La grève se durcit à l’hôpital de Boulogne-Billancourt, les urgences touchées
(source : AFP 25/11/09)
(source : AFP 25/11/09)
Les urgences sont assurées “pour les patients qui viennent d’eux-mêmes”, mais un délestage vers d’autres hôpitaux a été mis en place pour les patients pris en charge par les pompiers ou la police, a expliqué à l’AFP la directrice de cet hôpital de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), Marie-Laure Loffredo. Avec 56.000 passages par an, Ambroise-Paré est le plus important service d’urgences des Hauts-de-Seine.
La grève, qui touche toutes les catégories de personnel, a démarré lundi à l’appel d’une intersyndicale regroupant la CGT, la CFDT, Sud et le SNCH (cadres hospitaliers), pour dénoncer des sous-effectifs “permanents” et “criants”. Sur place, le ras-le-bol est symbolisé par des lits et matelas qui encombrent le hall de l’établissement.
“Nous passons notre temps à déprogrammer les repos et à doubler les journées de travail. Récemment, une infirmière a dû travailler dix-huit heures d’affilée”, explique une représentante du SNCH, Dominique Burre-Cassou.
“Les infirmier(e)s viennent travailler la peur au ventre, car les conditions de sécurité ne sont pas réunies”, abonde Jean-Noël Gérard, secrétaire général CGT et infirmier en hémodialyse.
“Dans l’état actuel des effectifs, les syndicats réclament la fermeture provisoire de 40 lits. A ce stade des négociations, c’est accepté, mais je ne vois pas d’issue rapide au conflit”, a déclaré la directrice.
Un représentant du syndicat CGT, Thierry Guigui, a évoqué pour sa part une revendication de 51 lits à fermer, avant les recrutements supplémentaires.
Mme Loffredo reconnaît que les “conditions de travail sont rendues difficiles” dans l’attente de l’arrivée en décembre de 25 infirmières.
“Ce n’est pas notre direction qui est en cause, mais l’AP-HP et ses projets d’économie”, a déclaré Thierry Guigui.