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Pourquoi les révolutionnaires et les communistes doivent connaître et défendre l’exemple du Président Gonzalo ?

02/14/2010

(source : http://www.nuevademocracia.urc.cl/ février 2010, traduction Futur Rouge)



Pourquoi les révolutionnaires et les communistes doivent connaître et défendre l’exemple du Président Gonzalo ?

Depuis 1980 le peuple péruvien dirigé par le Parti Communiste du Pérou a développé la Guerre Populaire dans son pays. Durant presque 30 ans le peuple et son parti ont affrontés une dure répression qui a inclut génocide, massacre dans les prisons, guerre psychologique et campagne systématique du vieil Etat pour écarter la révolution, en cherchant à déformer les objectifs et le caractère de la guerre dirigée par le PCP. Durant ces années le principal point de repère de la contre-révolution a été la détention du Comité Central et de son Dirigeant le Président Gonzalo en 1992. Le Présidente Gonzalo es la principal Dirigeant du Parti Communiste du Pérou (PCP), sous sa direction le Parti s’est reconstitué sous le marxisme-léninisme-maoïsme, il a tracé la ligne politique générale pour la révolution de nouvelle démocratie, il a débuté et développé la guerre populaire jusqu’à arrivé à la stabilisation stratégique.L’importance du Président Gonzalo pour la révolution au Pérou est capitale, c’est pourquoi depuis son arrestation c’est le foyer d’une polémique au Pérou et au niveau international au sujet de son rôle dans la guerre populaire et des tentatives actuelles pour la détruire.

Dans les paragraphes suivants nous exposerons les raisons pour lesquelles les révolutionnaires et les communistes doivent connaître et défendre l’exemple de ce grand communiste.

Le rôle du Président Gonzalo dans la reconstruction du Parti

Le Pérou a sur beaucoup d’aspects une histoire similaire à notre pays (le Chili). Opprimé en premier par l’impérialisme féodal espagnol, après par la domination anglaise et à la fin du XIX siècle par l’impérialisme nord-américain principalement, qui se développe aujourd’hui sur la base d’un capitalisme bureaucratique, capitalisme tardif et soumis aux intérêts impérialistes, de la grande bourgeoisie et des propriétaires terriens. Cette oppression impose une charge très lourde aux masses populaires, qui doivent supporter sur leurs épaules les conséquences du semi-colonialisme et du semi-féodalisme.

Dans l’histoire du Pérou il y a eu des rebellions successives comme une expression des opprimés pour se libérer, mais ça ne sera qu’au début du XX siècle, avec l’exemple de la grande révolution d’octobre, quand commenceront à être établies les bases pour une véritable émancipation dans le cadre du Mouvement Communiste International. Au Pérou, le Parti Communiste fut fondé en 1928 sur les authentiques principes marxistes par José Carlos Mariategui. Mais le décès précoce de Mariategui ne lui donna pas le temps pour consolider le Parti, et ce seront les révisionnistes qui prendront la direction du Parti, se dirigeant rapidement vers le crétinisme parlementaire.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, la direction du PCP mis en œuvre une application opportuniste des justes orientations de la III Internationale pour la formation de fronts antifascistes et employa une ligne politique générale d’ « Unité Nationale» pour participer aux élections bourgeoises, sous une ligne de conciliation de classes avec l’impérialisme yankee, les bourgeoisies compradore et les propriétaires terriens féodaux. Plus tard poursuivant cette ligne électoraliste participant avec l’ Alianza Popular Revolucionaria Americana (APRA) au “Frente Democrático Nacional”, transformant tous les objectifs et toute la structure du Parti vers l’obtention d’une place dans le vieil Etat bourgeois-propriétaire terrien.

