Des groupes d’Haïtiens se sont retrouvés dans les environs du Palais Présidentiel à Port-au-Princepour exiger le retour du président Aristide et pour protester contre la présence du Président Français, Nicolas Sarkozy.Ils ont aussi demandé au Gouvernement des solutions pour répondre aux besoins les plus urgents dont souffre le pays après le tremblement de terre le mois dernier..
Plusieurs groupes de citoyens Haïtiens se sont rassemblés tôt ce matin de Mercredi 17 févroer pour protester contre la présence du président français, Nicolas Sarkozy et réclamer le retour de l’ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide, expulsé en 2004 du pays, au moyen de l’incursion de forces étrangères.
Depuis le Champs de Mars dans la capitale haïtienne, l’envoyé spéciale de teleSUR en Haití, Jordán Rodríguez, a relaté que les haïtiens ont réclamés aux environs du Palais Présidentiel le retour de l’ex-président Aristide.
“Le peuple est dans la misère, il réclame que vienne à ce moment même notre président Aristide”, déclara un manifestant. “Il ne peut pas vivre en dehors de son pays et son pays c’est Haití”, disait-il.
Les citoyens ont aussi protestés contre la visite Nicolas Sarkozy a Port-au-Prince et exiger le paiement d’une dette de 21 millions pour aider et assister les milliers de haïtiens affectés par le terrible tremblement de terre de 7,3 d’intensité qui secoua le pays le 12 janvier dernier.
“Aujourd’hui Sarkozy est ici et nous nous réclamons les 21 millions de dollars que la France à pour nous les haïtiens”
Il a assuré qu’il resterait dans la rue pour réclamer cette argent « parce que le peuple à faim, à soif et a des problèmes “.
Les manifestants réclamaient des solutions au Gouvernement du président René Préval et exigeaient que soit donné du matériel médical et de secours, ainsi que la reconstruction des principaux bâtiments de la Capitale.
Pendant ce temps, le président français annonçait lors de sa visite à Port-au-Prince l’annulation de la dette d’Haïti envers la France, soit 76 millions de dollars.
Le 29 février 2004, pendant son troisième mandant présidentiel, Jean-Bertrand Aristide a été renversé et transféré vers l’Afrique du Sud.
En outre, l’envoyé spécial de teleSUR a annoncé qu’il y avait environ 2000 personnes disparues, leurs parents et proches les ont cherchés dans les hôpitaux, morgue et camps de réfugiés.
Jusqu’à maintenant “on a aucune information à ce sujet “, a dit Rodríguez.
Les familles de ces personnes assurent que plusieurs groupes d’appuis ont établis leur propre plan d’action pour trouver les personnes disparues pendant que d’autres groupes continuent à faire des recherches dans les décombres.