[CHILI] Les élections: la feuille de vigne de la dictature soudée à la grande bourgeoisie et aux propriétaires terriens
(source : Nueva Democracia N°35 Décembre 2009, traduction Futur Rouge)
(source : Nueva Democracia N°35 Décembre 2009, traduction Futur Rouge)
L’ancien état et ne sert plus et les masses à travers leurss luttes prennent conscience de cette situation. Les élections ont pour but de légitimer l’ancien état, s’efforçant ainsi de réduire les effets du débordement de protestation populaire et d’essayer, également en vain, de canaliser le mécontentement des masses.
Le problème le plus sérieux cependant, se produit dans le camp populaire, puisque certains courants insistent encore sur la validité de «toutes les formes de lutte», ou bien que partciper aux élections n’est pas nécessairement opportuniste ni contre-révolutionnaire. Cette dernière question a été soulignée lors des élections municipales, puisqu’on voit en celles-ci un comba apparemment plus indépendant pour le «pouvoir local». D’autres se limitent à les rejetter simplement aujourd’hui sans les nier dans un futur proche, portant l’illusion que par l’accumulation de force dans les territoires, l’insertion dans le mouvement populaire ou dans le cadre de celui-ci, ils arriveront à un moment, ou ils pourront faire partie d’un bloc électoral d’une «authentique gauche” révolutionnaire, se battant pour le pouvoir. L’illusion grandit encore plus après avoir pensé qu’un triomphe éventuel du candidat de droite produira une reconstruction des forces politiques, en particulier la “gauche” et donc une radicalisation de la situation politique. Sans le vouloir peut-être ils deviendront la feuille de vigne du vieil État..
Que le révisionnisme de la clique Tellier-Carmona ou d’Artés soutienne ces thèses ne nous étonne pas.. Dans le cas de la clique révisionniste de Tellier la participation électorale devient seulement viable à mesure qu’elle a degré d’influence, comme ils l’ont, sur le mouvement de masses. Le second parce qu’ils a réussi à maintenir trompé une partie du peuple, en reliant leur stratégie de campagne à une partie significative du mouvement populaire. La même chose se produit avec le secteur dirigé par le candidat à la présidentielle Eduardo Artes, comme il n’a pas une plus grande présence dans les masses.
Ce qui est nouveau c’est que certains courants politiques en apparence plus radicaux, ont commencé à glisser des phrases ambiguës au sujet des élections. Que ce soit dans le premier ou dernier cas, il est clair que pèse l’influence des populistes Chavez, Morales et Correa. Cela se traduit par l’illusion que les élections peuvent constituer une alternative pour la construction du socialisme. Nous ne nions pas le fait que beaucoup croient honnêtement à cette possibilité, toutefois, la route de l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Il est important que les révolutionnaires se débarrassent de toute conciliation avec l’opportunisme, le révisionnisme et l’électoralisme. Dans ce sens, les masses vont spontanément plus loin que le mouvement révolutionnaire, une question qui est évidente face auxfaibles d’inscription sur les listes électorales, l’abstention, les bulletins nuls et blanc et ceux qui étaient inscrits s’absentent le jour du vote sans se justifier. Aussi les masses vont plus loin dans leur lutte contre l’oppression et l’exploitation de la grande bourgeoisie, des propriétaires terriens et du propre impérialisme. Tandis que nous nous trouvons encore retardés.
Pour que les révolutionnaires et les communistes se débarrassent de toute forme idéologique étrangère aux intérêts du prolétariat et du peuple il faut promouvoir une défense active et l’application du marxisme. Cela implique l’étude et la recherche et surtout l’application. Comprendre le marxisme comme une science qui a été développé dans toutes ses parties intégrantes. Lire, étudier, appliquer à l’activité pratique et théorique et recommencer à théoriser pour porter la lutte révolutionnaire vers une plus haute étape est l’une de nos tâches..
Mais dans les organisations révolutionnaires, dans les collectifs ou chez les camarades qui portent en avant la lutte du peuple cherchant ou qui cherchent de se lier à lui, il existe de nombreux préjugés qui les poussent à rejeter la lutte idéologique en la considérant inopportune, stérile et comme une perte de temps, une question d’intellectuels qui vivent éloignés du peuple et qui se creusent la cervelle pour discuter de questions «impraticable».
De l’autre côté se trouvent ceux qui s’attendent à ce que tout soit clair sur le papier, comme si la question d ‘ “aller aux masses” d’abord est théoriquement résolue et d’une forme terminée, et que l’on peut la mettre en œuvre. Rien de plus erroné. En premier lieu, les communistes constituent une partie du peuple, et pour approfondir leurs liens avec lui ils sont obligées de développer des activités à la fois théoriques et l’activité pratique en son sein. Ce sont les propres masses qui apprennent aux communistes comment ceux-ci ont à les éduquer La ligne de masse, le travail de masses ne peuvent pas se comprendre sans son application. La ligne politique générale ne surgit pas des individus isolés des masses, c’est précisément dans la lutte des classes (économique, politique et théorique) que la ligne réussit à se développer..
