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Les tribaux défendent leur terre face à la Steel Company

04/15/2010

(source : http://southasiarev.wordpress.com/2010/03/17/chhattisgarh-adivasis-defend-land-from-incursion-of-tata-steel/
, Traduction Futur Rouge)


Cet article est paru dans le ‘Peninsula Observer’ et le ‘Financial Times’ le 10 mars 2010

«Il y a des slogans sur les murs disant ‘Naxals, venez et sauvez-nous’» dit Arundhati Roy, écrivain et militante sociale. «Les gens les supplient ‘Venez et formez-nous’».

Les tribus indiennes s’opposent aux sociétés à propos de la terre.

Les conflits concernant les achats forcés font rage à travers la nation, dit Amy Kazmin. D’abord, les arpenteurs-géomètres sont venus. Puis, les rumeurs se sont répandues dans les villages: Tata, un des plus grand conglomérats en Inde, construirait une aciérie dans le district. Finalement, les fonctionnaires du gouvernement sont venus demander aux villageois de Lohandiguda dans l’Etat du Chhattisgarh, qui sont principalement des fermiers analphabètes de la tribu Gond, de renoncer à leurs champs avec la promesse d’argent, d’emplois et d’un futur meilleur.

Pour Banga Ram, patriarche d’une grande famille âgé de 65 ans, la demande était absurde. «Que ferons-nous avec l’argent» a-t-il demandé. «Nous devons faire de l’agriculture pour nourrir ces enfants». Mais les fonctionnaires locaux ne considéraient pas le NON comme une réponse. Banga Ram a été arrêté. Après avoir passé 13 jours en prison, il dit que ses fils ont signé la renonciation à la terre et on accepté la compensation.
Dans le village voisin de Chindgaon, Sundar Kashyap, qui gagne 10000 roupies (161€) par mois en travaillant pour le département de production animale du gouvernement, dit que ses chefs l’ont averti qu’il aurait des problèmes si ses plus jeunes frères refusaient de signer pour 100 de leurs 250 ares. Eux aussi ont signé.
Cependant, cinq ans après que Tata Steel ait annoncé ses plans pour l’usine, les familles des deux hommes continuent à cultiver leurs champs ancestraux. Les fonctionnaires se battent pour terminer l’acquisition des terrains litigieux, dont 20% des 5000 hectares nécessaires sont toujours en suspends et un avec un avocat local pour les droits civils menaçant d’une action légale contre le processus. «Je vais les défier» dit Patrap Agrawal, un juge de la petite ville proche de Jagdalpur.

«Les villageois sont absolument contre le fait de remettre ne fut-ce qu’un pouce de leur terre». Les batailles concernant l’acquisition forcée de la terre agricole pour l’industrie font rage à travers l’Inde. Mais nulle part elles ne sont tendues comme dans la ceinture tribale de l’Inde, où les tribus animistes autochtones longtemps négligées, connues comme adivasis, ont renversé les plans de groupes de sociétés telles que Vedanta, Tata Steel, Essar Steel et National Mineral Development Corp pour exploiter les richesses minérales.
Environ 8,4% de la population indienne sont répertoriés comme adivasis, membres de centaines de tribus différentes dont les langues n’ont pas de forme écrite. Vivant dans la pauvreté extrême dans des régions lointaines avec des services gouvernementaux limités, les communautés tribales ont les taux les plus bas d’alphabétisation de l’Inde et sa plus grade fréquence de mortalité infantile et d’enfants souffrant de malnutrition. Officiellement, les communautés tribales ont une protection légale spéciale qui les empêche d’être dépossédé involontairement de leur terre.

Cependant, les critiques disent que les fonctionnaires gouvernementaux pro-business, qui soutiennent que les mines et les autres industries à grande échelle amèneraient le développement économique et le progrès dans les régions négligées, manipulent crânement les processus de consultation publique et prévalent sur les sentiments communautaires pour prendre les terres tribales. «Les autochtones vivent dans des sociétés pré-industrielles, donc si le gouvernement acquiert leur terre pour des exploitations minières ou des zones économiques spéciales, c’est une question de vie ou de mort pour eux» dit Prashant Bhushnan, un important avocat pour les droits civils basé à New Delhi. «Mais tout ce qu’ils ont fait, c’est de tenir des impostures formelles de processus de consultation dans lesquels les points de vue des adivasis ne sont pas demandé sérieusement».

