Angers COMMUNIQUE Des expulsés du 48 RUE LIONNAISE
En nous expulsant du 48, rue Lionnaise, les autorités ont montré qu’ils n’avaient pas retenu la leçon de la réquisition de l’ex-gendarmerie des Ponts de Cé; dommage pour elle car elles n’ont que renforcé notre détermination!Après une courte halte devant la mairie vers 17h les habitants du “48″ se sont rendus en groupe au lieu de rendez-vous fixé le midi même dans les locaux de la DASS pour connaître les dernières
propositions des autorités pour leur logement comme la loi française et les accords internationaux les y oblige; ils se sont vite rendus compte que les propositions n’avaient pas changé: hébergements provisoires avec en prime une trentaine de places au “Cesame”, annexe de l’hôpital psychiatrique.
Ils demandent l’asile politique, on leur propose l’asile de fous.
Quant aux SDF, pas de solutions sinon l’hôtel pour les gens, la SPA pour leurs chiens.
La venue du représentant de la préfecture n’a rien changé à ces discours fumeux; ce représentant a même eu le front de leur dire qu’ils pouvaient composer le “115″ (appel d’urgence) alors que le SAMU social amenait des gens de la rue au “48″ avant qu’il ne soit évacué par les forces de police.
Les pouvoirs établis en nous expulsant ont provoqué SCIEMMENT un véritable trouble à l’ordre public et devraient être sanctionnés en conséquence:
- Les autorités ont perturbé des gens qui récupéraient du cauchemar vécu dans la corne de l’Afrique.
- Les demandeurs d’asile se reconstruisaient collectivement et s’ouvraient à leur nouvel environnement social et culturel; l’intervention policière a stoppé brutalement ce processus.
- Les Rroms de Roumanie nous ont dit avoir été touchés que nous leur parlions et les considérions comme des êtres humains.
- Les SDF commençaient à envisager un avenir moins sombre….
- Les cours de français fonctionnaient et complétaient ceux dispensés déjà pour une maîtrise plus rapide de la langue.
- Chacun dans les trois communautés présentes (SDF, Rroms et demandeurs d’asile) s’adaptait sans contrainte à la vie collective du lieu.
C’est tout cet ensemble que les autorités ont attaqué en agressant le “48″; pire qu’elles ont tenté de détruire… mais elles en sont pour leur frais!
La meilleure preuve en a été donnée par les demandeurs d’asile; aux propositions fumeuses de la préfecture, ils ont répondu par un non définitif et catégorique; mieux, ils se sont déclarés solidaires des SDF!
Nous sommes repartis, ensemble et avons bifurqué vers le Nouveau Théâtre.
Nous avons décidé d’y passer la nuit avec l’accord du responsable du “Quai”, accord spécifié verbalement au responsable des forces de police.
Celles-ci ont quitté les lieux peu après, laissant les occupants se préparer à une nuit paisible en compagnie du responsable du quai.
Pas si paisible que çà!
Vers 1 heure du matin, retour en force des forces de police qui ont séparé les français des demandeurs d’asile; c’est donc délibérément qu’ils ont sortis les français avant de les gazer et frapper à coups de matraque.
Nous ferons, ce matin, le bilan des dégats humains et des suites éventuelles à leur donner.
Ce qui est incompréhensible, c’est ce retour en force que rien ne justifie.
Incompréhensible, cette violence préméditée, gratuite, qui visait les personnes.
Encore plus incompréhensible; les demandeurs d’asile ont été embarqués de force dans un bus de la COTRA réquisitionné pour l’occasion et ce qui dépasse l’entendement, c’est qu’ils auraient été emmenés à l’hôtel du Lac de Maine; sous la pression policière, nous n’avons pu vérifier mais si
l’information s’avère exact on côtoie l’absurde:
Le relogement en hôtel de tous les demandeurs d’asile impossible par le dialogue quelques heures plus tôt devenait une réalité par la brutalité policière.
Trop c’est trop! nous demandons l’ouverture immédiate d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur ces agissements qui relèvent plus de la violence organisée que du maintien de l’ordre.
