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Appel pour la relaxe des 28 syndicalistes de l’USTKE

06/23/2009


Le procès de 28 syndicalistes de l’USTKE (Union des Syndicats des Travailleurs Kanaks et des Exploités) s’est tenu à Nouméa le 16 juin. Le procureur a requis de lourdes peines de prison : 15 mois ferme contre Gérard Jodar, le président du syndicat, de 3 mois à 1 an ferme contre six autres militants et des peines avec sursis pour les autres. Le verdict doit être rendu lundi 29 juin.

Ce qui s’est passé lors de la journée de mobilisation du 28 mai à Nouméa : au cours d’un rassemblement organisé par l’USTKE le 28 mai dernier à l’aérodrome Magenta à Nouméa les forces de l’ordre sont intervenues violemment contre les syndicalistes venus soutenir les employés d’Air Calédonie en lutte depuis 3 mois contre un licenciement abusif. Face à une pluie de grenades lacrymogènes dont certaines envoyées en tir tendu, les syndicalistes se sont repliés sur le tarmac et
certains se sont réfugiés dans les avions en stationnement. 28 militants dont le président du syndicat, et plusieurs membres de la direction ont été arrêtés et inculpés « d’entrave
à la circulation d’un aéronef » (les avions étaient vides et en stationnement) et détérioration d’un aéronef alors que ce sont les policiers et gendarmes qui ont fait des dégradations
en intervenant violemment dans les avions. Quatre d’entre eux ont été placés en détention provisoire quelques jours et deux responsables de la fédération du bâtiment sont toujours incarcérés.
L’USTKE est le premier syndicat du territoire, la répression et la criminalisation de son action est la marque de la volonté de l’Etat dans cette colonie de casser le syndicat
par tous les moyens. Depuis l’arrivée sur le territoire du haut commissaire Dassonville,l’équivalent du préfet dans les colonies, les condamnations à de la prison et à de lourdes
amendes se multiplient. Le jour même des affrontements sur l’aérodrome, le haut commissaire, dans une conférence de presse a prétendu que des explosifs avaient été trouvés dans les avions ce qui bien entendu s’est révélé faux. Mais ces propos visaient à assimiler le combat syndical au terrorisme pour salir l’action des militants.

En 2008, 22 membres de l’USTKE ont été condamnés à de la prison ferme pour les affrontements qui avaient suivi l’intervention, à 2 heures du matin, des gendarmes mobiles
contre le piquet de grève à la société CARSUD. Les accusés ont aussi écopé de 140 000 euros d’amende…

Nous dénonçons la répression policière et judiciaire systématique contre l’USTKE et ses militants.
Nous appelons à soutenir les syndicalistes de l’USTKE et
exiger l’arrêt des poursuites contre eux et leur relaxe pour
éviter que ne s’instaure à partir de cette lointaine colonie une jurisprudence dangereuse pour tous les militants syndicaux.

Collectif SOLIDARITE KANAKY – http://www.solidaritekanaky.org

Pour signer l’appel, envoyer vos signatures à contact@solidaritekanaky.org

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