Continuer la lutte pour les droits des immigrés en 2010
03/22/2010
(source : http://www.fightbacknews.org/2010/2/12/continuing-struggle-immigrant-rights-2010 , Traduction Futur Rouge)
L’an Un sous la Nouvelle Administration a vu du Changement, mais pas le Progrès
Il y a un an, les chicanos, les mexicains et les centre-américains ont fêté la fin de huit années sous l’administration de Bush. Outre le lancement de deux guerre et la préparation de la voie à la plus grande crise financière depuis la Grande Dépression, l’administration Bush a intensifié la répression contre les immigrés. Les raids et les expulsions de travailleurs par l’’Immigration and Customs Enforcement’ (ICE – Loi sur l’Immigration et les Coutumes) ont doublé, redoublé et doublé encore sous Bush. L’administration Bush a exécuté le fameux programme 287(g), dans lequel l’ICE a fait équipe avec la police locale et les shérifs autorisés à être racistes, tels que le shérif d’Arizona Joe Arpaio pour harceler les chicanos, les mexicains et les centre-américains. Le ‘Secure Fence Act’ (Loi de Barrière Fermée) d’octobre 2006 a intensifié la militarisation de la frontière entre le Mexique et les USA, entraînant les morts de plus en plus d’immigrés essayant d’entrer aux Etats-Unis.
En décembre 2005, la Chambre des Représentants a adopté le HR 4437 soutenu par les républicains, qui allait criminaliser davantage les sans-papiers. En réponse, les communautés chicano, mexicaine et centre-américaine ont éclaté dans des manifestations massives en mars 2006, un autre exemple de leurs aspirations pour l’égalité. Ces manifestations de rue ont grossi à des millions en mai 2006 à Los Angeles, San José, San Diego, Chicago, Milwaukee et dans pratiquement toutes les villes majeures et dans beaucoup de plus petites villes à travers le pays. Ces manifestations exigeaient la légalisation des sans-papiers, la fin des raids et des expulsions, l’arrêt de la militarisation de la frontière et s’opposaient à tout programme pour les travailleurs invités. Les chicanos, les mexicains et les centre-américains formaient la grande majorité des manifestants, vu que la lutte pour la légalisation est une partie de la longue lutte du peuple chicano pour l’égalité et l’auto-détermination. Ils ont été rejoints par un nombre significatif d’autres latinos et de syndicats ainsi que d’afro-américains, d’arabo-américains et de chino-américains et d’autres dont les communautés avaient un grand nombre d’immigrés.
Les politiciens ont répondu à ces manifestations de deux manières. A la Chambre des Représentants, le démocrate de l’Illinois Luis Guttierrez et le républicain de l’Arizona Jeff Flake ont collaboré pour soumettre la loi STRIVE. STRIVE était une combinaison de bonne (développement de l’immigration légale) et de mauvaise (plus de criminalisation des sans-papiers) politique et avait de trop nombreuses barrières sur la question clé de l’immigration. Le Senate Immigration Reform Act (Loi sur la Réforme de l’Immigration du Sénat), en grande partie écrit par le démocrate du Massachussets Ted Kennedy et les républicains de l’Arizona John McCain et John Kyl et soutenu par Bush était encore pire. La Loi sur la Réforme de l’Immigration aurait éliminé les visas pour réunification familiale et au lieu de légaliser les sans-papiers, les aurait transformé eux et leurs familles en travailleurs invités. Aucun projet de loi n’a été adopté, comme ils étaient opposés à la fois à la gauche et à la droite.
Depuis 2006, les manifestations du 1er mai sont devenues beaucoup plus petites et se sont déroulées dans moins de villes, mais elles continuent, au côté des manifestation contre les injustices auxquelles sont confrontées les sans-papiers et autres immigrés. Des milliers de travailleurs ont manifesté en Californie du Sud pour protester contre leurs licenciements dus aux nouveaux audits ICE, qui visent les entreprises qui recrutent des sans-papiers. Des protestations ont éclaté durant des événements mettant en vedette la Secrétaire de la Sécurité Intérieure Janet Napolitano (qui supervise l’ICE et la Patrouille Frontalière) avec plus d’un millier de personne venues à Santa Clara, Californie, en octobre 2009. Les étudiants ont protesté contre les orateurs racistes et anti-immigrés et continuent à organiser le soutien aux efforts pour légaliser et fournir un accès équivalent aux étudiants sans-papiers.
Il y a un an, la nouvelle administration d’Obama a promis d’agir sur la réforme de l’immigration durant sa première année. Mais enlisée dans l’escalade de la guerre en Afghanistan et le renflouement de Wall Street, l’unique autre question véritablement abordée a été celle de la réforme des soins de santé. Faisant face à l’impatience grandissante de la communauté et le manquement flagrant de l’administration, le membre du Congrès Gutierrez a introduit une ‘Comprehensive Immigraiton Reform for America’s Security and Properity’ (Réforme Détaillée de l’Immigration pour la Sécurité et la Prospérité de l’Amérique) ou CIR-ASAP en décembre dernier. Ce projet de loi a été soutenu par le Congrès latino, asiatique et des îles pacifiques et par les comités électoraux noirs et progressistes, et est beaucoup mieux que l’ancienne loi STRIVE. Il accroît l’immigration légale, offre la légalisation des sans-papiers avec moins d’obstacles, restaure certaines des pires politiques de l’ICE (tel que le programme 287g) et n’a pas de programme de travailleur invité.
Les éditeurs de Fight Back! pensent que le soutien au CIR-ASAP peut aider à reconstruire le mouvement de masse qui est la clé d’une réforme de l’immigration significative. Nous soutenons une réforme qui améliore sérieusement les vies des pauvres et des ouvriers. Bien que le projet de loi ne soit pas parfait, il serait bénéfique à des millions de sans-papiers et à leurs familles et il aiderait aussi des millions de mexicains, de philippins et d’autres qui sont obligés d’attendre jusqu’à 20 ans pour réunir leurs familles. Un problème de ce projet de loi est qu’il développerait le contrôle électronique de sélection des travailleurs du gouvernement. Cependant, le plus grand danger n’est pas le projet de loi en lui-même (qui est relativement bien) mais que les gens tombent dans des attitudes de ‘quelque chose est mieux que rien’ et ‘nous devons suivre ce que les politiciens démocratiques nous disent de faire’. Cela n’amènerait juste qu’une réforme de l’immigration qui donne plus de soutien aux grandes sociétés et qui soit remplie d’attaque de l’aile droite contre les immigrés. Il suffi de regarder ce qui est arrivé à la réforme des soins de santé, où les grandes sociétés d’assurance santé se sont battues pour que la loi leur soit plus bénéfique à elles qu’aux ouvriers.
La clé est de continuer à organiser et à mobiliser les bases du peuple parmi les chicanos, les mexicains et les centre-américains pour la législation, pour arrêter les licenciements et l’expulsion des ouvriers sans-papiers, pour augmenter l’immigration légale et pour s’opposer à un programme de travailleur invité. Nous devons poursuivre les efforts pour construire un front général uni en incluant des alliés tels que la main-d’oeuvre et les nationalités opprimées. La lutte pour la législation doit être combinée avec des manifestations militantes et des mobilisations des masses continues pour le 1er mai.
Tous dehors pour le 1er mai 2010!
Arrêt des licenciements sur le lieu de travail et les expulsions!
Soutenons le CIR-ASAP!
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