La révolution reviendra triompher sur la terre yéménite !
(source : http://civilizacionsocialista.blogspot.com/ 30/12/09)
Tandis que les sanguinaire Obama fait du Yémen une nouvelle scène de sa croisade impérialiste sanglante avec l’excuse de l’”antiterrorisme”, il convient de rappeler qu’au XXe siècle le peuple du Yémen du Sud s’est libéré du colonialisme britannique, il a construit le premier état socialiste d’inspiration marxiste du monde arabe et a joué le rôle principal dans une geste héroïque qui fait une partie du patrimoine révolutionnaire arabe qui tôt ou tard renaîtra de ses cendres.
Les révolutionnaires du Yémen viennent principalement de la branche yéménite du Mouvement des Nationalistes Arabes (MNA) créé dans les années 40 par Georges Habache, Nayef Hawatmeh et Constantin Zureik et disparu dans les années 70 non sans avoir laisser de traces dans des révolutions glorieuses et des organisations de combat : le FPLP et le FDLP en Palestine, l’Organisation d’Action Communiste du Liban (OACL), les révolutions au Yémen et à Oman, les partis socialistes et communistes en Arabie Saoudite…
La branche yéménite du MNA a donné lieu au Front de Libération Nationale (FLN) qui en juin 1969 a pris le pouvoir et a fondé la République Démocratique Populaire du Yémen (RDPY) le 1 décembre 1970. Les membres marxistes du FLN se sont alliés à d’autres forces révolutionnaires pour créer le Parti Socialiste du Yémen (PSY) en 1978 sur une base marxiste-léniniste d’alliance avec Cuba et l’URSS sous la direction du Secrétaire Général et président Abdul Fattah Ismail. Pour l’économiste égyptien Samir Amín le PSY “regroupe toutes les forces réformatrices modernes, les classes moyennes, les travailleurs du port et les étudiants”. Et l’analyste Mohamed Hassan remarque que l’empire britannique avait fait sans le vouloir de la ville de l’Aden le centre des idées socialistes et révolutionnaires après avoir déporté là des militants communistes et nationalistes de l’Inde. Ces idées se sont répandues dans la population au Yémen et en Somalie, et ont inspirés plus tard un coup d’Etat en Somalie en 1969.
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Cependant la RDP du Yémen a connu une crise brutale en janvier 1986 quand la majorité du PSY, dirigée par le ministre de la Défense Alí Antar et l’ex-président Abdul Fattah Ismail, a pris les armes contre le président Alí Nasser Mohamad qui était partisan d’un rapprochement avec les régimes réactionnaires du Yémen du Nord, d’Oman et de l’Arabie Saoudite, probablement inspiré par les idées de droite de Mikhaïl Gorbatchev. qui commençaient à souffler à Moscou. La fraction la plus radicale fut mise en échec, Ali Antar et d’autres leaders sont tombés et la république s’est sérieusement affaiblie. Samir Amín remarque que le PSY s’est suicidé en acceptant en 1990 la réunification avec le féodal Yémen du Nord bien que le Yémen du Sud était plus fort. Amín dit ne pas en connaître la raison et indique que les auteurs non plus. Ils disent, selon Amín, qu’ils craignaient une agression impérialiste après la chute de l’URSS.
La révolution yéménite et la République Démocratique Populaire ils restent actives dans le patrimoine révolutionnaire arabe qui, sans doute, renaîtra de la main des masses arabes.
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D’Algérie, je vous remercie pour cet article, il nous fait revivre un peu la gloire que les idées socialistes ont connu au Yemen; merci!
le probléme c’est que l’orientation va plutôt vers une version assez réac de l’islamisme.
vous parlez de quoi ??? de quelle orientation ?