Plus de 100.000 destructions d’emplois encore à venir
(source : Les Echos 18/12/09)
L’insee anticipe 126.000 destructions de postes dans le secteur marchand au premier semestre, ce qui portera le total à plus de 700.000 en deux ans. Mais le rythme va ralentir.
La vague des suppressions d’emplois est loin d’être terminée. La reprise de l’activité amorcée dès le deuxième trimestre ne va pas suffire à inverser la tendance d’ici à l’été prochain. Aux 145.000 postes détruits en 2008 dans le secteur marchand non agricole, devraient encore s’ajouter 451.000 suppressions cette année, puis 126.000 au premier semestre 2010. Soit plus de 700.000 emplois évaporés en deux ans. Mi-2010, l’emploi reviendrait ainsi à son niveau de 2003. « L’emploi s’ajuste avec un certain délai aux variations de l’activité, si bien qu’en phase de reprise économique, le redémarrage de l’emploi n’a lieu qu’au bout de quelques trimestres » ,rappelle l’Insee. Et le renversement de tendance sera d’autant plus lent que la croissance s’annonce molle.
Maigre consolation, l’ajustement sur l’emploi n’aura pas connu cette année l’ampleur qu’on lui pronostiquait. Dans sa note de conjoncture de juin, l’Insee anticipait 700.000 destructions de postes rien qu’en 2009. Dans son projet de budget présenté fin septembre, le gouvernement tablait, lui, sur 580.000 destructions d’emplois marchands cette année. « Cette estimation sera sans doute révisée de façon plus favorable lors d’un nouveau cadrage macroéconomique en janvier », indique-t-on à Bercy.
En 2010, les pertes d’emplois« seront progressivement moins nombreuses », note l’Insee. Les situations sont toutefois très contrastées selon les secteurs. Dans l’industrie, la reprise de l’activité va atténuer la baisse : l’Insee table sur 63.000 sup-pressions de postes début 2010, après 90.000 au second semestre de 2009.
Hausse moins forte du chômage
Dans la construction, les destructions ont commencé plus tardivement que dans les autres secteurs. L’ajustement de l’emploi à la baisse de l’activité n’est donc pas terminé : le rythme des suppressions de postes devrait se maintenir d’ici à la fin de l’année pour fléchir quelque peu au premier semestre (- 24.400 em-plois, contre – 30.500 au deuxième semestre 2009). Malgré le redressement de l’intérim, le tertiaire marchand perdrait lui 38.400 emplois d’ici à mi-2010.
Seul le secteur non marchand continuerait d’amortir le choc. Mais l’emploi y progressera bien moins vite car le nombre de contrats aidés va se stabiliser : l’insee pronostique 9.000 créations de postes, contre 51.000 au second semestre 2009. Le chômage continuera ainsi à augmenter « mais moins fortement que fin 2008 et début 2009 ». Selon l’Institut statistique, il s’établirait à 9,4 % en métropole au dernier trimestre de 2009 et à 9,8 % au deuxième trimestre 2010, soit son plus haut niveau depuis 1999. Il dépasserait alors la barre symbolique des 10 % avec les DOM (à 10,2 %).
En 2010, les pertes d’emplois« seront progressivement moins nombreuses », note l’Insee. Les situations sont toutefois très contrastées selon les secteurs. Dans l’industrie, la reprise de l’activité va atténuer la baisse : l’Insee table sur 63.000 sup-pressions de postes début 2010, après 90.000 au second semestre de 2009.
Seul le secteur non marchand continuerait d’amortir le choc. Mais l’emploi y progressera bien moins vite car le nombre de contrats aidés va se stabiliser : l’insee pronostique 9.000 créations de postes, contre 51.000 au second semestre 2009. Le chômage continuera ainsi à augmenter « mais moins fortement que fin 2008 et début 2009 ». Selon l’Institut statistique, il s’établirait à 9,4 % en métropole au dernier trimestre de 2009 et à 9,8 % au deuxième trimestre 2010, soit son plus haut niveau depuis 1999. Il dépasserait alors la barre symbolique des 10 % avec les DOM (à 10,2 %).


