Contre les violences faîtes aux femmes : DEFENSE PERSONNELLE FEMININE (1ere Partie)
(source : http://redskinhead-de-france.over-blog.com/pages/defense-personnelle-feminine-1-2101693.html)
Voici des chiffres de l’INSEE qui sont assez éloquents sur le risque pour les femmes de se voir confronter à une menace physique.
On voit que ce risque est particulièrement important dès le plus jeune âge et que statistiquement il se tasse ensuite. Ces chiffres sont très partiels, et ne font que constater des infractions délictueuses ou criminelles suite à un dépôt de plainte. Ne sont pas compris ici, les vexations sexistes et patriarcales, les actes racistes à l’encontre des femmes d’origine étrangère ni les violences conjugales, encore moins les violences sexuelles. Les femmes sont pourtant souvent réticentes à pratiquer un art martial à destination d’une défense personnelle. La défense personnelle reste un domaine d’hommes, où règne un virilisme certain et souvent patriarcal lorsque les femmes osent franchir les portes d’une salle de sport.
Il y a plusieurs raisons objectives qui font que les femmes se désintéressent de cette question de la défense personnelle:
1./ Le manque d’attrait pour le rapport de dominance physique: les hommes aiment à se mesurer les uns aux autres, ceci est encouragé d’ailleurs dans certaines disciplines qui sortent de la vocation sportive pour atteindre un aspect de self-defense, comme par exemple la Savate Défense ou d’autres formes de boxe pieds-poings;
2./ La crainte de se voir esseulée dans un cours destiné à des « brutes » et devenir un objet de curiosité;
3./ L’éducation véhiculée dans la société capitaliste patriarcale du « je suis de toute façon une faible femme »;
4./ L’assurance d’une pratique sportive de type art martial (judo, karaté…) qui pourtant n’assure en rien la possibilité d’une défense personnelle.
On pourrait continuer ainsi à l’infini. C’est pourquoi au canada est né le WENDO, ou la voie (do) des femmes (wen). Cette forme de défense personnelle adaptée aux femmes est d’un attrait certain, pourtant n’est à notre connaissance aucunement enseignée en France, il existe aussi quelques salles qui propose en France de « l’amazon fight » mais en nombre trop réduit. Sans remettre en question le WENDO, nous proposons ici une autre alternative issue de nos expériences: à une situation de crise ne répond jamais une et une seule réponse. Dès lors nous tenterons de décliner les pratiques les plus adéquates dans le cas particulier d’une agression sur une femme sans s’embarrasser des katas, de folklore, mais en cherchant le maximum efficacité: nous trouvons cela dans le krav-Maga, le systema et les formes de boxe pieds-poings (savate défense notamment)
Il faut pouvoir proposer aux femmes une approche qui soit spécifique à leur biologie, à savoir en général:
- Au rang des difficultés:
1./ Une puissance physique généralement inférieure à l’agresseur;
2./ Une taille généralement inférieure à l’agresseur
3./ Une zone sensible exposée aux coups , la poitrine.
• Au rang des facilités:
1./ Une capacité à la gestion psychologique supérieure à l’agresseur;
2./ Une endurance à la souffrance et à l’effort souvent meilleure que celle de l’agresseur.
Bien sûr, il s’agit ici de grands traits, il existe des femmes plus grandes qu’un agresseur et un agresseur qui peut très bien s’entrainer au demi-fond. Il n’existe pas de cas « type », nous parlons des potentialités statistiques les plus grandes.
Il faut combattre TROIS RISQUES MAJEURS lorsque nous sommes face à une agression:
1./ La mauvaise gestion du stress qui peut mener ou à la sidération (c’est ce processus qui est parfois présent lors de viols, où la femme est complétement soumise malgré sa volonté et ne peut réagir physiquement) ou à la paralysie , mais bien compris dans sa structure le stress va être ne fait générateur de réponse hors de ce que l’individu pourra même faire en temps normal: décuplement de la puissance physique, meilleure endurance etc.
