Idéologie du Comité invisible : anti-communisme, contre-révolution et fantasmes fascisants
(source : ContreInformations 26/05/09)
Julien Coupat, fondateur du Comité invisible, a longuement répondu à des questions posées par un grand quotidien bourgeois. L’ensemble est un bavardage pompeux, prétentieux et incompréhensible d’un intellectuel bourgeois qui, à l’évidence, a beaucoup d’admiration pour lui-même. Cette interview écrite reprend d’ailleurs les codes typiques d’une discussion bourgeoise, où les interlocuteurs essaient de s’impressionner mutuellement en étalant leurs références culturelles
, comme le fait ici Coupat.
Ce n’est pas tant le fait que Coupat soit bourgeois qui importe mais son incapacité idéologique à se se mettre au service du peuple.
C’est simple, Coupat ne voit même pas le prolétariat, il n’en parle jamais, tout occupé qu’il est à se complaire dans sa culture. Tout au plus oppose-t-il une “une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout”. Lorsqu’on lui rappelle qu’il vient d’un milieu très aisé, il dit même (citant Hegel): “Il y a de la plèbe dans toutes les classes”.
Le plèbe, ce mot typiquement grand bourgeois pour désigner les masses populaires.
Le fondateur du Comité invisible est donc au service de lui-même, de son discours délibérément obscur car ne voulant pas compromettre à son auteur une voie de sortie littéraire,
dans ce pays, la France, qui respecte tellement le verbe creux du moment qu’il est recouvert d’un vernis “artistique”.
Quelques idées émergent quand même de ce long exposé d’intellectuel égocentrique et suffisent à en dire long sur l’idéologie contre-révolutionnaire
qui anime le comité invisible. Tout d’abord, le texte est marqué par une approche profondément anticommuniste,
il utilise le terme “stalinien” de manière péjorative et parle de “grisaille soviétique” à propos du NPA, ce qui déjà en soi montre que le fondateur du Comité invisible est totalement à côté de la plaque.
Ce rejet du communisme explique la fascination pour “la rue”, notion abstraite niant la lutte de classes.
“La seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c’est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d’entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole”, écrit Coupat.
Ainsi, pour Coupat, l’ennemi c’est Sarkozy et non l’Etat bourgeois, le capitalisme. Pour Coupat, ce n’est pas le prolétariat qui exprime le besoin de communisme,
mais “la rue” qui a des “penchants révolutionnaires”. Coupat méprise le rôle de direction de la classe ouvrière dans la révolution
car elle est consciente de sa responsabilité historique, et remplace cela par une attirance “naturelle” (c’est bien l’idée du mot “penchant”) pour la révolution.
Or, la classe ouvrière ne fait pas la révolution par inclinaison naturelle mais parce qu’elle n’a pas le choix!
“La rue”, lieu de prédilection de la “plèbe” est le concept central de Coupat car il permet d’effacer la lutte de classes, de remplacer la lutte du prolétariat pour renverser la bourgeoisie par un regroupement indistinct, dépourvu d’identité de classe en lutte contre… Sarkozy et sa “clique”! Il s’agit là d’une référence claire à la collaboration de classe (contre des usurpateurs au pouvoir) qui forme une des bases du fascisme.
Et d’une référence culturelle très claire: celle du Paris de Baudelaire, grande référence du comité invisible (voir “Explication de la doctrine secrète du Comité invisible“).
D’ailleurs, Coupat ne s’arrête pas là. Plus loin, il écrit : “Car ce qui s’avère, sous les dehors d’une “crise économique”, d’un “effondrement de la confiance”, d’un “rejet massif des classes dirigeantes”, c’est bien la fin d’une civilisation, l’implosion d’un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l’ordre politique, la religion ou l’organisation des entreprises.”
La fin de la “civilisation” est un bien un concept fasciste, car le fascisme se propose justement de régénérer une “civilisation” décadente par le retour idéalisé à de “vraies valeurs”.
De la même manière, la “rue” de Coupat est un concept idéaliste fortement imprégné d’un romantisme de la révolte qui plaît aux bourgeois par son côté littéraire, tragique. C’est précisément cette idée qu’exprime Coupat en parlant de “révolte cruelle mais bouleversante”.
Les masses, elles, ne font pas la révolution pour la beauté du geste et la pose romantique, les masses font la révolution pour briser leurs chaînes, écraser l’exploitation capitaliste au service de la bourgeoisie, et prendre le pouvoir!
« La révolution n’est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s’accomplir avec autant d’élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d’amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d’âme. La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. » (Mao Zedong)
Mais si Coupat reste cloué au stade de la révolte idéalisée, c’est parce qu’il refuse le communisme et par conséquent ne trace aucune perspective révolutionnaire. Coupat et le comité invisible, c’est “la révolte pour la révote”, sans guerre populaire prolongée et sans communisme, à l’image des artistes qui se complaisent dans “l’art pour l’art” sans servir le peuple.
