Le dernier adieu à Mario Benedetti
(source : Granma 20/05/09)
(source : Granma 20/05/09)
«Nous mettons aujourd’hui en terre un homme qui croyait dans l’espoir que les choses, celles que nous savons tous importantes –l’amour, la justice, la solidarité, l’honnêteté, la rigueur, le dévouement– peuvent être atteintes», devait déclarer Hugo Achugar, directeur du Département de la culture du gouvernement uruguayen.
Le chanteur et compositeur Daniel Viglietti, qui fut un ami intime de Benedetti, a signalé quant à lui que «nous sommes tous consternés, comme il l’a écrit à l’occasion de la mort du Che (…), mais sa plume nous laisse l’âme pleine de vers simples, simples dans leur grandeur, comme ceux du Cubain José Marti qu’il admirait tant».
Viglietti a souligné que le prestigieux intellectuel survivait chez les autres, entre autres raisons, «pour son engagement dans la lutte politique. Il survit pour son ferme soutien envers la Révolution cubaine, sa période de travail à la Casa de las Américas, son amitié avec Haydée Santamaria et Roberto Fernandez Retamar, entre autres camarades», a-t-il dit.
A la cérémonie d’adieu au grand écrivain était présents le président Tabaré Vazquez, des compagnons des luttes politiques de Benedetti, des personnalités de la culture et du sport, des membres du corps diplomatique et un nombreux groupe d’élèves et d’étudiants de Montevideo. Les restes de Mario Benedetti ont été provisoirement déposés au Panthéon national. Ils seront ensuite transférés dans un autre cimetière de la capitale uruguayenne, auprès de la tombe de sa compagne Luz, décédée en 2006. (PL)
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