Révolutionnaires, communistes, en tant que tels nous ne devons pas avoir peur de faire des erreurs, d’avoir peur d’échouer, parce que nous savons que le progrès se construit à partir des erreurs et des réussites. Et de même nous ne devons pas craindre la critique ou l’autocritique, puisque ce sont les masses que nous servons de tout coeur, sans celles-rien n’est possible.
Le Marxisme-léninisme-maoïsme et les formes de lutte
Un des problèmes que les élections ont mis sur la table est l’utilité de celles-ci pour le chemin de libération du peuple. Pour résoudre cela l’expérience nationale ne suffit pas, il est nécessaire de prendre en considération l’expérience internationale.. Cela nécessite de prendre comme base idéologique le marxisme-léninisme-maoïsme, l’idéologie scientifique du prolétariat, l’idéologie de validité universelle. Arrêtons-nous un peu plus sur ce point.
Le prolétariat est une classe internationale, ce qui n’est pas opposé à ce qu’il ait des manifestations nationales. Le développement du capitalisme dans la période impérialiste a unis matériellement au moyen de classe la socialisation de la production et ilcontinue de le faire. Ceci est la base sur laquelle le communisme se déroule comme mouvement international qui évolue tout en s’adaptant aux conditions particulières de chaque pays ou région pour faire progresser la lutte des classes.
En ce sens, l’histoire de la lutte de classe du prolétariat et les actions des communistes dans celle-ci est passée par plusieurs étapes. Dans celles-ci des formes distinctes de lutte ont été utilisées conformément aux circonstances. Dans le cas des élections et de leur utilisation dans l’étape de la naissance etde la formation du mouvement communiste en Europe elles ont effectivement permis la vaste diffusion des idées de Marx et d’Engels.. Ceci a été tel, la croissance de la propagande des idées précitées au sein du mouvement ouvrier entre 1848 et 1895, que Marx et Engels ont soulignés, à différents moments, certains dangers qui avaient surgi dans le mouvement pratique. Parmi ceux-ci, après avoir utiliser les élections finir par adapter ou réduire le contenu de l’organisation révolutionnaire à la légalité produit de l’ardeur pour parvenir à une plus grande influence dans les masses. Même ils ont seulement remarqué que les élections décidaient ceux qui allaient exploiter et opprimer le peuple pour une période déterminée et qu’il était périlleux de semer des illusions au sujet de celles-ci. À la fin du XIXe siècle le problème surgit justement en encourageant l’ampleur de la propagation du socialisme, au dire de Lénine, il s’est étendu à diluer le contenu révolutionnaire du marxisme et cela à ouvert la porte à l’influence de courants étrangers à la classe. C’est pour cela que le révolutionnaire russe à l’époque dénonçait déjà les révisionnistes (comme Bernstein) de vouloir convertir à Marx en “banal libéral”..
Avec Lénine, la participation aux élections a seulement façonné un appendice de la lutte. On oublie souvent ce qu’il a dit, c’est que dans les périodes d’essor révolutionnaire des masses, les élections et les institutions qui en sont dérivés, forment plutôt un obstacle à la lutte. De cela il en résulte, pour ces moments, la tactique du boycott formulé par lui, à savoir empêcher par la force la création de telles institutions, qui par leur nature de classe sont essentiellement contre-révolutionnaire. On oublie également de mentionner que Lénine avant 1914 a validé la guérilla, et l’a même défendu, le cas échéant applicable pour la Russie, ce que Marx condamnait sur la nécessité de ce que la révolution prolétarienne en Allemagne a été accompagnée par une résurgence de la guerre des paysans. On ne peut pas nier que tant Lénine que les classiques ont catégoriquement rejeté toute forme de lutte, elles étaient toujours soumises à une analyse matérialiste et historique des conditions dans lesquelles elles devaient être employées. Ils savaient également que les élections avaient une limite et c’est pourquoi leur importance était relative dans le cadre de la lutte révolutionnaire de classes..
Avec la Seconde Guerre Première mondiale, le centre de la révolution s’est déplacé en Russie en Octobre 1917, rompant le maillon faible de la chaîne de la domination impérialiste. De cet événement capital a commencé, d’une part, une nouvelle ère, la révolution prolétarienne mondiale et d’autre part implique un saut important dans le développement du mouvement communiste international. Ce fait montre la futilité de la tactique électorale. Mais nous insistons sur le fait que pour Marx et pour Lénine, les élections et la participation dans des institutions de caractère bourgeois, n’a jamais eu de rang stratégique, c’était toujours un appendice, et ils ont toujours mis en garde contre les dangers de leur emploi.
