Relaxe en appel pour 9 des condamnés du procès ETA
(source : http://www.7sur7.be/)
Neuf des 47 militants basques condamnés en décembre 2007 lors du procès le plus important jamais organisé contre la mouvance du groupe indépendantiste basque armé ETA, ont bénéficié jeudi d’une relaxe en appel, a annoncé la justice espagnole.
De deux à vingt ans de prison
En revanche, les peines de prison pour les 38 autres condamnés fin 2007, ont été confirmées en appel par le Tribunal suprême, d’après un document officiel auquel l’AFP a eu accès. Parmi ces derniers, huit qui étaient jusqu’à présent en liberté provisoire, devaient être interpellés jeudi pour qu’ils accomplissent leur peine. Un mandat d’arrêt a été émis contre eux, selon ce document.
La sentence en appel a été notifiée jeudi par le Tribunal suprême à l’Audience nationale, la principale instance pénale espagnole en charge des dossiers de terrorisme. Le 19 décembre 2007, l’Audience nationale avait reconnu coupables 47 des 52 personnes impliquées dans ce “maxi-procès” visant l’entourage de l’ETA.
Ces militants appartenant à un conglomérat d’organisations basques, considérées comme proches ou faisant partie de l’ETA, avaient écopé de peines de prison allant de deux à 20 ans, pour “appartenance” ou “collaboration” avec une organisation terroriste.
Organisations politiques
Ils appartenaient à un ensemble d’organisations basques agissant sur le terrain politique (Kas-Ekin), international (Xaki), médiatique et culturel (le journal Egin) ou promouvant des actions de désobéissance civile (Fondation Joxemi Zumalabe).
Kas-Ekin n’était pas seulement un “satellite” de l’ETA mais “faisait partie du coeur même” du groupe basque armé, avait estimé fin 2007 l’Audience nationale.
Tenue pour responsable de la mort de 825 personnes en près de 41 ans de violences pour l’indépendance du Pays Basque (nord), l’ETA a repris officiellement les armes en 2007, après 15 mois de trêve, et a multiplié, depuis, les attentats (une trentaine) et tué six Espagnols.
La pression de la justice et de la police espagnoles s’est parallèlement fortement accrue sur le groupe armé et sur son entourage politique, grâce en particulier à la collaboration efficace de la France.
En revanche, les peines de prison pour les 38 autres condamnés fin 2007, ont été confirmées en appel par le Tribunal suprême, d’après un document officiel auquel l’AFP a eu accès. Parmi ces derniers, huit qui étaient jusqu’à présent en liberté provisoire, devaient être interpellés jeudi pour qu’ils accomplissent leur peine. Un mandat d’arrêt a été émis contre eux, selon ce document.
Ils appartenaient à un ensemble d’organisations basques agissant sur le terrain politique (Kas-Ekin), international (Xaki), médiatique et culturel (le journal Egin) ou promouvant des actions de désobéissance civile (Fondation Joxemi Zumalabe).