Ces lignes opportunistes, qui se sont étendues dans toute L’Amérique Latine ont mis les partis communistes à la colle des bourgeoisies nationales et furent un grand revers pour le mouvement révolutionnaire. C’est pour cela qu’au Pérou l’un des principaux combat d’ Abimael Guzmán, qui sera plus tard connu en tant que Président Gonzalo, sera d’amener le parti vers une orientation politique révolutionnaire constitutive.

Abimael Guzmán entra dans le Parti à la fin des années 1950 et commença à mettre en œuvre dans les années 60 le développement de la fraction rouge dans le Comité Régional de Ayacucho, appliquant vivement la définition de fraction de Lénine: un groupe d’homme unis par une communauté d’idées, avec l’objectif primordial d’influencer sur le parti pour appliquer les principes dans la forme la plus pure possible. Il fallait défendre les principes révolutionnaires et réaliser l’unité sur cette base. Cela impliquait de développer la lutte de lignes en s’opposant aux secteurs opportunistes qui à l’intérieur du PCP cherchaient uniquement des accommodements, des accords et des participations électorales, en déliant le Parti de la lutte de masse.

Durant ces années le Président Mao Tse-tung, Chef de la Révolution Chinoise, conduisait une lutte déterminée contre le révisionnisme contemporain à l’intérieur du Mouvement Communiste International. Le Président Mao et les communistes chinois ont menés une lutte décisive contre le gouvernement soviétique, qui depuis le milieu de la décennie des années 50 était devenu un social-impérialisme (socialiste en paroles, impérialiste dans les faits) et qui après la morte de Staline développa un processus de restauration du capitalisme en URSS. Cette lutte a eu d’importantes répercutions au niveau mondial étant connue comme la Grande Polémique à l’intérieur du mouvement communiste international.

C’est ainsi qu’au Pérou, a la chaleur de la lutte de classes mondiale et nationale en réaffirmant les principes communistes défendus par Mao Tse-tung, le Président Gonzalo et les révolutionnaires péruviens ont soulevé la tâche urgente de reconstruire le Parti et de le transformer en un véritable Parti Communiste qui se conduirait avec une ligne politique révolutionnaire, pour diriger et organiser scientifiquement le peuple pour débuter et développer la Guerre Populaire de tout le peuple péruvien contre les trois grandes montagnes qui l’opprime : l’impérialisme (principalement yankee), le capitalisme bureaucratique (capitalisme tardif et lié aux intérêts impérialiste) et la semi-féodalité (expression d’un pouvoir caduque des gamonales [petits souverains régionaux ndlr] et des propriétaires terriens).

Au centre de la lutte de la fraction rouge il y avait la reconstruction du parti sur la base et le programme adopté à sa fondation –conquête historique de la classe ouvrière et du peuple péruvien – en centrant à nouveau le travail des militants sur l’enracinement parmi les masses de la politique communiste et faire progresser la révolution avec elles.

La lutte du Président Gonzalo et de la fraction rouge contre ces lignes opportunistes se développa sur la base d’une élan du travail de masse chez les paysans, ouvriers de la construction, intellectuels et les masses pauvres des quartiers et des bidonvilles, partant de l’importance de la I Convención Regional de Campesinos de Ayacucho en 1969, où s’est établi le programme agraire. Ils on également organisé le Front de Défense du Peuple d’ Ayacucho, réorganisé le Front Etudiant Révolutionnaire (FER), créé le Mouvement Féminin Populaire (MFP), Le Centre de Travail Intellectuel Mariátegui (CETIM), Le Front Révolutionnaire des Etudiants de Secondaire (FRES) et l’organe de masses principal : le Mouvement des Paysans Pauvres (MCP).

Dans ce processus de lutte idéologique, le Parti communiste du Pérou est l’un des rares en Amérique Latine à avoir réussis à expulser la minorité révisionniste de ses rangs. Ceci est le processus de lutte que développa la fraction rouge de Ayacucho, contre les positions qui à l’intérieur du PCP défendaient les approches du révisionnisme contemporain. Cette fraction dirigée par le Président Gonzalo tenait une première victoire au cours de la IV Conférence de janvier 1964, en expulsant la direction révisionniste dirigée par Jorge del Prado. Postérieurement elle à combattu le liquidationisme de droite de Saturnino Paredes et de sa bande, écrasant cette ligne opportuniste en 1969.

