Des rebelles maoïstes présumés tuent quatre policiers
(source : AFP 16/06/09)
(source : AFP 16/06/09)
Dans un département reculé de l’Etat du Jharkhand, à 190 km de la capitale régionale Ranchi, 30 à 40 guérilleros ont apparemment ouvert le feu au passage de membres des forces de l’ordre, tuant quatre policiers et faisant trois blessés, a indiqué un porte-parole de la police, Satyanarayan Pradhan, en accusant des “rebelles maoïstes”.
Ces attentats contre des policiers ou des soldats sont relativement fréquents dans l’est de l’Inde et toujours mis sur le compte de groupes d’insurgés maoïstes.
Au moins 15 des 28 Etats fédérés de l’Union indienne, sur un corridor courant de l’est au sud-est du sous-continent, sont confrontés depuis 1967 à des poches de rébellions maoïstes. Au total, 165 des 600 départements du pays seraient, à des degrés divers, sous l’influence de ces guérilleros d’extrême-gauche, que les Indiens appellent les “naxalites”.
Ils constituent la plus grande menace pour la sécurité nationale, avait averti en 2006 le Premier ministre Manmohan Singh. En 2007, les violences liées à ces insurrections avaient fait plus de 800 morts en Inde.
Le mouvement maoïste indien compte officiellement 9.300 combattants répartis en une myriade de groupuscules.
Les rebelles, quand on peut exceptionnellement les approcher, disent mener la lutte armée contre de grands propriétaires terriens et les sociétés exploitant des minerais, pour défendre les paysans sans terre et les tribus.
Toutes les tentatives de New Delhi pour sceller un accord de paix ont échoué.