[ALGERIE] Sur la lutte des ouvriers de la SNVI à Rouiba
Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Bouzaréah
Association NEDJMA
Déclaration
Voilà un mois s’est déjà écoulé sur la tenue de la treizième réunion tripartite. Une rencontre qui a traité la question salariale et le pouvoir d’achat, la question des retraites…etc. Les résultats de la dite tripartite sont inconséquents, puisqu’un SNMG porté à 15 000 DA ne signifie rien devant la flambée des prix des produits alimentaires, et devant l’érosion du pouvoir d’achat. Pire encore, cette hausse insignifiante de 3 000 DA, n’en profite qu’à une infime minorité des travailleurs. L’article 87 bis les prive de cette augmentation qui reste dérisoire, alors son abrogation est indispensable. La suppression du droit à la retraite anticipée et proportionnelle s’ajoute aux nombreuses attaques menées par le gouvernement et le patronat contre les acquis des travailleurs, bien sur avec le consentement de l’appareil bureaucratique de l’UGTA.
Les travailleurs de la SNVI montent au créneau et montrent la voie
La forte mobilisation des travailleurs de la SNVI (ex SONACOME) démontre encore une fois l’inefficacité des résultats de la tripartite qui n’arrangent que le patronat et le gouvernement, mais pas le monde du travail. Elle démontre aussi le large fossé qui se creuse davantage entre la direction de l’UGTA et sa base.
La lutte des travailleurs de la SNVI s’est propagée comme une tache d’huile au sein de la zone industrielle de ROUIBA et de REGAHAIA. Des milliers de travailleurs se sont joints à eux, et l’élan de solidarité s’étend à d’autres secteurs et régions. Les sidérurgistes d’ARCELORMITTAL d’annaba se mettent en grève illimitée, les syndicats autonomes de la fonction publique promettent de revenir à la charge après plusieurs grèves cycliques ayant secoué les secteurs de l’éducation, la santé. Les travailleurs du port en grève, ainsi que ceux du SUD à leur tête Meriem Mehdi actuellement en grève de la faim. Les cheminots ont mené une lutte courageuse et ont fini par avoir gain de cause, et la bataille n’est pas encore gagnée. Sans oublier bien sur les révoltes quotidiennes de la jeunesse dans les quartiers populaires qui demandent des postes d’emploi et des logements pour vivre dignement.
Patriotisme économique, contradictions et inconséquences
La multiplication des mouvements de grèves qui secouent plusieurs secteurs, la révolte quotidienne de la jeunesse dans tous les coins du pays renseignent sur un malaise profond et une crise sociale qui touche de plein fouet les travailleurs et les masses populaires. Le capitalisme, même sous sa forme patriotique, paupérise les travailleurs et les masses en s’attaquant à leurs droits et leurs acquis sociaux. Les bourgeoisies, quelles soient nationale ou étrangère s’enrichissent encore, les couches défavorisées s’appauvrissent davantage. Depuis les années quatre vingt, nos gouvernants ont procédé au démantèlement des barrières douanières, ouvert le marché aux IDE, dissout les entreprises publiques, licencié des milliers de travailleurs et condamné ceux qui ont gardé leurs postes d’emploi à vivre dans une précarité sans précédent. Tout cela afin de préparer le terrain aux multinationales, en leur offrant une main d’œuvre moins chère et docile. Le gouvernement distribue de l’argent pour reconstruire l’économie nationale aux mêmes bureaucrates qui l’ont mise en faillite.
La société n’a pas encore abdiqué, même si la majorité des partis politiques jouent le rôle de spectateurs. Les nombreuses et différentes luttes menées depuis des années par les travailleurs et les jeunes des quartiers et villages ont certes, contraint le pouvoir à changer et à revoir certaines décisions, pour adopter de nouvelles mesures et orientations « patriotiques ». Mais cette politique dite de patriotisme économique s’avère contradictoire du moment que le pouvoir continue de privatiser les entreprises, concéder les ports, dissoudre les entreprises publiques (SONATRO, ENADITEX…) et attribuer les projets d’investissement (autoroute EST-OUEST…) à des entreprises étrangères, et continue de maintenir les travailleurs dans la précarité pour mieux les exploiter.