A travers le processus de reconstitution le PCP a été consolidé idéologiquement, politiquement et organiquement, en sortant fortifié après chaque lutte de ligne qui s’est terminé dans l’unité sur de nouvelles bases. Le processus de reconstitution impulsé par le Président Gonzalo et la fraction rouge va se dérouler dans le Parti jusqu’aux années 1978-1979. A la veille du début de la lutte armée en 1980 ils ont du combattre les positions qui refusaient d’entamer la guerre populaire. A ce moment la fraction rouge réussit à s’imposer depuis le vaste mouvement développé des masses en établissant les bases pour le commencement de la guerre populaire. Le 17 mai 1980, a partir du Plan “ILA 80” commença la lutte armée depuis son centre territorial de ces premières années : Ayacucho, lutte qui se déroule jusqu’à aujourd’hui

Le Maoïsme et la Pensée Gonzalo

Sur le terrain idéologique, la lutte de lignes impulsé par la faction rouge contre le révisionnisme s’est développée sur la base de la défense de l’idéologie du prolétariat, qui vers 1966 était condensé dans le marxisme-léninisme-pensée Mao Tse-tung. La lutte contre l’opportunisme était donc liée à la défense de la contribution du Président Mao, c’est ainsi que l’année 1979 s’est imposée la consigne “Arborer, défendre et appliquer le marxisme-léninisme-pensée Mao Tse Tung”, en 1981 s’est imposé “Vers le maoïsme!” et en 1982 de défendre le maoïsme comme partie intégrante et développement supérieur de l’idéologie du prolétariat international.

Le Président Gonzalo et les communistes péruviens ont compris la nécessité d’arborer, de défendre et d’appliquer le maoïsme, en le comprenant comme nouvelle, troisième et supérieure étape du marxisme, puisque le Président Mao Tse-tung dans sa lutte pour faire la révolution en Chine a développé la science de la révolution dans ses trois parties intégrantes : philosophie, économie politique et socialisme scientifique. C’est pour cela que le Président Gonzalo à déclaré en 1988: “Nous considérons qu’actuellement être marxistes, être communistes, nous demande nécessairement d’être marxiste-léniniste-maoïste et principalement maoïstes, nous ne pourrions pas autrement être de vrais communistes.”

L’influence du Président Gonzalo et du PCP pour lever le drapeau rouge du marxisme-léninisme-maoïsme au niveau international doit être particulièrement mentionnée.

Depuis la seconde moitié du XXeme siècle les partis marxistes-léninistes (comme se définissaient les partis communistes à cette époque) en virent à abandonner la révolution pour suivre le chemin de l’opportunisme. La restauration du capitalisme en Russie et le coup contre-révolutionnaire en Chine en 1977 impliquèrent de grands coups à l’avancée du mouvement communiste international. Dans la décennie des années 80 les partis révisionnistes justifièrent la ligne opportuniste éternelle par l’ « accumulation de force» en argumentant qu’il n’y avait pas de conditions objectives pour faire la révolution à cause du «retard stratégique mondial” que représentait le bloque socialiste. En réfutant ce mensonge par des faits, les communistes péruviens entament avec le peuple la guerre populaire durant l’année 1980.

