Le suédois SKF supprime 900 emplois dans le monde (dont en Vendée)
(source : awp/afp 30/06/09)
Le suédois SKF, leader mondial des roulements à billes, a annoncé mardi la fermeture de son usine en Vendée (ouest de la France) et le licenciement de ses 380 employés, dans le cadre d’un nouveau plan de 900 suppressions d’emplois dans le monde.
“SKF prend de nouvelles mesures pour adapter sa production à la faible demande et pour accélérer le déplacement de la production dans des régions à croissance plus rapide dans le monde. Cela va affecter 900 personnes dans le monde”, indique le groupe dans un communiqué.
“Dans le cadre de ces mesures, SKF a annoncé son intention de fermer l’usine de Fontenay-le-Comte en France, où 380 emplois seront touchés”, poursuit-il.
La perspective de la fermeture du site, qui avait été rendue publique par les syndicats de l’usine vendéenne, a entraîné une grève chez SKF à Fontenay-le-Comte et des manifestations la semaine dernière, menées notamment par le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers.
M. de Villiers a annoncé son intention de “polluer l’image” de SKF en achetant des pages dans les journaux économiques suédois, américains et français pour y dénoncer la politique du groupe suédois qui l’amène à fermer un site alors qu’il réalise “des millions de bénéfice”.
SKF a vu la chute de son bénéfice s’accélérer au premier trimestre 2009 (-70% par rapport à 2008), à 394 millions de couronnes (près de 36 millions d’euros) en raison du recul des ventes et prévoit une nouvelle baisse de la demande au deuxième trimestre.
Outre l’usine française, les suppressions d’emplois concernent l’Inde, le Royaume-Uni et la Suède.
La perspective de la fermeture du site, qui avait été rendue publique par les syndicats de l’usine vendéenne, a entraîné une grève chez SKF à Fontenay-le-Comte et des manifestations la semaine dernière, menées notamment par le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers.


