Répression syndicale en Nouvelle-Calédonie
(source : Le Monde Diplomatique 29/06/09)
Le président du syndicat indépendantiste de Nouvelle-Calédonie USTKE, Gérard Jodar, a été condamné lundi à Nouméa à un an de prison ferme pour « entrave à la circulation d’un aéronef », annonce l’Agence France Presse. La même peine a été prononcée à l’encontre d’un autre responsable du syndicat, Michel Safoka. En tout, vingt-huit militants étaient poursuivis ; de 4 à 12 mois de prison ferme ont été prononcés pour six d’entre eux. Tous vont faire appel.
En mai dernier, dans le cadre du conflit déclenché par le licenciement, jugé abusif, d’une employée de la compagnie Aircal, plusieurs centaines de militants USTKE avaient marché sur l’aérodrome de Magenta. Le Haut commissaire de la République, Yves Dassonville, avait fait donner les gendarmes mobiles et le GIPN (Groupe d’intervention de la police nationale). Des échauffourées avaient éclaté avec la police et certains manifestants étaient montés à bord de deux appareils de la compagnie Aircal.
L’AFP juge que l’USTKE est « coutumière de coups d’éclat en Nouvelle-Calédonie, qui perturbent la vie quotidienne de la population », et souligne qu’une « pétition pour dénoncer ses actions » a rassemblé 15 000 signatures.
Après le conflit chez Carsud (Veolia) en janvier 2008, qui avait déjà mené ses dirigeants au tribunal, l’organisation, majoritaire en Nouvelle-Calédonie, fait surtout les frais, une fois de plus, de la répression féroce qui sanctionne toute action syndicale sur l’île. Sur ce territoire, le code du travail français ne s’applique pas, les conseils de prud’hommes n’existent pas, et le Mouvement des entreprises de France (Medef) local « appelle les entreprises à sanctionner les travailleurs qui se mettent en grève pour défendre le droit syndical », écrivait en novembre dernier Christian Darceaux dans Le Monde diplomatique (« Climat tendu en Nouvelle-Calédonie »). L’USTKE a encore aggravé son cas en étant à l’origine de la création du Parti travailliste, parti indépendantiste radical dont la naissance inquiète autant la droite que les indépendantistes institutionnels.
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bonjour , je ne me réjouis pas non plus de l’incarcération , d’un syndicaliste .Je me demande seulement si a force des défendre tout et n’importe quoi , la défense est encore crédible . je prendrais en exemple , la défense , d’une personne ayant “oublier de remttre en banque les 20 000 000 fcp de la recette de sa sociétée et ayant de ce fait été licencié pour faute . dans le cadre de l’action pour laquelle monsieur jodar est condanné s’agit t’il d’action syndicale ou de voyoucatrie , la question reste posé , il semble de les juges ai tranché.
Comme M. Ghesquière l’a dit, renseignez-vous sur la situation dans notre pays avant de balancer n’importe quoi.
Je suis enseignante calédonienne, je ne suis pas syndiquée mais je pense sue les syndicats sont nécessaires pour le bien des travailleurs. Maintenant il faut reconnaître qu’en Nouvelle-Calédonie les mouvements de l’USTKE dépassent souvent le cadre de la légalité et ne respectent pas les autres travailleurs souvent victimes des troubles occasionnés. Alors de grâce, vous qui n’y connaissez rien à mon pays, laissez-nous tranquille et occupez-vous du votre.
Je ne me réjouis pas de l’incarcération d’un syndicaliste, c’est triste et c’est du gachis pour notre société calédonienne … mais de grâce renseignez vous sur le pays. Il va vers son émancipation et le Droit du travail est de la compétence de la Nouvelle Calédonie, Il existe un Code du travail propre au pays et qui n’a pas subi les outrages de votre Sarko ! Il existe d’autre part un Tribunal du Travail qui satisfait l’ensemble du monde syndical (USTKE compris).
Syndicaliste depuis 1969 en Nouvelle Calédonie.