En développant la Guerre Populaire, le PCP est un promoteur important de la réorganisation du mouvement communiste international sous le maoïsme par le biais du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI) fondé en 1984. Dans la déclaration du MRI “Vive le maoïsme” de 1993, il est souligné qu’un des faits les plus importants pour comprendre en profondeur le marxisme-léninisme-maoïsme, a été les avancés de l’expérience péruvienne dans la lutte pour développer la guerre populaire. L’expérience péruvienne de reconstitution du parti en appliquant le mlm et la lutte pour entamer et développer la guerre populaire ont été reconnue par les communistes brésiliens, népalais et Indiens comme un exemple fondamental pour leurs propres processus de reconstitution. Ainsi même, depuis Nueva Democracia nous avons reconnu que c’était les salves de la guerre populaire du Pérou qui ont apporté le maoïsme au Chili, l’extraordinaire importance de l’expérience du PCP à fait que les communistes et les révolutionnaires adoptent la conception prolétarienne du monde, nous avons trouvé un guide pour l’étude et la compréhension de l’histoire et des caractéristiques de la société chilienne, et fondamentalement, nous avons reconnue dans le maoïsme l’idéologie qui doit orienter notre action.

Au Pérou, reconnaissant dans le maoïsme la science du prolétariat, ça sera le Président Gonzalo qui résoudra la nécessité historique d’appliquer de façon créatrice le marxisme-léninisme-maoïsme dans la réalité péruvienne. Si le maoïsme n’est pas appliqué à la réalité spécifique on ne peut pas diriger une révolution, parce qu’on doit résoudre les particularités de faire la révolution dans chaque pays. Tel que l’indiquait José Carlos Mariategui, “ni un calque ni une copie” cela impliquait développer la science de la révolution en l’appliquant aux conditions concrètes du Pérou. Ce saut qualitatif, d’importance décisive pour le processus révolutionnaire, a été identifié avec le nom de celui qui l’a mis en théorie et en pratique, dans ce cas la Pensée Gonzalo.

Au Pérou l’application du marxisme-léninisme-maoïsme à la révolution péruvienne est celle qui a généré la Pensée Gonzalo. Pour le Parti Communiste, pour la guerre populaire et pour la révolution, la Pensée Gonzalo est un aspect principal de l’idéologie qui soutient la Ligne Politique Générale de la révolution péruvienne, en la systématisant dans son centre: la Ligne Militaire; ajoutée à celle-ci la ligne de Construction des trois instruments de la révolution, la Ligne de Masses, la Ligne International et la Révolution Démocratique.

Certaines des approches principales dans lesquelles s’exprime la Pensée Gonzalo conformément aux documents fondamentaux du PCP sont: conquérir et défendre le Pouvoir avec la guerre populaire ; militarisation du Parti et construction concentrique des trois instruments de la révolution ; lute des deux lignes comme force motrice du développement partisan; transformation idéologique constante et mettre toujours la politique aux commandes, servir le peuple et la révolution prolétarienne mondiale; désintérêt absolu et un style juste et correct dans le travail..

Le développement de la Guerre Populaire et le « virage »

Le président Mao Tse-tung nous enseigne que la Guerre populaire Prolongée se déroule en trois étapes : défensive stratégique, stabilisation stratégique et offensive stratégique. La Guerre Populaire au Pérou s’est développée en défense stratégique depuis 1980, en atteignant la stabilisation stratégique en 1991. A cette époque, le PCP, en qualité d’avant-garde reconnue du mouvement de masses, en étroite liaison avec la montée de la lutte des masses, construisait une nouvelle politique, une nouvelle économie et une nouvelle culture sur plus de la moitié du territoire péruvien travers de l’édification de l’Etat de Nouvelle Démocratie soutenue par les Comités Populaires et les Bases d’appuis.

Ce coup terrible à la domination des impérialistes et des réactionnaires péruviens les ont fait désespérer et mettre fin aux formes demi-libérales du gouvernement au moyen d’un assaut fasciste. A un moment où le PCP se préparait pour débuter l’Offensive stratégique, l’homme fasciste condamné pour génocide Fujimori articula un auto-coup d’Etat et débuta une escalade répressive contre les masses et contre la direction du Parti, pour arriver à la détention du Président Gonzalo et d’une grande partie du Comité Central du PCP le 12 septembre 1992.