D’ailleurs la lutte des travailleurs de la SNVI met à nu ces inconséquences et contradictions.
Pour l’élargissement du mouvement de grève
Les travailleurs de la SNVI peuvent imposer des changements et arracher des acquis mais ne peuvent pas changer les rapports de force, tous seuls. La convergence des revendications avec les travailleurs des autres entreprises peut les pousser à mener collectivement des luttes, susceptibles de construire une force de frappe seule garante pour imposer des acquis importants.
L’association NEDJMA réitère son engagement à coté des travailleurs de la SNVI en lutte et soutient toutes les luttes quotidiennes qui se déclenchent dans les entreprises et les quartiers populaires et dénonce la répression brutale du pouvoir qui use de tous ses moyens pour mater nos mobilisations et nos luttes légitimes.
L’association NEDJMA appelle toutes les organisations et personnes éprises de justice pour se solidariser avec la lutte de la SNVI.
Pour une augmentation de 20 000 DA pour tous les travailleurs
Vive la lutte car seule la lutte paye.
La multiplication des mouvements de grèves qui secouent plusieurs secteurs, la révolte quotidienne de la jeunesse dans tous les coins du pays renseignent sur un malaise profond et une crise sociale qui touche de plein fouet les travailleurs et les masses populaires. Le capitalisme, même sous sa forme patriotique, paupérise les travailleurs et les masses en s’attaquant à leurs droits et leurs acquis sociaux. Les bourgeoisies, quelles soient nationale ou étrangère s’enrichissent encore, les couches défavorisées s’appauvrissent davantage. Depuis les années quatre vingt, nos gouvernants ont procédé au démantèlement des barrières douanières, ouvert le marché aux IDE, dissout les entreprises publiques, licencié des milliers de travailleurs et condamné ceux qui ont gardé leurs postes d’emploi à vivre dans une précarité sans précédent. Tout cela afin de préparer le terrain aux multinationales, en leur offrant une main d’œuvre moins chère et docile. Le gouvernement distribue de l’argent pour reconstruire l’économie nationale aux mêmes bureaucrates qui l’ont mise en faillite.
La société n’a pas encore abdiqué, même si la majorité des partis politiques jouent le rôle de spectateurs. Les nombreuses et différentes luttes menées depuis des années par les travailleurs et les jeunes des quartiers et villages ont certes, contraint le pouvoir à changer et à revoir certaines décisions, pour adopter de nouvelles mesures et orientations « patriotiques ». Mais cette politique dite de patriotisme économique s’avère contradictoire du moment que le pouvoir continue de privatiser les entreprises, concéder les ports, dissoudre les entreprises publiques (SONATRO, ENADITEX…) et attribuer les projets d’investissement (autoroute EST-OUEST…) à des entreprises étrangères, et continue de maintenir les travailleurs dans la précarité pour mieux les exploiter.
D’ailleurs la lutte des travailleurs de la SNVI met à nu ces inconséquences et contradictions.
Pour l’élargissement du mouvement de grève
Les travailleurs de la SNVI peuvent imposer des changements et arracher des acquis mais ne peuvent pas changer les rapports de force, tous seuls. La convergence des revendications avec les travailleurs des autres entreprises peut les pousser à mener collectivement des luttes, susceptibles de construire une force de frappe seule garante pour imposer des acquis importants.
L’association NEDJMA réitère son engagement à coté des travailleurs de la SNVI en lutte et soutient toutes les luttes quotidiennes qui se déclenchent dans les entreprises et les quartiers populaires et dénonce la répression brutale du pouvoir qui use de tous ses moyens pour mater nos mobilisations et nos luttes légitimes.
L’association NEDJMA appelle toutes les organisations et personnes éprises de justice pour se solidariser avec la lutte de la SNVI.
Pour une augmentation de 20 000 DA pour tous les travailleurs
Vive la lutte car seule la lutte paye.


