JCML : LE MOUVEMENT LYCEEN ET SES PERSPECTIVES VUS PAR LES JEUNES COMMUNISTES MARXISTES-LENINISTES
LE MOUVEMENT LYCEEN ET SES PERSPECTIVES VUS PAR LES JEUNES COMMUNISTES MARXISTES-LENINISTES
Chaque mouvement lycéen voit apparaître des problématiques. Certaines sont récurrentes. Nous avons tenté de soulever quelques questions qui nous paraissent essentielles, et d’y répondre sous un angle Marxiste-Léniniste. Nos analyses ne sont écrites de manière figée, elles ont pour but d’interroger et d’amener au débat, afin que nous progressions ensemble vers un objectif révolutionnaire.
. LE CONTEXTE EST CELUI DU CAPITALISME ET DE SA CRISE
Nous sommes dans une société capitaliste : la classe capitaliste qui détient les entreprises, le capital, exploite les ouvriers et l’ensemble des travailleurs qu’elle fait travailler pour elle. Or ce système, parce qu’il ne correspond pas aux besoins des masses, entraîne des crises inévitables. Le résultat est l’accroissement de la misère, du chômage, la liquidation de tous les acquis sociaux. Les réformes dans l’éducation sont à placer dans ce contexte.
. LE MOUVEMENT LYCÉEN EST UNE LUTTE DE CLASSES
Il ne s’agit pas d’une lutte simplement pour l’éducation en général. Le gouvernement mène ces réformes pour soutenir les entreprises françaises. Elles ont besoin que les formations scolaires correspondent directement aux besoins immédiats de l’économie locale. Seule une minorité peut avoir droit à une éducation plus poussée. Dans le même temps, le gouvernement veut rentabiliser son investissement : chaque euro investit dans l’éducation doit avoir sa justification pour le patronat : finit les financements pour tout ce qui n’est pas strictement nécessaire du point de vue des entreprises. C’est ainsi qu’il faut interpréter les suppressions de postes et les dernières réformes.
Lutter pour une éducation de qualité pour l’ensemble des classes populaires implique donc nécessairement d’agir en opposition avec l’intérêt des capitalistes. Le mouvement lycéen fait partie de la lutte des classes.
. LES LYCÉENS SONT TRAVERSÉS PAR LA LUTTE DES CLASSES
Les classes populaires voient leurs perspectives d’éducation et la qualité de celle-ci se restreindre, alors que les enfants de bourgeois pourront toujours fréquenter les grandes écoles pour encadrer plus tard les ouvriers et employés qui eux, auront été exclus tôt de l’école, ou orienté vers les voies professionnelles. La lutte de classe a cours à l’intérieur même des lycées !
. LES LIMITES DU MOUVEMENT SPONTANÉ
Face aux attaques des capitalistes et du gouvernement, la résistance spontanée ne suffit pas. Si l’on doit compter avec elle, on doit cependant s’organiser. Spontanément le mouvement ne mène qu’à des actions désordonnées, mal préparées, au risque de se couper des masses. Ou bien cela mène à laisser la direction du mouvement à des gens qui ne partagent pas nos objectifs et vont aller négocier la défaite du mouvement contre quelques miettes (UNL, Fidl…). Cela mène aussi à ne rien construire sur le long terme et se retrouver les bras ballants une fois le mouvement finit.
. POURQUOI FAUT-IL UNE DIRECTION DU MOUVEMENT ?
Une direction du mouvement c’est la réponse aux limites de la spontanéité. Pour emmener le mouvement dans la bonne voie, l’élément conscient et réfléchi et organisé doit avoir toute latitude pour agir.
. POUR UN MOUVEMENT CONSTRUIT POUR ET PAR LES CLASSES POPULAIRES
Les contradictions de classe se reflètent aussi à l’intérieur du mouvement lycéen. Le but d’une bonne direction est de veiller à ce que le mouvement ne soit pas orienté sur une voie de collaboration (négociations avec le gouvernement, revendications inoffensives, tactique pourrie…), mais reflète l’intérêt seul du prolétariat et des classes populaires. Le prolétariat, classe la plus exploitée est celle qui n’a aucun intérêt dans le capitalisme. C’est donc le prolétariat qui représente les intérêts populaires de la façon la plus résolue.
. ROMPRE AVEC LE CORPORATISME, POUR L’UNITÉ DU PROLÉTARIAT
Inséré dans la lutte des classes, ce mouvement lycéen ne pourrait se suffire à lui-même. Le mouvement lycéen qui agit seul ne mène qu’à des défaites ou des demi-défaites. Il faut donc rompre avec le corporatisme qui consiste à ne prendre en compte que les intérêts d’une catégorie (en l’occurrence les lycéens) sans se préoccuper de l’unité avec tous les autres secteurs qui partagent les mêmes intérêts. Il faut donc s’organiser et lutter de façon unitaire avec les autres secteurs.
. NOUS FAISONS FACE A UNE RÉPRESSION PÉDAGOGIQUE, ADMINISTRATIVE ET POLICIÈRE
S’organiser, être solidaire entre nous est particulièrement important alors que la répression est de mise : répression administrative (conseils de discipline, exclusions, sanctions contre les militants, interdictions diverses faites aux lycéens d’exercer leur droit d’expression et de réunion…), répression policière et répression pédagogique (dans le contenu de l’éducation que nous recevons on nous enseigne la soumission aux lois de l’Etat bourgeois, cela est dû au fait que, étant dans une société dominée par la bourgeoisie, l’éducation des masses sert ses intérêts …).