Coupat est obligé de réfléchir ainsi car il refuse toute direction, il refuse le Parti. Pourtant, seul le Parti communiste formé de révolutionnaires professionnels et disciplinés guide les masses vers la révolution, vers le communisme.
En France, seul le PCMLM assume la tâche historique de la révolution et se réclame de l’idéologie révolutionnaire de notre époque : le marxisme-léninisme-maoïsme. Coupat, de son côté, caricature l’histoire, signe qu’il méprise l’histoire révolutionnaire des masses qui se confond avec celle du communisme.
Coupat est un héritier du 19è siècle, de la période des comités (de salut public, insurrectionnel…) qui décrète la révolte pour le peuple et en dehors de lui, à une époque où la classe ouvrière naissante était encore inorganisée, une inorganisation qui convient aujourd’hui parfaitement au comité invisible… et aux classes dominantes.
En fin de compte, la bourgeoisie se permet d’offrir une tribune à Coupat dans un de ses principaux journaux, parce que le comité invisible n’est que l’expression désorganisée d’une petite-bourgeoisie contre-révolutionnaire qui panique dans le contexte de crise générale du capitalisme.
C’est en raison de cette désorganisation, source d’imprévisibilité, que la bourgeoisie est intervenue pour coffrer Coupat et les autres membres du comité invisible. Mais tandis que ces derniers se recycleront bientôt dans des carrières universitaires, le prolétariat réclame aujourd’hui l’organisation de sa lutte à mort contre la bourgeoisie, jusqu’au communisme!
C’est simple, Coupat ne voit même pas le prolétariat, il n’en parle jamais, tout occupé qu’il est à se complaire dans sa culture. Tout au plus oppose-t-il une “une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout”. Lorsqu’on lui rappelle qu’il vient d’un milieu très aisé, il dit même (citant Hegel): “Il y a de la plèbe dans toutes les classes”.
dans ce pays, la France, qui respecte tellement le verbe creux du moment qu’il est recouvert d’un vernis “artistique”.
qui anime le comité invisible. Tout d’abord, le texte est marqué par une approche profondément anticommuniste,
il utilise le terme “stalinien” de manière péjorative et parle de “grisaille soviétique” à propos du NPA, ce qui déjà en soi montre que le fondateur du Comité invisible est totalement à côté de la plaque.
“La seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c’est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d’entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole”, écrit Coupat.
mais “la rue” qui a des “penchants révolutionnaires”. Coupat méprise le rôle de direction de la classe ouvrière dans la révolution
car elle est consciente de sa responsabilité historique, et remplace cela par une attirance “naturelle” (c’est bien l’idée du mot “penchant”) pour la révolution.
De la même manière, la “rue” de Coupat est un concept idéaliste fortement imprégné d’un romantisme de la révolte qui plaît aux bourgeois par son côté littéraire, tragique. C’est précisément cette idée qu’exprime Coupat en parlant de “révolte cruelle mais bouleversante”.



Il est vrai que l’histoire l’a déjà démontré, nous les anarchistes on vous aura toujours dans les pates et nous n’avons pas fini de vous entendre baver des inepties avec vos sempiternelles phrases pitoyables et vos analyses démagogiques. Vos jouez les puristes révolutionnaires et vous préchez une phraséologie dénudée de toute complication dialectique en accusant ces rebelles, que vous traitez de petit bougeois et de contre révolutionnaires et de n’être qu’une des bases du faschisme.
Vous avez toujours été les prétentieux dirigeant de la classe ouvrière car à votre avis il lui manquerait une certaine capacité pour s’organiser sans votre science de la direction des masses laborieuses, elles sont tellement stupides sans votre efficacité et votre savoir historique.
J’espère que cette fois nous ne louperons pas notre coup et comme nous vous haîssons autant que nous haîssons les bougeois nous formons le voeux de voir les derniers bureaucrates de votre acabit pendu à la lanterne avec les tripes du dernier capitalistes.
Un anarchiste qui vous veut du mal.
Ce qui est pitoyable c’est l’analyse économique libertaire et ses réponses en matière d’économie..parce que de ce côté c’est plutôt le néant absolu les libertaires et l’économie..Faire de belles phrases c’est bien, mais c’est pas avec ça que l’on construit une société et que l’on nourris un peuple….
“J’espère que cette fois nous ne louperons pas notre coup et comme nous vous haîssons autant que nous haîssons les bougeois “..dites-vous, c’est bizarre cette manie des anars de rejetter leur propre famille…