Un père de famille sans-papiers interpellé à l’hôpital et expulsé
(source : NouvelObs/AFP 22/03/09)
“Arrêter quelqu’un dans un hôpital alors qu’il vient voir son enfant, c’est inqualifiable”, dénonce l’association RESF. L’homme vivait en France depuis 9 ans.
Un père de famille vivant en France depuis neuf ans a été expulsé samedi 21 mars, dans la matinée vers Kinshasa (République démocratique du Congo), deux jours après son interpellation à l’hôpital de Lagny (Seine-et-Marne), a-t-on appris auprès du Réseau Education sans Frontière (RESF).
Interpellé mercredi, ce “ressortissant angolais” d’une quarantaine d’années “se trouvait aux urgences à l’hôpital de Lagny”, où sa fille avait été admise dans la soirée après avoir été blessée par sa mère, placée en garde à vue, a déclaré à l’AFP Brigitte Cerf, de RESF Seine-et-Marne. Il a été conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne).
“Court-circuitage de la justice”“Arrêter quelqu’un dans un hôpital alors qu’il vient voir son enfant, c’est inqualifiable”, a estimé RESF, tout en dénonçant “l’arrachement d’un père à sa famille” et le “court-circuitage de la justice” dans la mesure où l’homme n’a pas été présenté devant le juge des libertés et de la détention (JLD).
Contactée par l’AFP, la préfecture de Seine-et-Marne a pour sa part estimé que “la reconduite a été régulière dans le sens où (le père de famille) n’a pas fait de recours devant le JLD” et “n’a pas non plus fait de demande d’asile”.
Selon la préfecture, ce père de famille est d’origine congolaise, et non angolaise. Il disposait d’un laisser-passer consulaire qui lui a permis de retourner à Kinshasa, a-t-on ajouté. (Avec AFP)
Contactée par l’AFP, la préfecture de Seine-et-Marne a pour sa part estimé que “la reconduite a été régulière dans le sens où (le père de famille) n’a pas fait de recours devant le JLD” et “n’a pas non plus fait de demande d’asile”.
Selon la préfecture, ce père de famille est d’origine congolaise, et non angolaise. Il disposait d’un laisser-passer consulaire qui lui a permis de retourner à Kinshasa, a-t-on ajouté. (Avec AFP)