Ces conflits, qui ont tendance à opposer les gens les plus à l’abandon de l’Inde contre ses maisons d’affaire les plus puissantes, servent à alimenter le mouvement de guérilla Naxalite radical dans la ceinture tribale, aujourd’hui de plus en plus considéré comme le ‘Corridor Rouge’ de l’Inde. «Il y a des slogans sur les murs disant ‘Naxals, venez et sauvez-nous’» dit Arundhati Roy, l’écrivain et militante sociale. «Les gens les supplient ‘venez et entrainez-nous’». Parmi les projets miniers les plus controversés d’Inde figure le plan de Vedanta (repertorié au Royaume-Uni) d’extraire le bauxite d’une montagne dont la tribu forte de 2800 Dongria Kondth croit qu’elle est la maison sacrée de leur divinité.

Dans un rapport récent, Amnesty International, le groupe pour les droits humains, affirme que ni les fonctionnaires gouvernementaux ni Vedanta n’ont fait une tentative significative pour informer les tribus analphabètes proche du site à propos du projet mais ont simplement publié des annonces pour une audience publique.

Vedanta, qui dit que personne ne vit sur l’éventuel site minier, affirme que les bureaux locaux du gouvernement ont été averti à propos du projet et qu’on leur a donné une chance de faire passer le mot. La Cour Suprême d’Inde a déclaré que tous les besoins étaient remplis. «Le système indien de régulation est robuste, il ne laisse aucune place pour que quiconque prenne l’avantage» dit Mukash Kumar, chef de l’exploitation de Vedanta Aluminium.

Cependant, l’Eglise d’Angleterre et plusieurs autres investisseurs sociaux ont récemment vendu leurs actions Vedanta, citant leur souci dans la manière dont la compagnie avait géré ses relations avec les communautés locales. A Lohandiguda, Tata Steel affirme qu’il a convenu à toutes les treize conditions imposées par les villageois affectés sauf une pour la vente de leur terre. A côté de l’argent en liquide, Tata affirme qu’il sera donné aux villageois ‘terre pour terre’, une formation professionnelle et une promesse d’emploi pour un des membres de chaque ménage touché.

«Je pense que le développement est quelque chose que tout le monde, spécialement s’il est apporté par une société telle que Tata, trouverait acceptable» affirme Sanjay Choudhry de Tata Steel. Il dit que les mécanismes du processus d’achat des terres sont gérés par les autorités de l’Etat. «Si et quand ils auront mis la main sur la terre, nous mettrons en place l’industrie de la meilleure manière que nous pouvons».

Définir les droits légaux

Le Programme V de la Constitution de l’Inde défini pour l’usage les terre tribales comme celles où les tribus animistes autochtones sont considérées comme nécessitant une protection spéciale contre les menaces d’exploitation et de dépossession. En 1996, l’Inde a adopté une loi exigeant que les autorités consultent les conseils villageois avant de prendre la terre dans les régions tribales pour le développement ou l’industrie. Les avocates des droits civils disent que cela devrait être interprété de telle manière à obtenir le consentement des communautés tribales.

La Cours Suprême d’Inde a décidé dans un jugement de 1997 que le Programme V, associé aux lois de l’Andhra Pradesh, interdisait le transfert de terre tribale là à des non-membres de tribus pour un bail minier. Elle a également suggéré que 20% des profits de la mine dans les régions tribales soient mis de côté pour les membres des tribus. Cela a poussé New Delhi à clarifier les politiques à propos de l’exploitation minière dans les régions tribales pour assurer une cohérence à travers les états. Cependant, d’autres états avec de grandes régions tribales ont affirmé que ce jugement ne s’appliquait pas à eux.

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