Deuxième nuit d’incidents à Fréjus
(source : Le Parisien/AFP 27/10/09)
(source : Le Parisien/AFP 27/10/09)
Ce lundi, vers 20 h 30, le caillassage d’une patrouille de police, puis des jets de cocktails molotov, ont conduit les forces de l’ordre à intervenir à nouveau dans la cité. Les groupes de jeunes ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes et avec l’intervention d’un hélicoptère de la gendarmerie équipé d’un phare anti-émeute. Plusieurs voitures ont été brûlées, selon une source policière. Le calme était revenu vers 22 heures.
Une demi-heure plus tard, des incidents ont éclaté dans un quartier de la ville voisine de Saint-Raphaël, avec le caillassage d’une patrouille de la brigade anticriminalité par une vingtaine de jeunes. Deux jeunes ont été interpellés, en possession de bouteilles de white spirit.
Vers 23H30, le dispositif des forces de l’ordre a été allégé, les incidents étant terminés. Quelque 140 policiers, CRS et gendarmes devaient cependant rester mobilisés, accompagnés de pompiers.
Les parents ne croient pas à l’accident
Selon le procureur adjoint Philippe Guémas, qui s’est exprimé ce lundi, «il n’y a pas eu de course-poursuite, il n’y a pas eu d’usage des armes, il n’y a pas eu de contact entre le véhicule de police et la moto de la victime qui, en roulant sur le bas-côté de la chaussée pour se soustraire au contrôle, a percuté un pin. C’est un accident.»
Une thèse que n’accréditent pas les parents de Mohamed. Selon Aziz El Mathari, un de ses frères, «la BAC (Brigade anticriminalité, ndlr) l’a repéré, lui a fait un barrage, lui a coupé la route et Mohamed n’a pas pu réagir et n’a pas pu éviter l’arbre qu’il a tapé».
«Nous avons des témoins» qui confirment qu’il a reçu un coup qui l’a fait chuter, a affirmé quant à lui Brahim, un cousin. Selon la famille, une automobiliste a indiqué aux enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) que le conducteur de la moto semblait avoir eu peur en voyant les policiers sortir de leur véhicule. Le motard aurait tenté de poursuivre sa route en roulant sur le bas-côté et aurait alors heurté un arbre.
Les policiers concernés et des témoins ont été entendus lundi, par les enquêteurs de IGPN, saisie par le parquet de Draguignan. Des expertises médico-légales devaient être pratiquées mardi soir sur le corps de la victime. La moto, une 250 cc non immatriculée qui n’était pas autorisée à circuler sur les voies publiques, a été placée sous scellés.