Avec la détention du Président Gonzalo, a commencé le « virage sur le chemin », tel qu’il l’a nommé lui-même dans son discours public qu’il donna depuis sa détention. Celui-ci fut prononcé depuis la cage dans laquelle voulu le ridiculiser Fujimori en le présentant à la presse internationale le 24 septembre 1992. Dans son discours, le Président Gonzalo, levant le drapeau rouge du communisme, exhorta les révolutionnaires à poursuivre la guerre populaire, en insistant sur le fait que la révolution est une nécessité historique et qu’il est du devoir des communistes de dépasser le virage en poursuivant la guerre populaire.

La polémique des “lettres de paix”

Clairement les réactionnaires savaient que l’arrestation du Président Gonzalo ne serait pas suffisante pour en finir avec la guerre. Le principal n’était pas la personne mais l’idéologie qui soutenait la lutte : la Pensée Gonzalo..
C’est pour cela qu’après les arrestations, le gouvernement péruvien, dirigé par le génocide Alberto Fujimori et Vladimiro Montecinos,, a diffusé deux prétendues lettres écrites par le Président Gonzalo, la première le 15 septembre 1993 lancé un appel pour des “pourparlers qui conduiront à accord de paix, dont l’application amènera à la fin de la guerre ”. La seconde lettre du 6 octobre 1993, après avoir loué la bonne gestion de l’administration Fujimori, a réitéré l’appel pour des pourparlers pour un accord de paix.

Dans ce moment à l’intérieur des prisons il y a un grand nombre de combattants du PCP. Les Renseignements péruviens suivant les plans contre-subversifs des impérialistes yankees, augmenta son harcèlement et la répression continue contre ces combattants, en les réprimant et en massacrant ceux qui refusaient d’accepter la supposée « nouvelle orientation » que donnait le Président Gonzalo donnait dans ses les lettres. Les militants qui ont été finalement été brisés et corrompus dans la prison ont constitué le soutien organique d’une Ligne Opportuniste de Droite (LOD) révisionniste et capitulationniste. La réaction a spécialement cherché à appliquer ces mécanismes de répression sur les dirigeants historiques, pour rendre plus facile l’acceptation de ces bobards par les autres militants.. C’est pourquoi depuis la prison Osman Morote et Elena Iparraguirre ce sont à la tête de la LOD ont validés la signature des lettres de paix de la part du Président Gonzalo, en se faisant les choristes et les collaborateurs de la réaction dans sa recherche pour embrouiller les masses en lutte pour conjurer la guerre populaire au Pérou, aidés par l’immense prestige qu’a le Président Gonzalo parmi les communistes et le peuple péruvien.

Ces lettres, conçues par Fujimori-Montesinos et l’Agence Centrale de Renseignements Nord-Américaine (CIA), étaient un montage pour miner la guerre populaire à travers de la vieille politique des “accords de paix” qui tente de prendre le chemin de la réconciliation de classes entre ceux qui ont engagé la lutte armée avec les réactionnaires. Des exemples de la mise en oeuvre de ces accords a été la fin des luttes armées au Salvador, en Afrique du Sud et actuellement de la Guerre Populaire au Népal, où les directions en trahissant la lutte du peuple ont mis en miette tout ce qui avait été conquis par les masses héroïques.

Mais malgré tout leurs efforts les réactionnaires au Pérou n’ont pas pu arrêter la Guerre Populaire. La revue Sol Rojo informe que le Parti a reconstitué sa Direction et que la Guerre Populaire se développe dans une nouvelle ascension qui s’est manifestée par des coups importants contre les forces répressives nationales et yankee depuis le Comité Regional Principal, dans la vallée des rivières Apúrimac y Ene.

C’est dans ce nouveau développement de la guerre populaire que la réaction à besoin de rééditer le montage des Lettres de Paix à travers du livre “De Puño y Letra”, une pseudo-autobiographie du Président Gonzalo qui supposément a été écrite en prison, où il est absolument isolé et détenu au secret depuis près de deux décennies..

