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Une répartition déséquilibrée des emplois entre hommes et femmes

04/30/2009

(source : Observatoire des Inégalité 14/04/09)


Présentes à 74,9 % dans le secteur de l’éducation-santé-action sociale, mais seulement à 9,1 % dans la construction, les femmes demeurent souvent cantonnées aux métiers “dits féminins”.

La participation des femmes au marché du travail ne cesse d’augmenter. Elle approche désormais la parité : 46,9 % des travailleurs sont… des travailleuses. En 2002, elles représentaient 45 % de l’ensemble. Toutefois, les femmes n’occupent pas les mêmes emplois que les hommes, ni dans les mêmes secteurs.

Les femmes sont sur-représentées dans les professions incarnant les « vertus féminines » (communication, services à la personne) et de niveau hiérarchique souvent limité : employées, professions intermédiaires de la santé et du travail social, instituteur/trices et professeur(e)s. Elles sont par contre toujours peu nombreuses dans les professions incarnant les « vertus viriles » (force et technicité) ou dans celles hiérarchiquement élevées : ouvrier(e)s, chauffeur(e)s, policier(e)s, militaires, chefs d’entreprise, ingénieurs et cadres techniques d’entreprise.

De même, la présence de femmes varie selon les secteurs d’activité : largement majoritaires, à 74,9 %, dans le secteur de l’éducation-santé-action sociale, des services aux particuliers et dans une moindre mesure dans les activités financières, immobilières, les services ou l’administration, elles se raréfient dans les industries, l’énergie ou les transports et les femmes ne sont plus que 9,1 % dans la construction.

L’évolution de la situation entre 2002 et 2007 nous permet de constater deux mouvements différents : les femmes, de plus en plus diplômées, sont davantage présentes dans les postes de cadres, où leur progression est la plus forte (+ 8 points dans la fonction publique et + 6,6 points dans le privé). Mais par rapport aux secteurs d’activité, on observe plutôt une concentration accrue des femmes dans les secteurs déjà très féminisés et une diminution dans ceux où elles étaient déjà peu présentes. La variation entre 2002 et 2007 est de + 2,5 points dans le secteur de l’éducation-santé-secteur social, tandis qu’elle est de – 2,1 points dans le domaine de l’énergie.

 

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