. IL S’AGIT D’UNE LUTTE DE LONGUE HALEINE ET IL NE S’AGIT PAS DE COURIR DE DATE EN DATE
On le voit avec la succession de réformes. Malgré chaque mouvement de grève et de manifs contre une réforme, à peine le mouvement est-il finit qu’il faut se remobiliser contre un autre projet ! On doit bien en tirer la conclusion : ou bien on lutte contre chaque réforme prise à part et l’on finit par perdre sur tous les fronts, ou bien on lutte contre la classe bourgeoise et son système capitaliste, véritable quartier général instigateur de toutes les réformes.
. OÙ CONDUIT CETTE LUTTE ?
Ce mouvement peut conduire ses militants à trois chemins différents : le renoncement dû à la lassitude, la perte de confiance dans les masses ; la volonté de réformer le système (réformisme : prétention de changer le système par des réformes sans toucher aux fondements du capitalisme et du pouvoir de la bourgeoisie) – ces deux voies revenant en fin de compte au même- ; le troisième chemin est celui de la mise en accusation du capitalisme et de la lutte politique contre le capitalisme. C’est là le cœur de cette lutte de longue haleine.
. LA DIFFÉRENCE ENTRE S’ORGANISER ET MONTER UNE ORGANISATION
S’organiser ponctuellement, dans le feu de la mobilisation c’est une chose positive. Mais cela ne suffit pas si l’on considère que ce mouvement n’est qu’un front dans une guerre plus large.
Il est juste de vouloir organiser les lycéens pendant mais aussi après le mouvement, sur le long terme.
Pourquoi monter une organisation lycéenne ?
- pour préparer les mouvements de lutte
- pour les diriger démocratiquement
- pour lutter contre la répression
- pour rester actifs et continuer à engendrer des forces entre les mouvements.
Mais le chemin n’est pas facile, on ne monte pas une organisation lycéenne en claquant des doigts. Il faut déjà qu’il y ait entre les membres un accord idéologique minimum qui correspond à la lutte contre le capitalisme.
. ENGAGER UNE LUTTE POLITIQUE SUR LE LONG TERME
Lutter contre le capitalisme suppose une lutte politique pour un projet révolutionnaire. Avec l’objectif de détruire le capitalisme et de construire à la place un autre système répondant aux intérêts du prolétariat et des classes populaires : le socialisme. Cela ne s’oppose pas à nos luttes immédiates contre les réformes mais au contraire les renforce en leur donnant une perspective.
Lutter pour un tel projet de société suppose aussi de s’organiser politiquement dans un parti communiste marxiste-léniniste !
Contact : jcmlrhone@yahoo.fr ● www.jcml69.com
Tract au format PDF : JCMLLemouvementlyceenetsesperspectivespdf
Nous sommes dans une société capitaliste : la classe capitaliste qui détient les entreprises, le capital, exploite les ouvriers et l’ensemble des travailleurs qu’elle fait travailler pour elle. Or ce système, parce qu’il ne correspond pas aux besoins des masses, entraîne des crises inévitables. Le résultat est l’accroissement de la misère, du chômage, la liquidation de tous les acquis sociaux. Les réformes dans l’éducation sont à placer dans ce contexte.
Lutter pour une éducation de qualité pour l’ensemble des classes populaires implique donc nécessairement d’agir en opposition avec l’intérêt des capitalistes. Le mouvement lycéen fait partie de la lutte des classes.
Les contradictions de classe se reflètent aussi à l’intérieur du mouvement lycéen. Le but d’une bonne direction est de veiller à ce que le mouvement ne soit pas orienté sur une voie de collaboration (négociations avec le gouvernement, revendications inoffensives, tactique pourrie…), mais reflète l’intérêt seul du prolétariat et des classes populaires. Le prolétariat, classe la plus exploitée est celle qui n’a aucun intérêt dans le capitalisme. C’est donc le prolétariat qui représente les intérêts populaires de la façon la plus résolue.
Inséré dans la lutte des classes, ce mouvement lycéen ne pourrait se suffire à lui-même. Le mouvement lycéen qui agit seul ne mène qu’à des défaites ou des demi-défaites. Il faut donc rompre avec le corporatisme qui consiste à ne prendre en compte que les intérêts d’une catégorie (en l’occurrence les lycéens) sans se préoccuper de l’unité avec tous les autres secteurs qui partagent les mêmes intérêts. Il faut donc s’organiser et lutter de façon unitaire avec les autres secteurs.
Il est juste de vouloir organiser les lycéens pendant mais aussi après le mouvement, sur le long terme.
Pourquoi monter une organisation lycéenne ?
- pour préparer les mouvements de lutte
- pour les diriger démocratiquement
- pour lutter contre la répression
- pour rester actifs et continuer à engendrer des forces entre les mouvements.
Mais le chemin n’est pas facile, on ne monte pas une organisation lycéenne en claquant des doigts. Il faut déjà qu’il y ait entre les membres un accord idéologique minimum qui correspond à la lutte contre le capitalisme.
Lutter pour un tel projet de société suppose aussi de s’organiser politiquement dans un parti communiste marxiste-léniniste !