Une fois de plus la réaction tenta de mettre en cause le Président Gonzalo et sa pensée le présentant comme un capitulateur. Ceci visait fondamentalement à désarmer idéologiquement la révolution péruvienne et contrer l’énorme influence que le Président Gonzalo et le PCP ont sur le peuple péruvien et le Mouvement Communiste International.

Depuis Nueva Democracia nous avons fixé notre position par rapport au Président Gonzalo: un communiste emprisonné à qui on a refusé tout contact avec l’extérieur nous devons pas mettre en doute sa qualité de révolutionnaire alors que rien ne prouve le contraire, et c’est le cas du Président Gonzalo ce n’est pas arrivé. Nous prenons le discours du Président Gonzalo de septembre 1992 comme le dernier comme le dernier qu’il a donné devant les masses et nous exigeons qu’il soit présenté devant les médias péruviens et internationaux pour qu’il se prononce sur la Guerre Populaire au Pérou et sur les mensonges des lettres de paix et sur la récente pseudo-autobiographie “De puño y letra”, germée parmi les agents des renseignements péruviens, la CIA et servis par les rats de la LOD révisionniste et capitulationniste.

Découvrir et écraser les mensonges de la réaction

Nous insistons sur le fait que l’essentiel de cette polémique est de comprendre que la réaction prétend mettre un terme la Guerre Populaire du peuple péruvien, en détruisant la Pensée et l’image du Chef de la Révolution péruvienne ; la convertissant de centre d’union et facteur de force en élément de division à l’intérieur du PCP et des masses péruvienne, avec l’objectif ultime de confondre, diviser et écraser finalement la Guerre Populaire..

Une telle confusion et division a aussi atteint le Mouvement Communiste International, ou à force d’avoir des doutes sur la véracité des lettres de pays on en est venu à ignorer le développement même de la révolution péruvienne.

La situation nationale et internationale se développe, la lutte des classes ne cesse pas et de nouveaux contingents de jeunes prolétaires et populaires vont apprendre à diriger la protestation à travers le monde. Dans ce contexte les peuples qui font la Guerre Populaire sont de glorieux exemples pour les la lutte des masses pauvres. Il est important que les nouvelles générations de révolutionnaires apprennent à distinguer les tactiques qu’emploie la contre-révolution pour discréditer nos chefs révolutionnaires. En attaquant les directions ils cherchent à contenir la lutte révolutionnaire des masses. Ces tactiques ne sont pas nouvelles et ils continueront de les utiliser..

Cependant, les vrais communistes péruviens á côté des masses, forgés dans la violence révolutionnaire, ont clairement remarqué “l’émancipation du peuple et de la classe, sera matérialisé avec une héroïque et grandiose action révolutionnaire, c’est-à-dire avec la guerre populaire ”, et c’est par ce chemin qu’ils ont réussis à dépasser le virage, reconstituant la direction à la chaleur de la lutte des classes, conscients que le chemin du peuple est celui de la révolution, qu’il faut persister avec une énergie redoublée pour maintenir la direction de la révolution de Nouvelle Démocratie, pour avancer vers le socialisme et travers des révolutions culturelles, vers le communisme. En le faisant le Parti Communiste du Pérou fait partie et est un bastion du triomphe de la Révolution Prolétarienne Mondiale.

¡Défendre la vie du Président Gonzalo!

¡Dénoncer les mensonges contre-révolutionnaire des accords de paix!

Dans l’histoire des processus révolutionnaires les directions se sont montrées éminentes. Un direction correcte organise et dirige le mécontentement des masses et les guide vers le chemin de leur émancipation. Au contraire une direction néfaste les entraîne vers le marais du révisionnisme où les opportunistes convergent avec les illusions électoralistes, avec lesquelles la réaction prétend tromper le peuple en le déviant du chemin révolutionnaire, unique route pour en finir avec l’oppression.