La Révolution d’Octobre de 1917 s’est terminée par un balayage des tactiques électorales, en même temps qu’elle à soulever des questions sur le rôle stratégique de la violence révolutionnaire pour la conquête du pouvoir et donc l’établissement de la dictature du prolétariat. Dans l’histoire universelle ce fait n’est pas une banalité et de lui se détache justement la caducité des élections et du crétinisme parlementaire, des questions qui seront amplement seulement vérifiées avec la guerre populaire et le triomphe de la révolution de la Nouvelle Démocratie en Chine.. Mais pas seulement là, au cours d’une grande partie du XXe siècle et récemment, nulle part dans les élections, les parlements (constituants ou non) et les diverses institutions bourgeoises créées pour tous ces effets ont obtenu ce que les luttes armées ont atteint dans la résistance contre le fascisme/nazisme en Europe. La même chose en ce qui concerne la guerre contre l’offensive de l’impérialisme japonais en Asie, ou même la lutte anticoloniale en Afrique. Les combats au Vietnam ou en Algérie ont été déterminants pour la libération de ces peuples. L’Amérique latine a connu la violence qui a obtenu son indépendance de l’Espagne, nous ne pouvons pas nier l’impact causé par la révolution cubaine, et encore plus dans le présent, la guerre populaire au Pérou et en Inde et la résistance armée contre l’occupation américaine en Irak et Iran.
Tous ces faits confirment le rôle stratégique de la violence révolutionnaire et la nullité de la tactique électorale. Beaucoup de ces luttes héroïques ont été et sont dirigés par des communistes.
Reconnaître tout cela, implique indubitablement, se rendre compte du risque de capitulation en face de l’ennemi, comme cela s’est produit au Népal. Ce risque est l’un des dangers de la lutte des classes en général, que les classes féodales et bourgeoises ont tendance à capituler en face des forces d’occupation, mais plus grande est leur crainte envers les masses. Danger aussi qui aussi en particulier, s’exprime dans le révisionnisme au sujet de l’influence que peut atteindre jusqu’à des partis communistes et des organisations, surtout quand ceux-ci ont omis de balayer dans leurs rangs. Plusieurs des luttes armées ont été menées avec succès, justement parce puisqu’elles ont réussi à se lier aux masses, n’ont pas été vaincu militairement. Il y a certains de leurs dirigeants qui se sont rendus trahissant ainsi les masses. Dans d’autres cas en niant la situation révolutionnaire, ils ont été incapables de se libérer de la tactique électorale et de commencer la guerre populaire. Pire, dans certains cas, quand ils ont commencé la lutte armée, ils l’ont vut comme une question de tactiques visant à faire pression pour des négociations et pour s’incorporer au vieil État. En grande partie de l’Amérique Latine cela s’est manifesté dans le développement du révisionnisme armé..
Maintenant: pourquoi certains insistent-ils sur la tactique électorale comme une forme de lutte valable pour le présent ? Cela à travers l’influence de la bourgeoisie au sein du peuple. C’est le rejet absolu du rôle que les masses jouent effectivement dans l’histoire comme créatrices de celle-ci.. Le révisionnisme cherche à faire coïncider ses intérêts opportunistes avec les intérêts fondamentaux des masses. Pour l’opportunisme, le révisionnisme et le capitulationisme, la période de préparation des forces pour une bataille majeure ils finissent par l’interpréter comme un renoncement à celle-ci.
L’absence pendant des décennies d’un Parti Communiste authentique, a facilité l’influence du révisionnisme dans les différents milieux révolutionnaires. Parler d’un vrai parti communiste c’est parler d’un parti qui posséde une idéologie prolétarienne, un programme et une ligne politique générale. L’absence d’un parti communiste, ajoutée, à l’influence du révisionnisme et de l’opportunisme (qui s’est développé en particulier récemment en Amérique latine par la main de Chavez, Morales et de Correa) a conduit à la formulation de théories erronées sur le rôle du parti prolétarien et nous voyons dans tout cela que c’est fait par le Parti révisionniste. En approfondissant la confusion, cela a mené à nier la nécessité de recommencer à constituer un Parti Communiste.. Et le pire consiste en ce que l’on a voulu présenter comme marxisme-léninisme les aberrations les opportunistes qui ont soulevé les porte-drapeaux du révisionnisme au Chili, niant également la nécessité d’une idéologie scientifique de classe: le marxisme-léninisme-maoïsme. Au lieu d’un travail systématique pour comprendre l’idéologie scientifique a dominé le scepticisme, les stéréotypes, la stigmatisation, les préjugés, le charlatanisme, l’ignorance et le statu quo déguisé en unité. Toutes les attitudes ou les tendances qui ne contribuent pas à une discussion franche et ouverte pour construire, fondée sur des principes, une forte unité entre les révolutionnaires mais surtout pour le peuple. C’est pourquoi nous appelons à étudier et à discuter de la proposition de programme pour un gouvernement néo-démocrate publié dans nos pages.
La tactique électorale est contre-révolutionnaire, ellei fait maintenant partie de l’agenda des puissances impérialistes diverses (Yankee, européens, japonais, russe, chinois, etc) .. L’ambiguïté à son sujet est tout aussi criminelle. Nous appelons à poursuivre et à accroître les actions de la campagne anti-électorale dans le cadre des préparatifs pour lancer la guerre populaire. Il ne suffit pas de critiquer l’élection et ses candidats, ainsi que de les combattre, nous devons dénoncer son caractère contre-révolutionnaire au sein des masses, en les organisant, en les mobilisant et en les politisant.