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Action Directe: Rouillan, détenu à Marseille, demande à être soigné à Paris

10/23/2009

(source : AFP 23/10/09)

L’avocat du cofondateur du mouvement armé d’extrême gauche Action directe (AD) Jean-Marc Rouillan a annoncé vendredi avoir demandé à la Chancellerie que son client, malade et détenu à Marseille, bénéficie d’un transfert à Paris pour soigner sa maladie rare.

Me Jean-Louis Chalanset, qui a communiqué à l’AFP une copie de la lettre datée de jeudi, explique que M. Rouillan souffre d’une pathologie rare, la maladie d’Erdheim-Chester, une maladie “évolutive” s’attaquant principalement au système osseux, et qu’il souhaite “pouvoir bénéficier des soins qui sont prodigués au groupe hospitalier Pitié-Salpetrière au service de médecine interne, qui est le seul service à pouvoir lui apporter des soins”.

“L’absence de traitement proposé à M. Rouillan ne peut s’apparenter qu’à un refus de soins qui ne saurait être admis”, écrit M. Chalanset.

Compte tenu de cette maladie rare découverte en avril 2009, l’avocat avait déposé en mai une demande de suspension de peine pour raison médicale au tribunal de l’application des peines de Paris, compétent pour les dossiers de terrorisme.

Le tribunal a désigné un expert médical qui a souligné “la possibilité d’un traitement expérimental qui pourrait avoir des effets bénéfique sur l’état de santé de M. Rouillan”, écrit l’avocat, qui réclame “que cesse cette situation d’absence et de refus de soins qui est parfaitement inadmissible”.

Jean-Marc Rouillan, 56 ans, a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité dans les années 1990 pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse en 1986 et d’un ingénieur général de l’armement, René Audran, en 1985.
Il est actuellement soigné à Marseille dans une unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI), structure de soins spécialement prévue pour les détenus.

Rouillan, incarcéré depuis 1987, avait bénéficié de décembre 2007 à octobre 2008 d’une semi-liberté. Ce régime lui avait retiré après avoir enfreint, en s’exprimant dans l’hebdomadaire L’Express, l’obligation de ne pas évoquer les faits lui ayant valu d’être condamné. 

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