¿Quel est le communiste qui par occasion et nécessité historique à incarné cette Direction dans la révolution péruvienne? Abimael Guzmán Reinoso né à Mollendo le 3 décembre de 1934, étudia la philosophie et le droit à l’Université Nacional de San Agustín de Arequipa. Au lycée et à l’université les mobilisations étudiantes et la combativité du peuple furent au centre de sa relation avec la politique. “Je dirais que ce qui à forgé en moi cette force a été la lutte du peuple… voir comment le peuple se dépensait héroïquement… Je crois que comme tout communiste je suis fils de la lutte de classes et du Parti”, a-t-il indiqué en 1988.

Vient ensuite le lien au marxisme, souligné dans sa formation par la figure de Staline le défenseur du léninisme et l’exemple contemporain de la lutte révolutionnaire pour les communistes à travers le monde. Pour sa part, les documents de la Grande Polémique à l’intérieur fut mouvement communiste international, furent importants pour connaître et comprendre le Président Mao Tse-tung et participer activement à la lutte entre le marxisme et le révisionnisme à l’intérieur du Parti Communiste du Pérou, qu’il rejoigna en 1958. Depuis ce moment la vie de ce communiste fut liée de façon inséparable aux masses péruviennes, à son détachement le Parti Communiste du Pérou et à la Révolution péruvienne.

Le discours depuis la cage

La dernière fois qu’on a vu et entendu publiquement le Président Gonzalo fut le 24 de septembre 1992, au cours de son historique “discurso desde la jaula”. Le gouvernement de Fujimori, pour le dégrader l’humilier, l’avais mis en face de la presse internationale alors qu’il était vêtu d’un habit avec des rayures et enfermé dans une cage en acier. Le Président Gonzalo à retourné la situation à son avantage avec un discours puissant, qui fut retransmis à la télévision au Pérou et dans le monde et qui stimula les révolutionnaires et les masses au Pérou et ailleurs.

Dans son discours le Président Gonzalo déclara que la Guerre Populaire, commencée en mai 1980, est le chemin de la libération pour le peuple du Pérou. Il exhorta à poursuivre la Guerre Populaire depuis sa captivité : “…nous nous battons dans ces tranchées, nous nous battons aussi et nous le faisons parce que nous sommes communistes! Parce que nous défendons les intérêts du peuple, les principes du Parti, la Guerre Populaire; ¡ ceci c’est que nous faisons, nous le faisons et le continuerons à faire !” Alors que les oppresseurs affirmaient que sa capture représentait la fin de la Guerre Populaire, le Président Gonzalo dit que « c’est simplement un virage, rien de plus ! un virage sur le chemin ! le chemin est long et nous arriverons et, nous triompherons ! Vous verrez ”.

Le Président Gonzalo accusa les principaux oppresseurs du peuple péruvien : “…Il y a un impérialisme qui nous domine, principalement nord-américain, ceci est vrai, tout le monde le sait. Et où nous a-t-il amené ? …ici et maintenant, dans la pire crise de toute l’histoire du peuple péruvien… ¿douze années [de guerre populaire] ont servis à quoi ? A montrer clairement au monde et principalement au peuple péruvien, que l’Etat péruvien, le vieil Etat péruvien, est un tigre de papier, qui est putréfié jusqu’à la moelle…!”.

Dans le discours, le Président Gonzalo salua aussi l’avancée de la révolution mondiale: “… le maoïsme va irrépressiblement commander la nouvelle vague de la révolution prolétarienne mondiale… je veux ici profiter, pour saluer le prolétariat international, les nations opprimées de la terre, le Mouvement Révolutionnaire International. ¡Vive le Parti Communiste du Perou! ¡ La guerre populaire vaincra inévitablement!”

(du Comité de Apoyo a la Revolución en el Perú, 2002)

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