Chili : les mythes du néolibéralisme
(source : En Marcha 21/04/09)
(source : En Marcha 21/04/09)
Au Chili, les mineurs de la mine de cuivre Escondida, se maintiennent une grève pour des meilleures conditions de travail et une plus grande rémunération salariale. Peut-être que leurs revendications seraient passées inaperçues s’ils ne travaillaient pas dans la plus grande mine privée de cuivre du monde et si leurs arrêts de travail et la paralysie n’avait pas occasionné le désapprovisionnement de 10% du minerai au niveau mondial, ainsi que débat développé à l’intérieur de la société chilienne, en ce qui concerne la privatisation démesurée de l’industrie minière dans le pays.
La grève développée par les ouvriers de la mine se justifie si nous prenons en compte que la valeur de ce minerai a triplé, tandis que ses salaires sont restés stagnants; mais au-delà de cet aspect, il est précis d’analyser si ce boom minier, par l’augmentation du prix du cuivre sur le marché mondial, se reflète dans le développement social du Chili.
Selon quelques analystes, ce qui reste au fisc chilien n’est pas beaucoup par rapports aux bénéfices des entreprises privées. Ce qui revient au Chili ce sont environ 12.000 millions de dollars, tandis qu’aux transnationales reviennent des milliers de millions de dollars. Si le prix du métal se maintient avec trois dollars US par livre, les transnationales auront accumulé d’ici à 2010 plus de 130.000 millions de dollars.
Face à cette situation, quelques représentants du gouvernement ne se sont pas montrés partisans de réviser les pourcentages de participation dans les bénéfices extraordinaires, en laissant clairement voir que le gouvernement chilien est plus dirigé à plaire aux transnationales et aux gouvernements puissants du monde que dirigé les ressources vers le développement social. Si nous additionnons à cela que la majorité des mines de cuivre ont été privatisée ou en concession, nous sommes en face de ce que beaucoup d’adversaires au gouvernement de Bachelet ont dénommé “la perte de la meilleure et peut-être de la seule occasion historique qu’aura le Chili pour commencer d’un pas ferme et réel, un réel progrès dans le pays” parce que ce à ce jour ce qui a été montré au monde se sont des mythes d’illuminés néolibéraux qui se cachent dans leur folie.
Devant cette réalité la lutte des ouvriers de la mine Escondida, doit se déplacer vers toute la société Chilienne, puisque ce qui est réellement dans un jeu, sans dégilitimer cela, n’est pas seulement l’augmentation des salaires, mais, la nécessité de transformer une société qui peu ) à peu est mise à nue à cause des effets dévastateurs qu’a produit l’application de recettes économiques néolibérales c’est-à-dire un pillage “légalisé” des ressources souveraines d’un pays et avec cela le mépris constant des droits du travail de la part des entreprises privées qui ont été admises au Chili à la suite de la dictature et des gouvernements supposés socialistes qui lui ont succédé.