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Centre de Rétention de Nice, Afghans en grève de la faim

10/25/2009


7 AFGHANS EN GREVE DE LA FAIM AU CRA DE NICE.

Besson le menteur, ose dire qu’il avait pris “toutes les garanties de sécurité” pour , les 4 Afghans, ils vivent dans les régions les plus dangereuses. Le 4em, blessé lors de son expulsion a été débarqué, il est au
CRA du Mesnil.
NICE DOIT PROTEGER CES GREVISTES DE LA FAIM AFGHANS: ZERO EXPULSION !

UN nouveau charter serait il en préparation? , “les vols du mardi”?
À Calais aussi de nombreux Afghans en centre de rétention.

A Nice, depuis lundi, sept réfugiés afghans en situation irrégulière sont en grève de la faim dans les locaux du centre de rétention.

http://www.nicematin.com/ra/faits-divers/218298/nice-sept-afghans-expulsables-en-greve-de-la-faim-a-nice#

Le directeur régional de la Cimade à Marseille, Jean-Pierre Cavalier, pousse un coup de gueule sur le placement en rétention de nombreux Afghans dans les centres de Nice, Antibes et Marseille (notre photo). (Photo Richard Barsott)
i

Plutôt mourir de faim que d’être renvoyés à Kaboul ou, pire, dans les villages pachtounes qu’ils ont fuis pour échapper aux Talibans. A Nice, depuis lundi, sept réfugiés afghans en situation irrégulière sont en grève de la faim dans les locaux du centre de rétention.

Avant-hier, il est vrai, l’un de leurs compagnons d’exil a été extrait de la caserne Auvare et, mercredi matin à Londres, il comptait au nombre des trois réfugiés interpellés en France que le gouvernement a fait embarquer sur un vol retour franco-britannique à destination de Kaboul.

Jamais on n’avait vu autant de réfugiés pachtounes venir « s’échouer » sur les bords de la Méditerranée.
En moins de quinze jours, ce sont plus de 18 Afghans en situation irrégulière qui ont été interpellés entre Menton et Nice.

Le retour à Kaboul de Khodiydad

Khodiydad Khan était l’un d’entre eux. Un gamin de 19 ans qui fuyait son village dans l’espoir d’aller rejoindre son oncle à Londres. Et au terme d’un infernal périple de plusieurs semaines, c’est à Vintimille qu’il atterrit, comme tous les autres. « Il m’a raconté avoir dû s’échapper de toute urgence, confie Jean-Claude Beba, de la Cimade (1). Son village a été
repris par les combattants talibans et, en quelques heures, il a été accusé de collaboration avec le grand Satan au prétexte qu’il avait ouvert une petite échoppe après l’arrivée des soldats américains. »

Sa demande d’asile ayant été rejetée, Khodiydad est aujourd’hui de nouveau à Kaboul. Il faisait partie des Afghans expulsés mercredi dans ce que la gauche a baptisé « le charter de la honte ». Et son destin n’est pas fait pour rassurer ses compagnons d’exil qui attendent derrière les barreaux du
centre de rétention de Nice. D’où cette grève de la faim.

Certes, hier, Jean-Claude Beba espérait avoir convaincu les sept grévistes de la faim d’interrompre leur inquiétant jeûne. Florus Nestar, le directeur de cabinet du préfet, confirmait d’ailleurs que « trois d’entre eux » venaient « d’accepter de se réalimenter. » : « Ils sont sous surveillance médicale et, au regard des tests de glycémie que nous avons pratiqués, leur état de santé n’inspire aucune inquiétude aux médecins qui, à notre demande,les suivent. » Pour le reste, la préfecture ne commente pas le dossier afghan. « Nous appliquons ici comme ailleurs les directives ministérielles.
Rien de plus, rien de moins. »

La préfecture rassurante

Pour autant, la Cimade crie au déni de justice : « C’est une honte, s’emporte Jean Pierre Cavalier, le délégué régional à Marseille. Les pouvoirs publics ont mis une pression incroyable pour que la police multiplie les interpellations alors pourtant que le principe des rafles est totalement illégal. Et, pire, conscients que la Convention de Genève
interdit l’expulsion d’un individu vers un pays en guerre, ils ont inventé le principe de l’asile interne. La belle affaire.»

Parmi les sept Afghans potentiellement expulsables à Nice, il y aurait des policiers dont la tête a été mise à prix par les talibans. Rappelant que, depuis la mi-août, l’emprise des factions islamistes s’est étendue à tout le territoire et que Kaboul, même, n’est plus à l’abri, Jean-Pierre Cavalier se
demande « où ces pauvres gens vont bien pouvoir trouver un petit coin d’asile interne là-bas ? »

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