PCMLM : Les « identitaires »: nous avions malheureusement vu juste!
(source : Contre-Informations 21/10/09)
Contre-Informations a en premier souligné ces dernières années le fait que le fascisme allait se développer. Si aujourd’hui les « identitaires » font parler d’eux jusque dans de très nombreux médias, ils ne sont pas pour nous quelque chose de « nouveau ».
En novembre 2007, soit il y a deux ans!, un document analysait déjà leurs positions et leur stratégie: « Psychologie de masse du fascisme: La conception « identitaire » d’une France « des terroirs » où « bon sang ne saurait mentir » est-elle nouvelle? »
On pouvait y lire:
« Les «identitaires», en répondant aux exigences d’une fraction de la bourgeoisie impérialiste qui a soif d’alliance et de propositions stratégiques concrètes dans le cadre de la crise capitaliste, disposeront d’un soutien très clair d’une partie de l’appareil d’Etat et de la bourgeoisie impérialiste, et ne peuvent que grandir. »
Et là, que voit-on? Ces 17 et 18 octobre, ces « identitaires » ont tenu leur congrès , avec comme dit plus haut une bienveillance médiatique forcenée. Les figures, les idées, les structures des « identitaires » ont eu une présence massive dans les médias.
Les « identitaires » rentrent dans le cadre institutionnel, ils comptent même se présenter aux régionales de 2010 et se transformer en « parti politique » à part entière. Une alliance avec le maire d’Orange MPF , où s’est tenu le congrès (appelé convention), est d’ailleurs prévue.
Aujourd’hui les faits parlent d’eux-mêmes: nous avions vu juste! Nous avions malheureusement vu juste. Ce qui se passe n’est nullement « surprenant », mas bien dans le prolongement le plus net d’une tendance que seul le PCMLM avait vue.
Mais ce n’est pas tout. L’article présentant les « identitaires » disait aussi:
« A l’inverse, la partie de la bourgeoisie impérialiste qui ne voudra pas de cette option soutiendra les courants souverainistes, comme par exemple les « nationaux-républicains » d’Alain Soral. D’où les inévitables conflits entre ces deux tendances, l’une « européenne », l’autre « nationale ». »
Et que voit-on? Qu’effectivement l’autre tendance fasciste n’apprécie pas cette progression « identitaire », ce qu’un des principaux dirigeants « nationaliste-révolutionnaires » résume en parlant de « la mise en place par certains réseaux d’une extrême droite sarkocompatible. »
De fait, pour tous les courants chauvins, nationalistes (y compris de « gauche »), les « identitaires » ne seraient pas d’extrême-droite, mais des serviteurs zélés du libéralisme et de l’Etat israélien, des « réactionnaires ».
Une contradiction qui est en fait interne au fascisme, qui est un mouvement. Un mouvement qui a même ses alliés à l’extrême-gauche, sous la forme de pseudos « anti-impérialistes » critiquant une seule tendance du fascisme, mais surtout pas l’autre car ils en sont en fait l’expression.
Tous ces faits montrent la juste compréhension que nous avons de ce processus, et la justesse, dans l’analyse faite des « identitaires », de parler de la nature du fascisme comme « mouvement », mouvement divisé en plusieurs courants, dont une fraction paneuropéenne (et « occidentaliste ») et une fraction nationaliste française.
Cette analyse, le PCMLM l’a faite au moment où tous les autres courants antifascistes, tous les autres observateurs, considéraient que l’extrême-droite s’effondrait avec le Front National. Tout cela montre à quel point on a besoin de l’économie politique et de l’organisation la portant: le PCMLM!
Voilà pourquoi le PCMLM existe, voilà pourquoi cette perspective existe. Il faut donc continuer ce travail d’analyse antifasciste, qui va de pair avec le développement d’une culture révolutionnaire, d’un activisme communiste. A ce titre, sans doute faut-il reprendre et développer l’article Psychologie de masse du fascisme : la lente construction actuelle d’un fascisme français .
Car les « identitaires » tentent justement de développer un courant « populiste » synthétisant l’ensemble des sensibilités d’extrême-droite, à mi-chemin entre les deux courants traditionnels du fascisme (les « traditionalistes » / les « nationaux-révolutionnaires »).
On pouvait y lire:
Et là, que voit-on? Ces 17 et 18 octobre, ces « identitaires » ont tenu leur congrès , avec comme dit plus haut une bienveillance médiatique forcenée. Les figures, les idées, les structures des « identitaires » ont eu une présence massive dans les médias.
Mais ce n’est pas tout. L’article présentant les « identitaires » disait aussi:
« A l’inverse, la partie de la bourgeoisie impérialiste qui ne voudra pas de cette option soutiendra les courants souverainistes, comme par exemple les « nationaux-républicains » d’Alain Soral. D’où les inévitables conflits entre ces deux tendances, l’une « européenne », l’autre « nationale ». »
Cette analyse, le PCMLM l’a faite au moment où tous les autres courants antifascistes, tous les autres observateurs, considéraient que l’extrême-droite s’effondrait avec le Front National. Tout cela montre à quel point on a besoin de l’économie politique et de l’organisation la portant: le PCMLM!
Car les « identitaires » tentent justement de développer un courant « populiste » synthétisant l’ensemble des sensibilités d’extrême-droite, à mi-chemin entre les deux courants traditionnels du fascisme (les « traditionalistes » / les « nationaux-révolutionnaires »).


