évacuation, échouent à remarquer que cette manoeuvre forcera ces civils dans les mains de l’armée de maraudage du gouvernement chauvin cingalais.

En outre, n’importe quelle tentative pour leur évacuation et leur placement dans des camps de détention de l’armée est un démenti brut de leurs droits de l’homme fondamentaux et un péché que même l’ONU ne devrait pas avoir osé risquer. De plus, pour blâmer les LTTE d’empêcher les gens de sortir du secteur sans preuve véritable et indépendante est suffisant de douter de l’intégrité et de la neutralité d’une institution de monde auguste comme l’ONU. Par un tel comportement, l’ONU est coupable de complicité coupable dans la guerre de génocide et la purification ethnique par le gouvernement cingalais appelé à tort la guerre au Terrorisme.

Actuellement il y a plus de 300’000 Tamouls à Vanni, à qui on a refusé la nourriture et les médicaments et les autres fournitures essentielles, mourant de faim, et les soins médicaux pour les malades et ceux qui sont grièvement blessés. Ceux qui prennent refuge dans les zones déclarées sûres par le gouvernement et les hôpitaux du gouvernement sont tués et blessés chaque jours par centaines à cause de l’incessante pluie d’obus d’artillerie et de bombes. Des dangereuses armureries comme les bombes à fragmentation et les bombes au phosphore blanc et les obus d’artillerie à fragmentation pleuvent jour et nuit sur ces personnes infortunées les forçant à aller dans des bunkers boueux et inondés sans nourriture adéquate ni d’eau potable saine.

Nous avons expliqué à la communauté internationale plusieurs fois que le gouvernement cingalais utilise la nourriture et les médicaments comme outils pour la guerre, violant les lois internationales et leurs normes. Juste pour dire le gouvernement interdit de prendre de la nourriture et des médicaments à Vanni, ne va pas aider les gens à les recevoir enfin. Donc nous exigeons des actions viables et concrètes immédiates de la partie de la communauté internationale. Si la communauté internationale est incapable de faire cette tâche, aidez-nous s’il vous plaît à prendre ces choses directement à Vanni. Nous voyons le gouvernement indien comme un participant actif à cette guerre et ne pouvons pas confier nos malades et nos indigents dans ses mains.

Un jeune tamoul de la diaspora, Murugathasan, sacrifia sa vie en s’immolant à Genève devant les Nations Unies, pour souligner la situation critique des Tamouls et pour demander instamment à la communauté internationale de trouver une juste solution pour le problème tamoul. Cependant, il n’y a aucune action concrète par la communauté internationale jusqu’ici.

Les récents sondages menés dans la partie du sud du Sri Lanka ont montré que les Cingalais ne veulent pas vivre avec les Tamouls. Parce que, ils redisent que le Sri Lanka est un pays Cingalais Bouddhiste. Cela veut dire qu’aucun autre n’a le droit de vivre dans l’île. Les Tamouls aussi ont déjà trop souffert et veulent la séparation. Maintenant, comment peut la communauté internationale dire aux Tamouls de vivre dans un ‘Sri Lanka unifié ?’

Nous, dans le passé, avons attendu justice de l’état cingalais et avons échoué misérablement et le monde entier le sait. La communauté internationale a aussi témoigné dans un passée récent après l’accord du cessez-le-feu signé en février 2002. Maintenant, nous attendons une solution de la communauté internationale basée sur l’interne autodétermination.

Pour presser la communauté internationale nous, la diaspora tamoule vivant en Suisse, avons commencé une campagne de piquets à Genève devant l’ONU le 5 mars 2009. Notre demande principale est d’envoyer des médicaments et de la nourriture à Vanni et de stopper la guerre immédiatement. Nous sommes déterminés à aller avec cette campagne jusqu’à que nos demandes soient satisfaites.

Nous attendons avec impatience de vous, comme secrétaire général de l’ONU, lever cette occasion et de prendre des étapes significatives pour finir cette guerre de génocide.

Nous vous remercions et anticipons une réponse favorable.

Shan Thavarajah
Vice-président

Thambipillai Namasivayam
Secrétaire

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