La situation ascendante des luttes populaires pose au Parti la nécessité de former un front large de toutes les classes et forces susceptibles d’être unies, pour isoler et écraser les ennemis du changement révolutionnaire, dont le Pérou à besoin. Le réformisme électoraliste confond ce qui est un front de libération national et social avec un bloque qui s’organise en vue d’un processus électoral. On ne doit pas confondre le grand Front de Libération National et Social que réclame la situation actuelle du pays, avec les regroupements ou bloques de « centre gauche » dont l’objectif est d’arriver au Congrès ou au Parlement, en marchand par un un « chemin électoral ». Il est nécessaire de distinguer ce qui est une alliance électorale de ce qui est un mouvement unifié de lutte anti-impérialiste de libération nationale.
Les enseignements à tirer de l’ex Izquierda Unida, doivent nous servir à notre travail dans la tâche difficile d’organiser un nouveau front de toutes les fores anti-impérialistes et anti-oligarchiques. Le sectarisme des partis intégrant ce front prometteur, ajouté à une inaptitude extrême de la direction nationale, ont été les facteurs qui ont précipité le déclin précoce et l’échec de la Izquierda Unida. La pratique a démontré qu’un parti révisionniste opportuniste, dont la direction se trouve dans les mains d’incapables, ne peut pas être facteur rassembleur d’un grand Front de libération nationale et social. LaIzquierda Unida s’est effondrée comme un château de cartes l’insolvabilité politique et idéologique des dirigeants du aujourd’hui caduc PCP et d’une personne qui s’est bien débrouillée en tant que maire mais qui n’avaient pas les qualités suffisantes qu’exige la direction d’un grand front de masses qui se propose d’arriver au pouvoir. A ceci s’est ajouté le sectarisme des autres partis et les ambitions de leurs dirigeants.
L’expérience accumulée jusqu’à aujourd’hui, nous enseigne que la formation d’un grand front démocratique anti-impérialiste dont a besoin le pays, suit un chemin difficile, zigzaguant et lent, avec des reculs et des contradictions. Les ennemis de notre libération nationale et sociale font tous les efforts qu’ils peuvent pour empêcher et saboter la formation et le développement de grands bloques démocratiques et anti-impérialistes. Toutefois, en notre faveur il y a cette augmentation des luttes populaires, tant paysannes que dans les villes. Nous sommes en face des conditions objectives qui exigent de nous la tension maximale de nos forces pour nous mettre en tête de ces luttes et pour les faire converger vers la formation d’un grand front démocratique anti-impérialiste, que ne soit pas se confondre avec un regroupement politique électoraliste et opportuniste, ni avec une « usine à signatures », pour participer aux processus électoraux.
PARTIDO COMUNISTA PERUANO (RECONSTITUIDO)
(traduction Futur Rouge)