ROUBAIX / 3 SUISSES Les syndicats appellent les salariés à se réveiller
(source : Nord Eclair 28/03/09)
Le comité d’entreprise extraordinaire a débuté sereinement selon les syndicats. Mais le ton semble être monté en début d’après-midi jusqu’à être suspendu.
Pendant ce temps-là des salariés manifestaient devant le siège.
Ils veulent y croire. Croire que l’avis de l’expert, rendu hier, jouera en leur faveur. « Il nous a assuré qu’une réorganisation n’était pas justifiée », s’exclame Fatiha Bouzaoui, secrétaire CGT 3 Suisses, grimpée sur une table pour mieux faire entendre sa voix auprès des manifestants. Mais l’avis de l’expert n’est que consultatif. La preuve avec La Redoute. La direction n’a pas vraiment tenu compte de son constat. Que feront les responsables de 3 Suisses France ?
Il y avait comme un sentiment de résignation dans les rangs des manifestants. Peu nombreux tout d’abord et certains d’entre eux soulignaient, « que de toute façon tout était décidé par la direction ».Tandis que le comité d’entreprise se réunissait, les directeurs des services des secteurs touchés par les suppressions de postes informaient les salariés des réorganisations. Une première étape. « C’est lourd à digérer. Nous, nous sommes cinq techniciennes et une de nous devra partir », a témoigné une salariée du service import.
La direction a répété qu’elle avait des solutions pour les 674 postes menacés. Mais pour les syndicats, « ce n’est que des histoires. Elle n’a pas besoin de licencier. On sait que l’entreprise a de l’argent. Elle vient de vendre Cofidis au Crédit mutuel pour 650 millions d’euros. L’expert estime qu’il suffirait qu’elle injecte 150 millions d’euros pour booster la société », poursuit la secrétaire CGT. Celui-ci aurait également ajouté qu’en sous-traitant les appels téléphoniques, l’entreprise perdrait en qualité mais aussi financièrement. La direction a expliqué que « le résultat de la vente de Cofidis, ce sont les actionnaires qui en décideront ». Le comité d’entreprise a quant à lui été suspendu et reporté à mardi prochain. Khelaf Bouacha, directeur des ressources humaines, a précisé, « que le rapport était très dense et que, pour une question de compréhension, il valait mieux reporter. Il y a des étapes. Il faut prendre le temps d’expliquer en quoi cette réorganisation est indispensable pour faire face au nouveau modèle commercial ».
Cet article a été publié à 28/03/2009 à 10:19 et est archivé sous luttes sociales avec des tags 3 Suisses, luttes sociales. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cet article grâce au flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou un trackback depuis votre site.