L’inégal accès à la lecture
(source : Observatoire des Inégalités 11/11/09)
(source : Observatoire des Inégalités 11/11/09)
Un tiers de la population de plus de 15 ans ne lit aucun livre. 27 % en lit 4 par an au maximum. Les écarts entre les catégories sociales sont importants : 50 % des agriculteurs et 45 % des ouvriers ne lisent pas de livres contre 10 % des cadres supérieurs. Les ouvriers lisent en moyenne 11 ouvrages dans l’année, les cadres supérieurs, 23. Les livres les plus lus sont les romans (36 %), les livres historiques (12 %) et la bande dessinée (9 %).
15,7 % des cadres sont abonnés à une bibliothèque ou à une médiathèque, contre 8,5 % des employés et 6,1 % des ouvriers. Pas moins de 51,9 % des cadres supérieurs sont abonnés à une publication, contre moitié moins pour les ouvriers.
L’exemple de la lecture montre une nouvelle fois que les inégalités d’accès à la culture entre catégories sociales résident moins dans des éléments matériels comme le niveau de vie que culturels tels le diplôme, la maîtrise de la langue et de l’écrit ou le milieu familial. L’importance prise par l’image masque le fait que nos sociétés accordent une place considérable au texte. La richesse du vocabulaire, la maîtrise de la lecture et de l’écriture sont de puissants éléments de distinction sociale, à l’école comme dans le monde du travail. Les inégalités se forment dès la petite enfance : plus on a de livres à la maison, plus on a de chance d’en lire… Et finalement d’en avoir à la maison à l’âge adulte.