[Nord de l'Irlande] Zones de guérilla au nord de l’Irlande
(source : The Sunday Times 24 mai 2009, traduction Futur Rouge)
(source : The Sunday Times 24 mai 2009, traduction Futur Rouge)
Le document fourni par la police irlandaise donne les noms, adresses et autres détails concernant les véhicules des suspects, qui vivent dans les comtés du Tyrone, Fermanagh, Donegal et Cavan.
D’après ces dossiers, les supects disposent d’au moins trois voitures par personne pour contrerla surveillance. Au moins trois parmi les douze sont considérés comme membres du Conseil de Guerre de la CIRA, organisme responsable des opérations terroristes et de la stratégie de l’organisation.
Ces hommes, qui vivent à Donagh et à Newtownbutler dans le comté de Fermanagh, sont considérés par les services de sécurité comme des commandants d’une unité de la CIRA qui a mené des attaques à la bombe contre des bâtiments de la police nord-irlandaise.
Deux autres personnes nommées dans le document habitent le village de Swanlinbar dans le comté de Cavan, et sont considérés comme des tratèges-clés de la CIRA, qui offrent un soutien aux activistes de Fermanagh. D’autres suspects habitent Ballyshannon et Bundoran dans le comté de Donegal et Coalisland dans le comté de Tyrone.
Faire circuler les noms et les détails concernant les suspects est un élément de l’offensive menée par les polices irlandaises et nord-irlandaises contre la CIRA, qui a revendiqué l’exécution de Stephen Carroll, un policier nord-irlandais catholique, dans le comté d’Armagh en mars 2009.
Les services de sécurité sont préoccupés par l’essor des activités de la CIRA dans les zones frontalières pendant les six derniers mois. « Des territoires du Fermanagh méridionnal sont considérés comme étant “zones interdites” pour les patrouilles de la PSNI [police nord-irlandaise] à cause de la CIRA qui a édifié des bastions dans certaines zones” affirme une source des services de sécurité.
« Par conséquent, il n’y a plus de présence policière effective dans des villages comme Roslea, Lisnaskea, Newtonbutler et Donagh dans le Fermanagh. Les patrouilles de police qui s’aventurent dans ces zones sont susceptibles de se faire attaquer. Il n’y a aucun doute sur le fait que la CIRA se soit établie dans ces villages.
De fait, il s’agit du seul groupe républicain paramilitaire actif en ces lieux, et il jouit d’un certain soutien local ce qui rend difficiles ou presqu’ impossibles les efforts de surveillance à l’encontre des suspects les plus en vue.
La police irlandaise pense que ce groupe terroriste a recruté de nouveaux membres inconnus des services de police, sans casier judiciaire ni lien passé avec l’IRA, et qu’il coopère avec d’autres groupes républicains dissidents qui s’opposent aux accords de paix de 1998.
(cet article est relativement ancient, mais illustre la situation au Nord de l’Irlande après les accords de paix de 1998 NDLR)
Il illustre bien! Merci c’est cool de faire circuler l’info! Je fais un track back vers mon blog.