5 ANS APRES, SEPT MILITANTS BASQUES JUGES A PARIS
(source : Sud-Ouest 18/06/09)
(source : Sud-Ouest 18/06/09)
Le procès de sept prisonniers basques arrêtés entre février et avril 2004, ouvre aujourd’hui à Paris à la couyr d’assises spéciale. Ils sont poursuivis pour « pour appartenance à ETA ». Parmi eux, Jean-Marie Saint-Pée originaire de Saint-Michel, dans l e canton de Garazi.. Son arrestation le 4 avril 2004, causa la stupeur dans la région. Agriculteur berger l’homme d’une cinquantaine d’années, vivait au coeur du village dans une ferme entourée d’habitations, où la police mit au jour un atelier utilisé par ETA. Au dire des services antiterroristes français, l’endroit servait de couverture à des membres d’ETA impliqués dans la fabrication d’armes.
Apparemment sans histoire
« Quelque chose d’énorme ! », avait lancé un des enquêteurs stupéfait. Le berger connu de tous et apparemment sans histoires fut réveillé au petit matin par la police, en même temps qu’un membre présumé d’ETA Josetxo Zeberio Aierbe (originaire d’Ataun, en Guipuzcoa) qui, lui aussi, sera jugé ces jours-ci.
Lors de leur arrestation, les juges anti terroristes Laurence Le Vert et Marie-Antoinette Houyvet se rendirent sur les lieux sous une forte protection policière, sous l’oeil de curieux ébahis.
Les autres militants basques convoqués à la barre sont Enrike Garate Galarza (d’Otxandio), Ibon Elorrieta Sanz (Bilbao), Jon Kepa Preciado Izarra (Santurtzi) Iñaki Esparza Luri (Pampelune) et Diego Ibarra (Bidart). Ce dernier fut laissé en liberté sous contrôle judiciaire en octobre 2004. Plusieurs manifestations de soutien sont prévues, la première demain vendredi (19 heures) à Bidart.
Notons par ailleurs, que la Biarrotte (il s’agissait de l’ex-épouse de José Antonio Urrutikoetxea, dirigeant présumé d’ETA dans la clandestinité) convoquée lundi au commissariat de Bayonne puis placée en garde à vue a été laissée en liberté mardi matin après interrogatoire.