[ITALIE] Solidarité avec les camarades Manolo Morlacchi et Costantino Virgilio arrêté à Milan!
Partito dei Comitati di Appoggio alla Resistenza – per il Comunismo (CARC)
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Comuniqué du 17.01.2010
Manolo Morlacchi et Costantino Virgilio sont accusés d’avoir voulu reconstituer les « Brigades Rouges pour le communisme », la « preuve » consiste dans la découverte d’un manuel pour surfer sur internet anonymement par la police politique et d’avoir répondu aux camarades arrêtés en Juin dans le cadre de l’enquête mené par PM Saviotti et d’Amelio en collaboration avec le GIP Caivano: une manœuvre montée opportunément derrière la manifestation contre le G8 d’Aquila pour construire une menace ” terroriste “, afin de décourager la participation et prévenir des contestations et protestations.
En Juin, nous avons exprimé notre solidarité avec les camarades attaqués par la répression. Aujourd’hui, nous réitérons les raisons pour lesquelles nous les soutenons, eux les communistes, les antifascistes, les anarchistes, les travailleurs et les étudiants touchés par la répression et nous lançons un appel aux démocrates honnêtes, aux communistes, aux syndicalistes honnêtes, aux comités de lutte pour en faire de même : mettre en avant tous les membres de la même classe, en restant du même côté de la barrière dans la lutte contre la crise des patrons et leur système. Cet aspect est principal par rapport à toutes les divergences idéologiques et politiques, car c’est le seul qui peut apporter la solidarité: les communistes et ceux qui luttent pour faire payer la crise aux patrons ne devrait s’interroger sur le fait de savoir si un camarade est «innocent» ou pas, le code pénal a été fait par les patrons pour protéger leurs intérêts et maintenir les masses asservies. Au Code pénal des patrons nous opposons le principe “tout est légitime quant cela sert les intérêts des masses, même si c’est illégal.” Leur démocratie et leur code pénal sont ceux de l’immunité pour les meurtriers de Gênes (Les Gratteri, les De Gennaro, les Manganelli), sont les instigateurs et la couverture des exécutants de de l’enlèvement d’Abou Omar, sont ceux qui autorisent et couvrent les massacres en mer d’immigrés, sont ceux qui légalisent les patrouilles fascistes et racistes, ce sont ceux qui autorisent la police à battre, massacrer, arrêter les manifestants, syndicalistes, hommes et femmes qui luttent pour défendre leurs droits et en conquérir de nouveaux. Cette démocratie et ce Code Pénal sont fait par les patrons, pour les patrons. Notre solidarité ne peut pas dépendre d’eux. Notre solidarité ne doit dépendre que du côté de la barrière où nous sommes situés : pour faire payer la crise aux masses populaires ou pour la faire payer aux patrons..
Les massmedias ont mis en exergue le fait que le camarade Morlacchi Manolo est le fils de Piero, un des fondateurs des Brigades Rouges, le présentant comme une victime d’un défaut “héréditaire” ou d’un « destin marqué »»comme imitateur grossier d’un« faux mythe ». À cet égard Manolo avait précédemment déclaré avec force et fierté: «Je ne peux que regarder avec une grande admiration les choix faits par mon père, ma mère et des centaines de camarades, il ya trois décennies. Être révolutionnaire signifie combattre pour le dépassement du capitalisme, qui génère des injustices quotidiennes dont on entend les cris de tous les coins du monde. ». Il a fait, à savoir, choisir son camp, il a choisi d’être l’héritier de l’histoire et de l’oeuvre du mouvement ouvrier et communiste de notre pays, de l’histoire et de l’oeuvre menée par «les premières socialistes du PSI, de Fasci Siciliani,, des ligues paysans de la Padania, des ligues ouvriers des premières usines, des ligues paysans qui dans le Sud et dans les îles occupaient et cultivaient leurs terres, les protagonistes des deux années rouges, les combattants qui se sont opposés en Italie et en Espagne au fascisme de Mussolini et à ses parrains (les rois, les papes et la bourgeoisie), les fondateurs et les protagonistes du premier Partie communiste italien, fécondée par l’oeuvre de Antonio Gramsci et la direction de Lénine, Staline et de la première Internationale Communiste, par les partisans de la Résistance qui a vaincu les fascistes italiens et les nazis allemands, des travailleurs (ouvriers, paysans, chômeurs, femmes au foyer et étudiants) qui se sont battus avec acharnement contre le régime DC du Pape et de De Gasperi, de Scelba et de leurs successeurs jusqu’à Moro, Andreotti, Berlusconi et Prodi, des combattants des années 70, les Brigades rouges et d’autres organisations communistes combattantes, dont certains sont maintenus en prison depuis des décennies par le régime d’assassins de travailleurs, de prêtres pédophiles, d’usuriers, de spéculateurs, de joueurs et d’escrocs, de l’élève nazi Ratzinger, du spéculateur et Mafieux Berlusconi, du liquidateur d’entreprises et avide de travailleurs Prodi et de l’aspirant abolitionniste de la lutte de classe Vetroni » (du Communiqué du (n) PCI du 16 Mars 2008). Il a choisi sont camps ce que lui reprochent les scribouillards du régime, les même que exaltent comme des héros du pays, des jeunes qui, en suivant les traces de leur père, se sont engagés pour aller tuer des gens en Afghanistan, en Irak, au Liban, les mêmes qui regardent avec compréhension et une fierté à peine dissimulée un Lapo Elkan quand, après la «saison des vices et de l’embardée », il retourne occuper sa « digne » place dans sa «digne » Dynastie des exploiteurs, ce sont les mêmes personnes qui s’émeuvent devant un enfant qui assiste avec le béret des paras sur la tête aux funérailles de son père tués pendant qu’il effectuait son sale travail en Afghanistan..
Dans notre pays, il ya effectivement des terroristes: ils sont responsables de la misère, de l’humiliation, de la famine, de la guerre, les maladies curables, de la pollution et du chômage d’une partie croissante de la population en Italie et ailleurs dans le monde! Ils sont les promoteurs et partisans de la chasse aux immigrés de Rosarno. Ils veulent sortir de “la crise” en maintenant leur système de rapports sociaux, leur pouvoir et leurs privilèges laissant les mains libresà Casapound, à Forza Nuova, les chemises vertes de Borghezio et aux fascistes et aux racistes de toutes sortes pour trouver celui capable d’imiter les exploits de Mussolini et Hitler. Les seuls et vrais terroristes sont les dirigeants, les tuteurs, les serviteurs et les partisans du système capitaliste!
Liberté pour les camarades emprisonnés! Non à la criminalisation des communistes!
Construisons un front uni contre la répression à et pour renforcer la lutte contre la crise des patrons !
Expulsons les terroristes réunis dans la bande de Banda Berlusconi! Construisons à sa place un nouveau gouvernement populaire d’urgence, le seul à pouvoir répondre immédiatement aux pires effets de la crise et bloquer la route à la mobilisation réactionnaire!
Il est possible sortir de l’actuel marasme économique, social et moral en mobilisant et en organisant les travailleurs italiens et les immigrés dans la luttee pour une vie digne et pour faire de l’Italie un nouveau pays socialiste!
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