2./ Le stress comme élément unilatéral qui est une image complétement fausse de l’agresseur, car ce dernier connait aussi un stress intense, ce qui d’ailleurs peut le mener à des actions non considérées ou lui faire connaître également ce que nous disions plus haut. Il faut dès lors prendre le dessus: si un autre agresseur cherche une femme c’est qu’il véhicule lui-même des vieux poncifs du style « elle est faible », « elle ne répondra pas » etc. Lorsque l’agresseur voit que la victime répond, la victime devient non une victime mais un agent conscient: l’agresseur va lui connaître un stress plus intense qui dans beaucoup de cas peut le mener à la fuite.
3./ Penser que la puissance physique des femmes ne permet pas de répondre: tout cela est faux, comme le démontre l’aïkido par exemple, où l’on utilise la puissance de l’adversaire pour la retourner contre lui. S’il est vrai que théoriquement la puissance des femmes est moindre à un niveau de taille et de poids équivalent chez l’homme nous avons dit plus haut que la psychologie et une appréhension de la douleur plus forte que chez l’homme lui permette facilement de retourner cette situation à son avantage
En revanche, ce qu’il faut retenir c’est qu’en terme de réponse à une agression, il n’y a jamais de situation parfaite, au contraire, il faut toujours prendre en compte la possibilité de la difficulté maximum: la rue va être sombre, il est tard, il fait froid, il pleut etc.
I./ Avant le conflit: la situation d’équilibre neutre: théorie de l’engagement minimum
Il faut partir d’un principe qu’il y a un instant « t » où nous sommes dans une situation d’équilibre neutre, c’est-à-dire que l’environnement humain n’influe pas sur nous de manière négative malgré sa présence: on peut être dans un transport en commun, dans une file d’attente…A ce temps « t » succède une situation de conflit ou de pré-conflit qui suppose la mise en œuvre d’un engagement minimum/ L’équilibre est toujours prévcaire, et un élément neutre peut faire basculer les choses à un moment donné. C’est en quelque sorte la dialectique du conflit.
1.1/ Les principes élémentaires
Ils sont peu nombreux et se déclinent ainsi (aussi bien pour les hommes que les femmes):, ils répondent au principe de point zéro de l’engagement minimum, là où tout est fait pour éviter le conflit potentiel
• Éviter au maximum les endroits potentiellement à risque: boîtes de nuit, ruelles, concerts, forêts…
• Adopter un comportement neutre (pas d’agressivité, de provocation…);
• Comprendre et « visualiser » la possibilité d’une agression c’est-à-dire ne pas vivre dans la peur, mais comprendre que « je ne suis pas au-delà du risque »;
• Circuler en groupe;
• Repérer des dégagements possibles pour une fuite.
1.2/ Les différentes formes d’agression
Nous avons dit que soudain nous sommes passé d’un instant « t » neutre à un instant « t’ » où une amorce de conflit se fait et l’agression se profile. Ce temps peut-être plus au moins réduit de ce que l’agresseur saute d’un fourré ou de ce qu’il provoque verbalement de l’autre côté du trottoir.
Il y a au moins deux grandes catégories d’agression:
• L’agression immédiate: la victime est immédiatement agressée sans possibilité de recul, de fuite: l’agresseur saute sur sa victime , dans son dos, la victime se fait arracher son sac…
• L’agression indirecte: des remarques déplacées fussent, l’agresseur potentiel fait preuve de provocation, il s’approche, il s’agite….
Dans ce dernier cas on peut demeurer au niveau de l’engagement minimum et :
• -soit gérer le conflit par la parole ;
• -soit par la prise de fuite.
1. 3/ La gestion du conflit par la parole
Peu importe ce que vous dites (à condition de ne pas s’engager à faire ceci ou cela…) l’essentiel dans cette technique est de capter l’attention, afin de pouvoir prévenir les secours, pianoter un numéro discrètement sur son portable, rentrer dans un endroit où il y a du public. Il faut dans ce cas abonder dans le sens de l’agresseur, tenter un dialogue, tout en se débrouillant pour prévenir des secours ou se préparer à la fuite ou à l’affrontement. Cette technique doit cependant favoriser la prise de fuite. Il faut faire reformuler les demandes de l’agresseur afin de gagner un maximum de temps.
