La Guerre du Vietnam
(source : http://pueblo-justicia-revolucion.blogspot.com/2010/01/la-guerra-de-vietnam.html 20/01/2010, traduction Futur Rouge)
Quand on pense à l’histoire des révolutions du XXe siècle, nous viennent à l’esprit des épopées et des faits mémorables tels que les luttes ouvrières européennes, la Révolution russe, le Mai 68, et bien d’autres. Cependant, quand on pose les yeux à l’endroit la plupart du Monde vit (ou survit à peine, plutôt), c’est à dire, d’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine, il ya une histoire, l’histoire d’un peuple qui se démarque de toute les autres, même de son voisin gigantesque chinois. Le nom de ce pays est le Viêt-Nam..
Colonie française jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le Vietnam était une petite bande de terre dans le Sud-est Asiatique sans sentiment d’identité nationale malgré son histoire millénaire, qui incluait de même le Laos, la Thaïlande, et le Cambodge.. Les Vietnamiens, comme les autres peuples de l’Indochine, ont offert une brillante résistance à l’occupation japonaise en l’absence des maîtres coloniaux français. On estime que le Japon a subi 2000 pertes entre les tués et les blessés dans ce qui était considéré comme une occupation de «faible risque» par rapport à celle des anciennes colonies de la Hollande ou de l’Angleterre. De plus il a du également consacrer d’importantes ressources matériaux pour contenir les guérillas anti-japonaise en Indochine, chose qui n’était pas dans leurs ses prévisions, contrairement au cas de la Chine.
En 1945 alors que le Japon se retirait de tous les territoires envahis en Asie après avoir signé la reddition inconditionnelle devant les Forces Alliées, il y avait au Vietnam un puissant mouvement politico-militaire prêt à affronter les Français. Ses dirigeants Ho Chi Minh et Vo Nguyen Giap, le front militaire et politique, respectivement, avait étudié la guerre des paysans chinois et ils avaient appliqué les théories de Mao Zedong à la réalité vietnamienne. Ils étaient sûrs de pouvoir battre les français, qui sont revenus avec l’intention de reprendre leurs colonies Entre 1945 et 1954 est arrivé la Première Guerre d’Indochine, qui s’est terminé par une défaite humiliante des Français aux mains du Viet Minh dans la bataille de Diem Biem Phu (où Nguyen Vo Giap a démontré une supériorité tactique incontestable, en étant capable de mettre les parachutistes français dans un sac, sans que ceux-ci, ne se rendent compte de sa manoeuvre autour des collines de la vallée) et le Traité de Genève a reconnu la souveraineté nationale de nombreux nouveaux États en Indochine, mais pour le Vietnam, seul de ces États avec un nouveau gouvernement communiste, Les Français ont copié la stratégie des Américains en Corée et ont forcé sa division par le 17 eme parallèle en deux parties: Le Vietnam du Nord, avec un gouvernement dirigé par le PCV et Ho Chi Minh, et le Viêt-Nam du Sud, une république capitaliste pro occidental..
Les tentatives successives téméraires pour réunifier le pays par des élections ont été frustrées en raison du trafic d’influence constant et de la corruption dans le Sud-Vietnam, et l’intervention d’une nouvelle puissance, les États-Unis, absolument pas disposées à permettre ce processus sur une base démocratique, terrorisées par le fait que les communistes gagnent les élections et que l’Asie devienne une “constellation” avec la Chine et l’URSS comme axes.
En 1958, l’Incident du Golfe de Tomkin, au cours duquel les USA ont ouvertement attaqués l’armée du Nord-Vietnam (ANV) a provoqué le déclenchement de la guerre entre les deux pays. Les Etats-Unis ont rapidement envoyés 50 mille soldats dans le sud du Vietnam, où ils ont été reçu dés le début avec une compliquée guerre de guérillas par le Viet cong, la guérilla procomunista maintenant établie et avec ses bases d’appui dans le Sud. La guerre allait durer jusqu’en 1973, année où les forces américaines ont dû fuir le pays et ce fut le début de la fin du régime pro-occidental de Nguyen Van Thieu, abattu par le Vietcong, le 2 Juillet 1976.
La guerre du Vietnam a est longtemps restée dans les mémoires comme la défaite militaire la plus humiliante de l’histoire des États-Unis, et qui a coûté à ce pays quelque 58.000 morts et 20 000 disparus. Comment le Vietcong et l’ANV, dans une situation d’infériorité numérique et matérielle déconcertante ont-ils pu battre les Etats-Unis? En premier lieu, en ne combattant pas selon les désirs des dirigeants militaires nord-américains, en suivant une stratégie de guerre irrégulière. Deuxièmement, grâce à l’aide militaire soviétique et chinoise et, troisièmement, grâce à la résistance dévouée du peuple vietnamien, qui a subi 4 millions de morts dans le conflit. La doctrine militaire du Vietcong pourrait se résumer dans les points suivants (extrait du manuel de guérilla Nguyen Von Giap)
1.Refuser le combat en terrain ouvert ou facilement saisissable.
2. Lutter toujours le le plus près possible de son ennemi pour éviter le feu de son artillerie..
3. Ne pas rester trop de temps dans la même position et l’abandonner aussitôt que les adversaires offre une résistance excessive. Même arriver à lancer trois obus de mortier et partir avant de voir où ils sont tombés.
4 Continuer la construction de tunnels dans les plaines et dans des collines pour offrir un refuge relativement sûr au Viet Cong et à l’ANV pour se reposer, pour recevoir quelques soins médicaux et «s’évaporer» devant l’ennemi..
5. Les faire tous partager les mêmes conditions de vie et leur faire sentir qu’ils font partie d’une lutte commune.
Parmi les opérations les plus célèbres du conflit on pourrait souligner l’offensive du Têt (1968), qui constitue pour les experts : «le meilleur exemple d’offensive de guérilla jamais mise en marche » une attaque militaire simultanée de toutes les grandes villes du Vietnam du Sud par le Vietcong, bien que cela n’a pas permis la fin de la guerre comme le prétend l’ANV et le Vietcong. Aussi, on pourrait mettre en évidence la Bataille d’Hamburger Hill, ou la cote 811, où les Américains ont subi des pertes énormes afin de dépasser le 17e parallèle à travers sa zone la plus montagneuse.
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L’exemple de la guerre du Viêt-Nam est éclairant sur la façon dont un petit pays avec une population civile bien organisée et une armée populaire disciplinée, armée et formé dans la guerre de guérillas peut vaincre une superpuissance, voire deux superpuissances et une république fantoche .
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Le texte historique sur le Vietnam est édifiant! Il nous apporte des leçons que les peuples doivent examiner et appliquer contre l’impérialisme! Merci!