Chômage : la Niève morose en novembre
(source : http://www.lejdc.fr/26/12/09)
Avec plus de 60.000 chômeurs (+ 0,7 %), la Bourgogne a encore connu une dégradation de l’emploi. 7.775 d’entre eux sont Nivernais, soit une augmentation de 20,2 % par rapport à novembre 2008.
Les Bourguignons n’ayant pas eu d’emploi, même partiel, même de courte durée, dans les dernières semaines étaient 60.008 fin novembre. 7.775 d’entre eux sont Nivernais.
Décryptage des données mensuelles avec le directeur du Pôle Emploi de Bourgogne, Pascal Blain.
Plus de 60.000 Bourguignons au chômage, ça marque les esprits…
Au début d’année, le rythme de dégradation était plus important. Il s’est tassé pendant l’été. Octobre a marqué un rebond important de la dégradation de l’emploi avec une hausse de 3 % du chômage en Bourgogne. Et si le taux de progression régionale du chômage n’atteint pas 1 % (+ 0,7 %) en novembre, la hausse a été constante toute cette année.
Peut-on déceler des signes de sortie de crise ?
Non. Bien que l’on annonce une hausse légère du Produit intérieur brut national au quatrième trimestre de cette année, ça n’a pas d’impact sur l’emploi. En cette période de crise, les entreprises ont pour préoccupation de reconstituer, en premier lieu, leurs marges. Ensuite, elles ont recours aux contrats à durée déterminée. Quand une reprise de l’activité économique se produit, la baisse du chômage ne se concrétise que quelques mois plus tard.
Les inscriptions au Pôle Emploi après licenciements économiques, 491 le mois dernier, ont augmenté de plus de 50 % en un an : le rythme des licenciements est-il toujours aussi important ?
Ce rythme est aujourd’hui deux fois supérieur à ce qu’il était l’an dernier. Mais il y a quelques mois, il était trois fois supérieur.
C’est un des indicateurs que l’on regarde le plus. Les commandes de dossiers que nous demandent les entreprises qui envisagent de licencier sont moins nombreuses, mais l’on ne peut pas parler de marque d’essoufflement, sur ce plan.
Les offres d’emploi sont en augmentation elle aussi….
C’est un paradoxe, il y a plus de demandeurs d’emplois et plus d’offres à la fois. Nous devrons analyser ce phénomène plus finement, pour mettre en adéquation les offres et les recherches. Il y a aussi des secteurs d’activité avec des offres récurrentes, des métiers pour lesquels les candidats, comme les plombiers, les chauffagistes, ne se bousculent plus.
Un tiers des demandeurs d’emploi bourguignons sont inscrits depuis plus d’un an. Leur proportion va-t-elle en augmentant ?
Oui. Et c’est une de nos grandes préoccupations avec l’emploi des seniors. Un million de Français vont se retrouver en fin de droit l’an prochain. Nous allons nous mobiliser davantage encore.
Pourquoi la dégradation touche-t-elle moins les femmes ?
En Bourgogne, c’est surtout l’emploi industriel qui est affecté. Les femmes, moins nombreuses dans ce secteur d’activité, sont logiquement moins concernées.
Décryptage des données mensuelles avec le directeur du Pôle Emploi de Bourgogne, Pascal Blain.
Au début d’année, le rythme de dégradation était plus important. Il s’est tassé pendant l’été. Octobre a marqué un rebond important de la dégradation de l’emploi avec une hausse de 3 % du chômage en Bourgogne. Et si le taux de progression régionale du chômage n’atteint pas 1 % (+ 0,7 %) en novembre, la hausse a été constante toute cette année.
C’est un des indicateurs que l’on regarde le plus. Les commandes de dossiers que nous demandent les entreprises qui envisagent de licencier sont moins nombreuses, mais l’on ne peut pas parler de marque d’essoufflement, sur ce plan.
C’est un paradoxe, il y a plus de demandeurs d’emplois et plus d’offres à la fois. Nous devrons analyser ce phénomène plus finement, pour mettre en adéquation les offres et les recherches. Il y a aussi des secteurs d’activité avec des offres récurrentes, des métiers pour lesquels les candidats, comme les plombiers, les chauffagistes, ne se bousculent plus.
Oui. Et c’est une de nos grandes préoccupations avec l’emploi des seniors. Un million de Français vont se retrouver en fin de droit l’an prochain. Nous allons nous mobiliser davantage encore.
En Bourgogne, c’est surtout l’emploi industriel qui est affecté. Les femmes, moins nombreuses dans ce secteur d’activité, sont logiquement moins concernées.


