Sauter au contenu

[INDE] L’opération “Green Hunt” rend les villageois vagabonds sur leurs propres terres

11/30/2009

(source : Indian Vanguard 29/11/09, traduction Futur Rouge)


Alors que la violence de l’’Opération Green Hunt dans Chhattisgarh augmente progressivement. Le résultat est que davantage de personnes, principalement des populations tribales, dans les régions à domination maoïste traversent la frontière pour trouver refuge dans le district de Khammam de l’Andhra Pradesh [..] chacune des ces familles a fui sa maison, soit après un raid ou parce qu’ils craignaient pour leur vie. Les histoires que ces gens racontent, leurs épreuves, commencent également à donner une image de la véritable ampleur de la destruction.Gachanpalli est un petit village à environ 30 km de la ville de Konta dans le district de Dantewada de Chhattisgarh. Selon des témoins, les forces de sécurité ont investi Gachanpalli, vers la fin Octobre. Ils auraient tués : Madvi Admaya, Madkam Sulaya, Madvi Joga, Kovasi Gangaya, Madkam Moiyi. Au dire des témoins, quatre des cinq hommes avaient plus de 60 ans et donc trop vieux pour fuir dans la jungle. Madkam Moiyi était paralysé et incapable de marcher.

On a dit qu’ils avaient été passés à la baïonnette et abattus dans le milieu du village. Dix-neuf maisons ont été aussi incendiées. C’était la deuxième attaque sur Gachanpalli.En 2005, le Salwa Judum a incendié 65 maisons dans le village. “J’ai tant de terre à Gachanpalli, mais personne pour y travailler maintenant.” Kovasi Jogi, 60 ans, a vécu dans Gachanpalli. Maintenant, il habite un Internally Displaced Persons dans Khammam. Son village est presque vide aujourd’hui, peuplé de fantômes et de souvenirs. La plupart des gens se sont dispersés. Certains se sont retirés plus loin dans la jungle, pendant que d’autres sont dans Khammam. Sodi Rani (le nom réel a différé) a quitté son village de Pallecharma avec ses deux enfants pour Andhra Pradesh.. Elle s’appuie sur la charité de ses parents. Selon elle, trois personnes ont été tuées dans son village de Pallecharma par les forces de sécurité .Sodi Sanausi, Tunki Chinnay et Dodhi Adma ont été tués dans le courant de la fin d’Octobre par la police. La police les a appréhendés le matin en les soupçonnant d’être des Maoïstes et les a tués le même soir.

Les habitants de Pallecharma n’étaient pas au courant de la tuerie. Mais lorsque les nouvelles de la mort leur sont parvenus, ils ont fui vers Khammam district. Le même jour que l’attaque sur Pallecharma, les forces de sécurité ont arrêté Vaika Madvi (le nom a été changé). Il a été détenu en captivité avec un villageois non identifiés de Pallecharma. Vaika Madvi a réussi à s’enfuir, laissant derrière lui le villageois. Il n’a aucune idée de ce qui s’est arrivé à l’homme. Vaika Madvi vit maintenant dans Khammam district.Près de Pallecharma il y a le village de Batiguda où Sodi Venka (nom changé) a été régulièrement harcelés par les agents de la police spéciale [..].Il a été retenu il y a plus d’une année par les forces de sécurité et a demandé de déménager au camp de Maraiguda Salwa Judum, en abandonnant ses cinq acres de terre. […].L’eau potable est un grand problème à Batiguda où quatre pompes à mains ont été installées il y a environ 12 ans. Trois d’entre elles ne fonctionnent plus. Donc les villageois se sont approchés des autorités à Konta pour avoir de l’aide pour les fixer. Mais leur appel a été rejetté avec cette réponse : . “Allez demander aux Naxalites (Maoïstes) de fixer vos pompes à main, les fonctionnaires se moquaient d’eux.

Les villageois déprimés ne pouvait que répéter ceci au conseil du village qui chaque fois leur demandait s’ils avaient obtenu de l’aide de Konta. “qu’est ce que les naxalites disents? Venka répond avec un petit rire fataliste. «Ils disent, ‘Aller à Bhadrachalam et acheter les matériaux et nous allons le fixer». Mais le problème est que nous n’avons pas d’argent! “Sodi Venka vit également maintenant dans le district de Khammam. Il gagne autour Rs 60 par jour de travail comme ouvrier sans terre – pour environ 10 à 20 jours par mois. De retour à son village, il avait l’habitude de vendre un kilogramme de tamarin pour cinq roupies, chaque mangue pour deux à trois roupies. Il vend également mahua de douze à quatorze roupies par kg. Il a quitté son village peu après avoir entendu parler des tueries dans Pallecharma.Muchki Deva, 65 ans, a été ramassé par Gondi- speaking SPOs dans son village de Oonderpad près Bhejji et emmené en prison. Il dit qu’il a été frappé et aurait reçu des décharges électriques. Il a été signalé à tort comme étant brûlé avec de l’huile par quelques publications – en fait, il n’avait aucune idée de ce qu’ils faisaient pour lui. Il a été libéré après quatre jours, quand un agent de police supérieur le trouva en compagnie de jeunes agents de la police spéciale qui le battaient.

L’officier a puni les SPOs et leur a ordonné de libérer le vieil homme. Il ne lui a pas été demandé de faire une déposition.. Il a rapidement quitté son village pour le district Khammam. Les histoires semblent interminables et chacune est atroce. Prenez, par exemple, le cas du village Maroodbacka dans le Bloc d’Usur du district Bijapur dans Chhattisgarh. Le 24 Octobre, les forces de sécurité ont perquisitionné ce village. Elles ont ramassé Katam Kistaya (20 ans) et Bhandavi Bhimaya (18 ans). Bhimaya souffrait d’une fièvre élevée et donc incapable de s’échapper. Tous les deux sont maintenant dans la prison de Dantewada. Peu après, environ 15 familles de Maroodbacka sont parties pour le district Khammam,d’autres comme Madkam Mooti de Bijjamariaguda, n’a pas pris la peine d’attendre les raids. Ils ont quitté leurs villages pour Andhra Pradesh avec leur famille bien avant. Quand les nouvelles des attaques sur Tatemargu, Pallodi, Doghpar et Pallecharma se sont répandues à travers le tehsil, les villageois de Paytalguta, Ampeta et Dormangum de panchayat Kistaram ont également quitté leurs villages, de peur de ce que les autorités pourraient leur faire. Tous vivent aujourd’hui dans le district de Khammam. Ils ont survécu mais dans Khammam ils n’ont pas de terre, pas de cartes de rationnement, ni écoles, ni angaanbadi. Ils souffrent aussi du risque d’être stigmatisés comme des sympathisants maoïstes, et leurs difficultés sont accentués par des conflits inter-tribaux. Par exemple, les Koya Gotti de Chhattisgarh et les villageois locaux Koya se retrouvent en désaccord, parfois, se disputent les ressources des maigres forêts. En dépit des tensions, de nombreuses habitations ont été construites avec la permission du local gram sabhas et il n’y a pas de confrontation comme les IDP travaillentr comme main-d’œuvre sans terre pour eux. Nombreuses autres d’IDPs vivent avec leurs famille. [..]

 

[…]

Pas encore de commentaires

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.