Banque : ABM Amro va supprimer 5.000 emplois et réduire ses coûts
05/19/2009
(source : Les Echos 19/05/09)
Le groupe bancaire néerlandais ABN Amro, contrôlé par l’Etat, a l’intention de supprimer entre 4.000 et 5.000 emplois et de réduire ses coûts jusqu’à 1,3 milliards d’euros lors du processus de fusion avec Fortis Bank Nederland, annonce un porte-parole.
Ce dernier a précisé que 5.500 à 6.500 emplois seraient effectivement supprimés, mais que le groupe créerait 1.500 nouveaux emplois dans le même temps.
ABN Amro employait 57.000 personnes à travers le monde fin 2008, alors que Fortis Bank Nederlands employait un peu moins de 10.000 personnes.
La réduction des coûts devrait permettre d’économiser entre un et 1,3 milliards d’euros.
Le porte-parole a déclaré qu’il n’y avait pas de date précise à laquelle les suppressions d’emplois et les réductions des coûts devraient être réalisées, tout en ajoutant qu’elles devraient avoir lieu au cours de l’intégration des deux banques.
L’envergure de ces réductions avait été révélée en premier par des syndicats plus tôt dans la journée.
L’Etat néerlandais a acheté en octobre Fortis Bank Nederland alors en difficulté, ainsi que ses intérêts dans ABN Amro. Fin décembre, l’Etat avait repris la part de Fortis dans l’actionnariat de l’entité qui dirige ABN Amro.
Le projet de l’Etat est de combiner au bout du compte Fortis Bank Nederland et ABM Amro et de revendre la nouvelle banque unifiée au public. Il a porté l’ancien ministre des Finances néerlandais Gerrit Zalm à la tête du nouveau groupe.
Une vente d’actifs de 709 millions d’euros, approuvée par Fortis et Deutsche Bank l’an dernier, complique ces projets. L’opération avait été ordonnée par la Commission européenne pour des questions de concurrence après qu’un groupe emmené par Fortis a racheté ABN en 2007.
Mais la banque centrale néerlandaise BND avait suspendu la vente infructueuse alors que le processus de nationalisation était en cours.
Depuis, ABN a déclaré ne pas être lié par l’accord, que la Deutsche Bank voudrait bien voir aboutir.
Ben Berkowitz, version française Marie-Laure Combes
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