Nous demandons que les responsabilités soient clairement définies:
- Soit la mairie, propriétaire du “Quai”, en l’occurrence Mr Antonini, a demandé cette intervention et dans ce cas nous attendons qu’il s’en explique devant la population angevine et .qu’il démontre dans le cas contraire sa bonne foi en portant plainte contre les exactions préfectorales
- Soit le préfet, en dehors de tout cadre légal, a diligenté cette opération et nous attendons qu’il assume pleinement ses responsabilités, y compris, si nécessaire, devant la justice.
- Soit l’intervention s’est faite d’un commun accord mairie-préfecture.
Dans tous les cas, cette opération ne peut qu’évoquer la rafle monstrueuse de 200 afghans dans le Calaisis.
et pose une question qui dépasse le cadre angevin et concerne chacun et chacune d’entre nous:
Les godillots policiers piétineraient-ils en toute impunité les articles de la Loi ?
En attendant les réponses des intéressés, nous maintenons d’autant plus vigoureusement notre appel à rassemblement de la population angevine:
Le samedi 25 avril à 14 heures devant la mairie pour exiger des hébergements corrects et durables tant pour les demandeurs d’asile que pour les Sans Domicile Fixe ou le retour au “48″ de tous les habitants dans les lieux tels qu’ils étaient avant cette opération de police; A la lumière des récents évènements, nous demandons des explications des
parties concernées par une enquête des responsabilités engagées par ces évènements
Pour tout contact: 06 83 87 32 28
Communiqué à diffuser le plus largement!
Nous avons décidé d’y passer la nuit avec l’accord du responsable du “Quai”, accord spécifié verbalement au responsable des forces de police.
Celles-ci ont quitté les lieux peu après, laissant les occupants se préparer à une nuit paisible en compagnie du responsable du quai.
Pas si paisible que çà!
Vers 1 heure du matin, retour en force des forces de police qui ont séparé les français des demandeurs d’asile; c’est donc délibérément qu’ils ont sortis les français avant de les gazer et frapper à coups de matraque.
Nous ferons, ce matin, le bilan des dégats humains et des suites éventuelles à leur donner.
Ce qui est incompréhensible, c’est ce retour en force que rien ne justifie.
Incompréhensible, cette violence préméditée, gratuite, qui visait les personnes.
Encore plus incompréhensible; les demandeurs d’asile ont été embarqués de force dans un bus de la COTRA réquisitionné pour l’occasion et ce qui dépasse l’entendement, c’est qu’ils auraient été emmenés à l’hôtel du Lac de Maine; sous la pression policière, nous n’avons pu vérifier mais si
l’information s’avère exact on côtoie l’absurde:
Le relogement en hôtel de tous les demandeurs d’asile impossible par le dialogue quelques heures plus tôt devenait une réalité par la brutalité policière.
Trop c’est trop! nous demandons l’ouverture immédiate d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur ces agissements qui relèvent plus de la violence organisée que du maintien de l’ordre.
Nous demandons que les responsabilités soient clairement définies:
- Soit la mairie, propriétaire du “Quai”, en l’occurrence Mr Antonini, a demandé cette intervention et dans ce cas nous attendons qu’il s’en explique devant la population angevine et .qu’il démontre dans le cas contraire sa bonne foi en portant plainte contre les exactions préfectorales
- Soit le préfet, en dehors de tout cadre légal, a diligenté cette opération et nous attendons qu’il assume pleinement ses responsabilités, y compris, si nécessaire, devant la justice.
- Soit l’intervention s’est faite d’un commun accord mairie-préfecture.
Dans tous les cas, cette opération ne peut qu’évoquer la rafle monstrueuse de 200 afghans dans le Calaisis.
et pose une question qui dépasse le cadre angevin et concerne chacun et chacune d’entre nous:
Les godillots policiers piétineraient-ils en toute impunité les articles de la Loi ?
En attendant les réponses des intéressés, nous maintenons d’autant plus vigoureusement notre appel à rassemblement de la population angevine:
Le samedi 25 avril à 14 heures devant la mairie pour exiger des hébergements corrects et durables tant pour les demandeurs d’asile que pour les Sans Domicile Fixe ou le retour au “48″ de tous les habitants dans les lieux tels qu’ils étaient avant cette opération de police; A la lumière des récents évènements, nous demandons des explications des
parties concernées par une enquête des responsabilités engagées par ces évènements


