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Les « No Border » ont planté leurs tentes

06/23/2009

(source : 20 Minutes 23/06/09)


Pour la maire de Calais, il ne fallait pas les inviter. Mais les membres du collectif d’extrême-gauche « No Border », qui militent pour la suppression des frontières, étaient bien là, hier, pour installer leur camp. Entre la voie rapide et la rue Normandie-Niémen, ils comptent rester une semaine pour mettre en lumière la situation des migrants.

Hier, vers midi, ils étaient une quarantaine autour d’un grand tableau d’école pour lister les tâches à effectuer. A l’entrée, des planches de bois sur la pelouse, pour faciliter le passage des handicapés. Une dizaine de tentes déjà montées et des militants qui s’escriment à assembler les tubes de la structure d’un chapiteau. Pas de quoi fouetter un chat.

Les cars de CRS patrouillent dans la rue mais rien ne vient perturber le cours de la journée. Si ce n’est l’apparition des journalistes, pas vraiment les bienvenus en dehors des horaires édictés par le collectif. « Il y a la presse. Ils viennent dire qu’on est très gentils », ironise Meriem, une militante chargée de la communication. Principal grief des jeunes : la psychose ambiante relayée par les médias. Cela ne semble pas avoir eu d’influence sur l’attitude des riverains. « Ils sont venus nous aider, poursuit Meriem. C’est super réjouissant ! »

Mais pour « No Border », l’essentiel est ailleurs. Avant même l’ouverture officielle, ils ont réussi à associer les migrants à leur démarche. Une vingtaine d’entre eux, assure le collectif, serait venue rencontrer les militants locaux, belges ou anglais déjà sur place. Et ils seront bientôt plus nombreux. Combien ? « D’habitude, on est un millier, compte Tom. Mais ce qui est important, c’est les discussions qu’on aura sur la situation choquante des migrants. » Pour le Préfet, ce qui est important c’est de « répondre à toute tentation de violence » qui pourrait apparaître lors de cette semaine de camping ou lors de la manifestation (lire l’encadré). Tout est prévu pour ça. Même les voitures banalisées qui stationnent en cachette sur la voie rapide, de l’autre côté du campement.

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