1.4/ La gestion du conflit par la fuite
Terme de l’engagement minimum qui doit vous permettre de vous en sortir la prise de fuite est un moment délicat. Les règles ne sont pas simples:
• -Il faut se trouver dans un terrain suffisamment dégagé qui permette de reculer et de prendre la fuite vers le point opposé à l’agresseur.
• -Il faut être disposé à courir et éviter donc des chaussures inconfortables (mieux vaut courir pieds nus qu’en chaussures de soirée)
• -La fuite doit être rationnelle: il ne s’agit pas de courir, mais de savoir vers où il semble le plus opportun de se rendre (endroit public, bar…).
Le problème de la prise de fuite est réel dans les transports en commun., où l’espace est clos. Dès lors, il faut gérer son environnement. Hélas il est souvent inutile de compter sur la coopération des autres voyageurs. Dans ce cas, où l’espace est clos et les mouvements limités, se rendre vers la cabine de conduite (tram, bus) ou vers les toilettes (train) afin de pouvoir gagner du temps en comptant soit sur la coopération du machiniste ou du contrôleur, soit en utilisant l’enfermement dans les toilettes comme possible repli pour avoir le temps de prévenir via un téléphone les autorités compétentes.
Il faut savoir néanmoins que dans le cas d’espèce des transports en commun, la fuite est souvent quasi-impossible et va nécessiter la neutralisation de la menace. Il faut éviter également de descendre à un arrêt où on va se retrouver seule, dans un endroit pas forcément connu et en proie à la poursuite de l’agresseur (sauf à connaître les lieux et à pouvoir se replier dans un endroit sécurisé).
Si la menance ne pas être évitée, l’affrontement est inéluctable.
2./ Une taille généralement inférieure à l’agresseur
3./ Une zone sensible exposée aux coups , la poitrine.
2./ Une endurance à la souffrance et à l’effort souvent meilleure que celle de l’agresseur.
• Adopter un comportement neutre (pas d’agressivité, de provocation…);
• Comprendre et « visualiser » la possibilité d’une agression c’est-à-dire ne pas vivre dans la peur, mais comprendre que « je ne suis pas au-delà du risque »;
• Circuler en groupe;
• Repérer des dégagements possibles pour une fuite.
• -soit gérer le conflit par la parole ;
• -soit par la prise de fuite.
• -Il faut être disposé à courir et éviter donc des chaussures inconfortables (mieux vaut courir pieds nus qu’en chaussures de soirée)
• -La fuite doit être rationnelle: il ne s’agit pas de courir, mais de savoir vers où il semble le plus opportun de se rendre (endroit public, bar…).




bonjour,
si je suis tout à fait d’accord sur le fait que la maîtrise d’une technique de défense puisse aider les femmes à se sentir plus en confiance, il y a des points sur lesquels je tique.
- pourquoi commencer par dire aux femmes qu’elles doivent éviter les boîtes de nuits et les concerts? c’est finalement leur dire que c’est de leur faute si elles se font agresser…entretenir la peur de cette manière c’est enjoindre aux femmes de rester chez elles.
- sur une technique de défense adaptée aux femmes: les techniques de défenses existantes sont suffisantes et adaptées aux deux sexes: jiu-ji-tsu, aïkido, judo. d’ailleurs avoir peur d’être “prise pour une curiosité” ne tient pas, les arts martiaux sont assez bien féminisés, la boxe se féminise de plus en plus.
de plus, je crois sincèrement que plus que la technique, c’esy la confiance en soi affichée (donnée par la pratique d’un sport de combat) qui suffit à décourager un agresser potentiel, puisque, vous l’avez bien dit, lui pense qu’une femme “ne répondra pas”. – sur les points faibles des femmes: la force physique et la poitrine, OK, mais chez les hommes il y a les parties génitales; et chez les deux sexes, les yeux, les oreilles, le nez…n’en rajoutons pas sur les faiblesses des femmes! quant à l’endurance et la résistance à la souffrance…ça se travaille, ce n’est pas inné.
désolée pour ce long pavé…à bientôt.