Les employés licenciés de trois stations services font grève
(source Tribune de genève 29/07/09)
(source Tribune de genève 29/07/09)
Leur contrat de travail a en effet été résilié suite à la vente de trois de ces établissements à des particuliers. Les repreneurs, eux, n’ont pas souhaité gardé le personnel. Ces employés réclament ainsi la mise en place d’un plan social, à savoir une indemnité de trois mois de salaire, le payement de leurs vacances et de leurs heures supplémentaires.
Selon le syndicat Unia, la procédure en cas de licenciement collectif – consulation préalable auprès des employés – n’a pas été respectée par la société. «Il s’agit de licenciements abusifs», estime Anahid Pasha Khani. «La société ne nous propose qu’un mois de salaire par personne, estimant qu’il ne s’agit pas d’un licenciement collectif au sens du code des obligations. Mais ils font fi de la loi genevoise qui stipule qu’un licenciement est collectif dès qeu 6 personnes sont concernées.»
Dans ses courriers aux employés et au syndicat, Fair Express, qui n’a pas pu être jointe cet après-midi, explique cette vague de licenciements par des raisons économiques. La loi interdisant d’employer du personnel le dimanche aurait rendu la situation financière de certaines stations, celle de la Praille notamment, “catastrophique”.
De leur côté, les employés sont encore sous le choc. «Fin mai, nous avons été avertis par ceux de la Praille que tous avaient été licenciés et que nous devions nous méfier. Puis, en juin, on nous a annoncé que nous étions virés au 31 août», explique une employée de la station du Lignon. Accusations de vol, agressions, tous dénoncent également de difficiles conditions de travail. «Il m’arrive de faire huit heures et demi de travail sans pause», explique Sabrina. «Après une agression où de l’argent a été volé, on est venu me cuisiner, croyant que c’était moi!», ajoute France.