Valéo Le licencieur touche le magot 10 euros par salarié et le pactole pour le PDG
03/26/2009
(source : CGT 25/03/09)
La colère est montée d’un cran la semaine dernière chez Valéo. Après l’annonce d’un plan de 5000 suppressions d’emploi dont 1600 en France, le PDG a été remercié le 20 mars, avec une indemnité de départ de 3,26 millions d’euros.
Ce parachute doré est d’autant plus inadmissible que l’équipementier automobile vient de percevoir 19 millions d’euros de l’Etat via le Fond Stratégique d’Investissement, sans oublier que le PDG devait recevoir 70% de ses indemnités de départ parce qu’il n’avait pas rempli l’ensemble de ses objectifs.
Après l’injection d’argent public dans l’entreprise, le 6 mars, plus de 800 salariés des différents sites français de Valéo étaient rassemblés devant le siège à Paris pour exprimer leur colère et demander des informations supplémentaires sur le plan de licenciements et la pérennisation des emplois.
La CGT Valéo considère que l’entreprise « doit tenir compte du projet d’alternative, présenté au comité Européen, qui permettrait (…) de sauver près de 1200 postes directs ». Après l’annonce du parachute doré de leur patron, le sentiment d’injustice et de colère a gagné les salariés des différents sites de l’entreprise, déjà en mouvement depuis quelques semaines. Mardi 24 mars, une assemblée générale sur le site de Mondeville en Normandie a réuni plus de 150 salariés qui ont décidé de bloquer l’usine jeudi 26 mars. Les différents syndicats CGT se réuniront prochainement pour la poursuite de la mobilisation et coordonner les actions sur les différents sites.
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